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Benoît Régent



Date et Lieu de naissance : 19 décembre 1953 (Nantes, France)
Date et Lieu de décès : 22 octobre 1994 (Schaffhouse, Suisse)
Nom Réel : Benoît Michel Régent

ACTEUR

Né le 19 décembre 1953 à Nantes, Benoît Régent suit le Cours de Jean Peremony où il rencontre le metteur en scène Stuart Seide qui le dirigera ensuite dans plusieurs pièces avant d’être admis au Conservatoire de Paris avec Antoine Vitez ou Jean-Paul Roussillon comme enseignant. En 1970, Benoît Régent arpente pour la première fois les planches dans «Tête d’or» de Paul Claudel mis en scène par Denis Llorca et interprète par la suite «Dommage qu’elle soit une putain» (1975) de John Ford où débute Thierry Fortineau et Christophe Malavoy. Avec Philippe Fretun, qui signe également la mise en scène, il est l’auteur et l’interprète du spectacle burlesque «Gerbe de blé» (1981) créé au «Chapeau rouge» du Festival Off d’Avignon. Au Théâtre des Amandiers, Patrice Chéreau le dirige dans «Peer Gynt» (1981) de Henrik Ibsen et «Les paravents» (1983) de Jean Genet. Toujours à Nanterre, il est mis en scène par Jean-Hugues Anglade dans «Great Britain» (1984) d’après Christopher Marlowe.

Au cinéma, Benoît Régent débute «La femme intégrale» (1979) de Claudine Guillemin avec Martine Varenne. Mais étrangement, au début des années quatre-vingt, il va se retrouver cantonné à interpréter des seconds rôles louches dans plusieurs films: trafiquant de drogue dans «La java des ombres» (1982) de Romain Goupil avec Tchéky Karyo, tueur raciste dans «Train d’enfer» (1984) de et avec Roger Hanin ou meurtrier dans «Bunker Palace Hôtel» (1988) de Enki Bilal avec Jean-Louis Trintignant. Il convient de signaler que sa participation à «La diagonale du fou» (1983) de Richard Dembo avec Michel Piccoli lui vaut une nomination au César du meilleur jeune espoir masculin en 1985. Il tourne aussi sous la direction de metteurs en scène confirmés: Luc Besson dans «Subway» (1984), Yves Boisset dans «Bleu comme l’enfer» (1985), Claude Lelouch dans «Un homme et une femme: vingt ans déjà» (1985), Bertrand Tavernier dans «Autour de minuit» (1985) ou Claude Chabrol dans «Docteur M.» (1990). Parallèlement, il effectue son retour au théâtre dans des œuvres d’avant-garde: la trilogie «Le cas Müller» (1990) de Heiner Müller à la Maison de la Culture de Bobigny ou «La compagnie des hommes» (1992) de Edward Bond au Théâtre de la Ville.

Benoît Régent accède enfin aux premiers rôles sous la direction de cinéastes ambitieux dont l’audience est confidentielle auprès du grand public. Il est tête d’affiche avec Myriam Mézières de «Une flamme dans mon coeur» (1986) de Alain Tanner, avec Bulle Ogier de «La bande des quatre» (1988) de Jacques Rivette ou de «J’entends plus la guitare» (1989) de Philippe Garrel. Dans un registre plus commercial, on le retrouve dans «La maison de Jeanne» (1987) avec Christine Boisson. Mais la reconnaissance de la critique et du public vient avec le premier volet de sa trilogie «Trois couleurs: Bleu» (1992) de Krzysztof Kieslowski où il est secrètement amoureux de Juliette Binoche, la veuve de son meilleur ami. Ils réapparaissent quelques secondes rescapés du naufrage d’un ferry-boat dans le troisième volet «Trois couleurs: Rouge» (1993). La même année, Jacques Doillon l’engage pour jouer Benjamin Constant dans «Du fond du cœur». Dans un registre plus léger, il est le partenaire de Judith Henry dans la comédie «… À la campagne» (1994) de Manuel Poirier qui sort quelques mois après son décès. Alors qu’il achève le tournage de «Noir comme le désir» de Jean-Pierre Mocky, Benoît Régent décède à l’âge de quarante-et-un ans d’une rupture d’anévrisme à Schaffhouse en Suisse le 22 octobre 1994.

