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Arlette Marchal



Date et Lieu de naissance : 29 janvier 1902 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 11 février 1984 (Paris, France)
Nom Réel : Lucienne Marie Marchal

ACTRICE

Bien que née à Paris le 29 Janvier 1902, le destin de Arlette Marchal se joue en province, à Aix les Bains en 1920. Handicapée par une timidité maladive qui lui pourrit la vie, Arlette a un coup de folie et s’inscrit à un concours de beauté. Bien entendu elle emporte la victoire et l’admiration du réalisateur en vogue Léonce Perret qui présidait le jury. Elle regagne Paris auréolée de son titre et fait de modestes débuts au cinéma, fêtant ses dix-neuf ans sur le plateau de «Mon p’tit» (1921) de René Plaissetty.

La débutante, d’une grâce folle avec un sourire évoquant celui de l’idole Gaby Morlay gravit rapidement les échelons de la popularité et devint dès 1924 une intime du couple Françoise Rosay et Jacques Feyder qui la dirige dans «L’image» (1924), un titre qui lui va magnifiquement. L’Allemagne, très vite s’enticher de la belle Arlette Marchal et faire d’elle une de ses vedettes essentielles. En 1925, Léonce Perret qui a tant admiré ses dix-huit ans à Aix les Bains la sollicite pour «Madame sans gêne», incarnée par nulle autre que Gloria Swanson dans le film le plus orgueilleux jamais tourné. Gloria s’entiche littéralement de la belle Arlette et l’incite vivement à venir tenter sa chance à Hollywood. Arlette adora y vivre et y travailler. Elle y retrouva ses chers amis Rosay et Feyder et qui plus est y trouva le grand amour en la personne du réalisateur Marcel de Sano. Le couple convole le 12 Juillet 1928.

Arlette Marchal follement heureuse en profite pour donner la réplique à Gary Cooper, Clive Brook ou Adolphe Menjou dans un cinéma devenu parlant sans même qu’elle ne s’en aperçoive. Le son, avec Arlette valait l’image! Le destin de la trop heureuse actrice va pourtant basculer au printemps 1936, en Avril. Marcel de Sano qui possède «la plus belle voiture de Paris» meurt à Ville d’Avray au volant de son superbe véhicule. On croit d’abord ce que l’on voit: la voiture a heurté à vive allure un poteau de béton, s’est retournée et s’est embrasée. On constate ensuite que le «charmant aventurier» avait placé un tuyau de caoutchouc à l’échappement du véhicule et l’avait en bouche. Il était évanoui lorsque la voiture sans contrôle percuta le poteau et s’embrasa. On spécula sur ce suicide aussi inhabituel que spectaculaire, Arlette s’effondra et se cloîtra deux longues années. On peut s’étonner de cette réaction à la mort de son mari, car cette union n’eut jamais la réputation d’être un mariage heureux, le couple était divorcé et Marcel de Sano vivait une liaison avec Jeanette MacDonald dont il défendait les intérêts en Europe.

Arlette Marchal surmonte son chagrin, refait du cinéma et ose enfin tâter du théâtre, devenant une des plus allurales comédiennes de la scène française. Elle tourne jusqu’en 1950, jusqu’à «Sans Laisser d’adresse» de Jean-Paul Le Chanois. mais Arlette n’est plus la vedette éblouissante du film, c’est vers Danièle Delorme que vont les soupirs admiratifs. Elle se retire alors et se lance avec passion dans la mode cette fois. Avec son chic et son allure, elle devient la passerelle de confiance des plus prestigieuses chaînes de magasins et choisit les modèles de la mode parisienne qui feront carrière en Amérique. En 1976 elle est faite Chevalier des Arts et des Lettres en même temps que Charles Vanel, Victor Francen et Marie Bell. C’est dire le prestige de son souvenir. Le temps continue pourtant son œuvre, Arlette Marchal est très affectée par la disparition de ses amis de toujours Françoise Rosay et Jacques Feyder avant qu’elle ne s’éteigne elle-même le 11 Février 1984 de sa belle mort et dans son cher Paris.

