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Anneliese Uhlig



Date et Lieu de naissance : 27 août 1918 (Essen, Empire Allemand)
Date et Lieu de décès : 17 juin 2017 (Santa Cruz, Californie, USA)
Nom Réel : Anneliese Uhlig

ACTRICE
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1937 Manège (manege) de Carmine Gallone avec Albert Matterstock, Attila Hörbiger & Lucie Höflich
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1939 Meurtre au music-hall (der vorhang fällt) de Georg Jacoby avec Gustav Knuth & Hilde Sessak
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1942 Don César de Bazan (Don Cesare di Bazan) de Riccardo Freda avec Gino Cervi & Paolo Stoppa
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1942 Mater dolorosa – de Giacomo Gentilomo avec Claudio Gora, Mariella Lotti & Renato Cialente

Fille du comédien de théâtre Kurt Uhlig (1887/1943) et de la chanteuse d’opéra Margarethe Maschmann, Anneliese Uhlig est née le 27 août 1918 à Essen dans la Ruhr. Après la séparation des ses parents, elle est confiée à la garde de sa mère et grandit au grès de ses engagements (Essen, Dortmund, Leipzig, Braunschweig). À dix-neuf ans, elle s’installe à Berlin où elle suit une formation de créatrice de mode et prend des cours de comédie à la «Peter-Reimann-Akademie». La même année, elle débute sur scène, aux côtés de Heinrich George, dans la pièce de Calderón de la Barca «L’alcade de Zalamea». Elle devient rapidement une comédienne très demandée de la scène berlinoise et vole de succès en succès.

Dès sa première apparition au cinéma, en 1937, Anneliese Uhlig accumule les rôles qui vont très vite la mener au vedettariat et en faire une des principales étoiles de la UFA. Elégante et sophistiquée, elle est l’héroïne du mélodrame de Harald Paulsen «Die stimme aus dem äther» (1938) et du thriller «Meurtre au music-hall» (1939) de Georg Jacoby, dans lequel elle interprète la chanteuse Alice Souchy. Dans «Le droit à l’amour» (1939) de Joe Stöckel, elle joue la fille de Paul Wegener et dans le film noir «Le mort qui se porte bien» (1940) de Robert A. Stemmle, elle ne reste pas insensible au charme de Carl Raddatz. Dans le drame «Blutsbrüderschaft» (1940) de Phillip Lothar Mayrin, elle est partagée entre l’amour de deux hommes interprétés par Hans Söhnker et Ernst von Klipstein.

Refusant des rôles dans des films de propagande, mais aussi les avances du ministre de la propagande nazie, Josef Goebbels, Anneliese Uhlig se voit interdite de jouer dans des films allemands. Soutenue par Maria Cebotari, elle part en Italie et y tourne cinq productions, dont le «Don César de Bazan» (1942) de Riccardo Freda et «Mater dolorosa» (1942) de Giacomo Gentilomo. En 1943, elle revient en Allemagne, tourne encore quelques films, dont «Das mädchen Juanita» (1943) de Wolfgang Staudte, et se produit dans des spectacles pour les soldats à travers le pays, mais aussi aux Pays-Bas, en France ou en Pologne. Elle est même employée comme traductrice pour le dictateur déchu Benito Mussollini, et sa famille, installé dans un château en Bavière après sa chute et son expatriation en Allemagne. Elle reviendra au cinéma, en 1956, pour un dernier film «Dany, bitte schreiben sie» de Eduard von Borsody, une comédie romantique dont les têtes d’affiche sont Sonja Ziemann et Rudolf Prack.

Anneliese Uhlig, se marie une première fois en 1939, avec l’acteur Kurt Waitzmann, dont elle divorce au bout de quelques années. Après la guerre, elle épouse à Salzbourg, Douglas B. Tucker, officier américain et historien d’art. En 1948, peu après son second mariage, elle s’installe aux États-Unis et acquiert la citoyenneté américaine. S’éloignant de son métier d’actrice, elle travaille comme réalisatrice et productrice pour le «US Special Service», le service du divertissement de l’armée américaine, puis devient correspondante à l’étranger de 1946 à 1967. Elle écrit des articles politiques pour différents journaux. Entre 1963 et 1965, elle enseigne le théâtre et l’allemand à la «Thammasat University» de Bangkok en Thaïlande. Au début des années 70, elle revient à l’écran par le biais de la télévision dans des téléfilms et des séries jusqu’à la fin des années 90. L’ex-star de la UFA s’intalle les dernières années de sa vie à Santa Cruz, en Californie, où elle s’éteint le 17 juin 2017, à l’âge de 98 ans.

© Pascal DONALD

copyright
1937Stimme des blutes – de Carmine Gallone avec Attila Hörbiger
Manège ( manege ) de Carmine Gallone avec Albert Matterstock
1938Die stimme aus dem äther – de Harald Paulsen avec Albert Florath
1939Verdacht auf Ursula – de Karl Heinz Martin avec Fritz Kampers
Le droit à l’amour / Le péché caché ( das recht auf liebe ) de Joe Stöckel avec Viktot Staal
Meurtre au music-hall ( der vorhang fällt ) de Georg Jacoby avec Gustav Knuth
1940Cœur meurtri / Le cœur errant / Cœur sans maison ( herz ohne heimat ) de Otto Linnekogel avec Gustav Diessl
Kriminalkommissar Eyck – de Milo Harbich avec Paul Klinger
Le mort qui se porte bien ( golowin geht durch die stadt ) de Robert A. Stemmle avec Nicolas Koline
1941Blutsbrüderschaft – de Phillip Lothar Mayring avec Fritz Odemar
1942Don César de Bazan ( Don Cesare di Bazan ) de Riccardo Freda avec Gino Cervi
La fornarina – de Enrico Guazzoni avec Massimo Serato
Mater dolorosa – de Giacomo Gentilomo avec Claudio Gora
Tempesta sul golfo – de Gennaro Righelli avec Armando Falconi
1943La primadonna – de Ivo Perilli avec Carlo Lombardi
Das mädchen Juanita / Frau über bord – de Wolfgang Staudte avec Heinrich George
L’héritier ( der majoratsherr ) de Hans Deppe avec Willy Birgel
1944Um neun kommt Harald – de Carl Boese avec Hans Nielsen
Solistin Anna Alt / Wenn die musik nicht wär – de Werner Klinger avec Georg Thomalla
1945Appel à la conscience ( ruf an das gewissen ) de Karl Anton avec Karl Ludwig Diehl
1956Dany, bitte schreiben sie – de Eduard von Borsody avec Rudolf Prack
Fiche créée le 28 février 2009 | Modifiée le 31 octobre 2018 | Cette fiche a été vue 6848 fois
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