© Olivier SINQSOUS – Source : Yvan FOUCART

copyright
1979 La femme intégrale – de Claudine Guillemin avec Martine Varenne
1982L’indiscrétion – de Pierre Lary avec Dominique Sanda
Un dimanche de flic – de Michel Vianey avec Jean Rochefort
La java des ombres – de Romain Goupil avec Jean-Pierre Aumont
Stella – de Laurent Heynemann avec Nicole Garcia
1983La diagonale du fou – de Richard Dumbo avec Leslie Caron
Rouge-gorge – de Pierre Zucca avec Philippe Léotard
L’été prochain – de Nadine Trintignant avec Claudia Cardinale
1984Train d’enfer – de Roger Hanin avec Christine Pascal
Subway – de Luc Besson avec Isabelle Adjani
Mon ami Washington / Americonga – de Helvio Soto avec Carla Gravina
Spéciale police – de Michel Vianey avec Carole Bouquet
1985Autour le minuit ( ’round midnight ) de Bertrand Tavernier avec François Cluzet
Accord parfait – de Arsène Floquet avec Bernard Farcy
Un homme et une femme, vingt ans déjà – de Claude Lelouch avec Anouk Aimée
Bleu comme l’enfer – de Yves Boisset avec Agnès Soral
Noir et blanc – de Claire Denis avec Isaach De Bankolé
1986Une flamme dans mon cœur – de Alain Tanner avec Myriam Mézières
CM L’iguane – de Serge Meynard avec Dominique Blanc
CM La maison de fer – de Gilbert Kelner avec Céline Vauge
1987La maison de Jeanne – de Magali Clément avec Christine Boisson
L’île aux oiseaux – de Geoffroy Larcher avec Guy Marchand
Savannah / Savannah la balade – de Marco Pico avec Marcel Bozzuffi
CM Nouilles – de Marilyne Canto avec Christine Murillo
1988A soldier’s tale – de Larry Parr avec Marianne Basler
La bande des quatre – de Jacques Rivette avec Bulle Ogier
Bunker Palace Hôtel – de Enki Bilal avec Maria Schneider
1989J’entends plus la guitare – de Philippe Garrel avec Mireille Perrier
1990Docteur M. – de Claude Chabrol avec Alan Bates
Jean Galmot, aventurier – de Alain Maline avec Christophe Malavoy
1991 CM F.X. Messerschmidt, sculpteur – de Marino Vagliano avec Micky Sébastian
1992Trois couleurs : Bleu / Bleu ( trzy kolory : Niebieski ) de Krzysztof Kieslowski avec Juliette Binoche
Grand bonheur – de Hervé Le Roux avec Arielle Dombasle
Attendre le navire – de Alain Raoust avec Pierre Clémenti
CM Epiderme – de Jean-Luc Blanchet avec Martine Costes
1993Du fond du cœur / Du fond du cœur : Germaine et Benjamin – de Jacques Doillon avec Anne Brochet
Trois couleurs : Rouge / Rouge ( trzy kolory : Czerwony ) de Krzysztof Kieslowski avec Irène Jacob
1994Noir comme le souvenir – de Jean-Pierre Mocky avec Jane Birkin
… À la campagne – de Manuel Poirier avec Judith Henry
En mai, fais ce qu’il te plaît – de Pierre Grange avec Kristin Scott Thomas
Fiche créée le 12 juillet 2010 | Modifiée le 19 décembre 2015 | Cette fiche a été vue 5359 fois
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