© Céline COLASSIN

copyright
1922Mon p’tit – de René Plaissetty avec René Maupré
Sarati, le terrible – de Louis Mercanton & René Hervil avec Henri Baudin
1923Aux jardins de Murcie – de Louis Mercanton & René Hervil avec Ginette Maddie
Un coquin – de Giuseppe Guarino avec Iván Petrovich
Un drame au Carlton Club – de Giuseppe Guarino avec Aimé Simon-Girard
La dame au ruban de velours – de Giuseppe Guarino avec Charles de Rochefort
La rose blanche ( venezianische libesabenteuer ) de Walter Niebuhr avec Jack Mylong Munz
La cabane d’amour – de Jeanne Bruno-Ruby avec Malcolm Todd
Terreur ( the perils of Paris / terror ) de Edward José & Gérard Bourgeois avec Pearl White
1924L’image ( das bildnis ) de Jacques Feyder avec Vilma Bánky
L’esclave reine ( die sklavenkönigin / moon of Israel ) de Michael Curtiz avec Adelqui Migliar
Venitian lovers – de Walter Niebuhr & Frank A. Tilley avec Ben Field
1925La châtelaine du Liban – de Marco de Gastyne avec Gaston Modot
Madame Sans-Gène – de Léonce Perret avec Gloria Swanson
Les pyjamas du chat ( the cat’s pajamas ) de William A. Wellman avec Ricardo Cortez
Diplomatie ( diplomacy ) de Marshall Neilan avec Neil Hamilton
1926La blonde ou la brune ( blonde or brunette ) de Richard Rosson avec Greta Nissen
Les ailes ( wings ) de William A. Wellman avec Gary Cooper
La chasse à l’homme ( Forlorn River ) de John Waters avec Raymond Hatton
Hula – de Victor Fleming avec Clara Bow
Colorado ( born to the West ) de John Waters avec Jack Holt
1927Le double visage ( the spotlight ) de Frank Tuttle avec Esther Ralston
Valet de cœur ( a gentleman of Paris ) de Harry d’Abbadie d’Arrast avec Adolphe Menjou
CM A trip through the Paramount Studio – de ? avec Richard Arlen
    Seulement apparition
1928La femme rêvée – de Jean Durand avec Charles Vanel
La femme d’hier et de demain ( die frau von gestern und morgen / der scheidungsanwalt ) de Heinz Paul avec Livio Pavanelli
La dame au masque ( die dame mit der maske ) de Wilhelm Thiele avec Vladimir Gaidarov
1929Figaro – de Gaston Rouvel & Tony Lekain avec Marie Bell
1931Boudoir diplomatique ( boudoir diplomat ) de Marcel De Sano avec Iván Petrovich
1932Don Quichotte – de Georg Wilhelm Pabst avec Fedor Chaliapine Sr.
La poule – de René Guissart avec Michèle Alfa
Toboggan / Battling-Geo – de Henri Decoin avec Georges Carpentier
Le petit roi – de Julien Duvivier avec Robert Lynen
1933La femme idéale – de André Berthomieu avec René Lefèvre
Les requins du pétrole – de Henri Decoin & Rudolf Katscher avec Gabriel Gabrio
1934La marche nuptiale ( marcia nuziale ) de Mario Bonnard avec Jean Marchat
1938Entente cordiale – de Marcel L’Herbier avec Victor Francen
1939La piste du Nord / La loi du Nord – de Jacques Feyder avec Pierre Richard-Willm
1942Le journal tombe à cinq heures – de Georges Lacombe avec Pierre Fresnay
1945Le père Serge – de Lucien Ganier-Raymond avec Louis Salou
1949Le chevalier de Londres ( the elusive pimpernel / the fighting pimpernel ) de Michael Powell & Emeric Pressburger avec David Niven
1950Sans laisser d’adresse – de Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier
Fiche créée le 11 mai 2009 | Modifiée le 3 janvier 2016 | Cette fiche a été vue 5901 fois
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