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Carla del Poggio



Date et Lieu de naissance : 6 février 1925 (Naples, Italie)
Date et Lieu de décès : 14 octobre 2010 (Rome, Italie)
Nom Réel : Maria Luisa Attanasio

ACTRICE

Fille de Ugo Attanasio, Colonel de l’Armée Italienne et futur acteur de cinéma, et de Maria Pia Attanasio, femme au foyer qui, elle aussi, deviendra actrice, Carla del Poggio est née à Naples, le 6 février 1925 sous le nom de Maria Luisa Attanasio. Après l’école secondaire, elle rêve de devenir danseuse. Elle commence des études de langues étrangères qu’elle abandonne assez vite pour suivre une formation de danse rythmique et moderne. Parallèlement, elle prend des cours de théâtre au Centre Expérimental du Cinéma où elle est remarquée par Vittorio De Sica qui l’engage illico pour être la principale protagoniste de «Madeleine, zéro de conduite» (1940). Dans cette charmante comédie sentimentale, Carla del Poggio qui vient de faire ses quinze ans, interprète une élève peu portée aux études face à Vera Bergman en professeur de lettres, toutes deux vont découvrir l’amour en la personne de Vittorio de Sica.

Jusqu’en 1945, Carla del Poggio apparaît dans huit comédies romantiques avant de faire la connaissance de Alberto Lattuada qui a pour projet d’adapter le roman de Alberto Moravia «Les indifférents». Le film ne se fera pas mais Alberto Lattuada tombe sous le charme de la belle actrice qui n’a pas encore vingt ans. Il l’épouse le 2 avril 1945. Le couple aura deux enfants et restera très uni jusqu’à la mort du cinéaste. En 1946, son mari lui fait jouer une prostituée dans «Le bandit» avec Amedeo Nazzari, un rôle certes secondaire mais qui va choquer son public plus habitué à la voir interpréter des jeunes filles pures et innocentes. Ce film a, malgré tout, la qualité de faire découvrir une autre facette du talent de Carla del Poggio qui lui permet d’interpréter des personnages dramatiques dans trois autres films de Lattuada scénarisés par Federico Fellini. Le premier, «Sans pitié» (1947), où elle incarne une fille-mère obligée de se prostituer et qui finira assassinée; le second «Le moulin du Pô» (1948) qui a pour cadre la dure réalité des minotiers et du monde paysan à la fin du XIXème siècle; et enfin «Les lumières du music-hall» (1950) évocation de la vie quotidienne d’une petite troupe de théâtre.

Au cours de sa brève carrière cinématographique, Carla del Poggio tourne également sous la direction de Giuseppe De Santis dans «La chasse tragique» (1947) un drame sur la révolte d’ouvriers agricoles après la guerre avec Vivi Gioi, Andrea Checchi et Massimo Girotti; «Jeunesse perdue» (1948) de Pietro Germi où tout est dans le titre; «Les loups chassent la nuit» coproduction franco-italienne d’espionnage avec Jean-Pierre Aumont et Fernand Ledoux; «Affaire de fou» (1953) de Georg Wilhelm Pabst avec Aldo Fabrizi et Enrico Viarisio; le film d’aventures «Les révoltés de Lomanach» (1953) de Richard Pottier avec Dany Robin et le partenaire de ses débuts Amedeo Nazzari. Carla del Poggio se produit aussi dans quelques pièces de théâtre, puis après un dernier film en 1956 auprès de Peter Ustinov, elle s’éloigne des plateaux de cinéma pour ceux de la télévision. On la voit, entre autres, dans les séries «Tutto da rifare pover’uomo» (1960) avec Ferruccio De Ceresa et «David Copperfield» (1965) avec Giancalo Giannini. En 1966, elle quitte définitivement le monde artistique pour se consacrer à sa famille.

Après soixante ans de mariage, Alberto Lattuada meurt en juillet 2005 dans leur maison de campagne d’Orvieto après de longues années de combat contre la maladie d’Alzheimer. Carla del Poggio ne lui survit que cinq ans et s’éteint à son tour le 14 octobre 2010 dans la capitale italienne, à 84 ans.

© Pascal DONALD

copyright
1940Madeleine, zéro de conduite ( Maddalena, zero in condotta ) de Vittorio De Sica avec Roberto Villa
La scuola dei timidi – de Carlo Ludovico Bragaglia avec Silvio Bagolini
Un garibaldien au couvent ( un garibaldino al convento ) de Vittorio De Sica avec Leonardo Cortese
Une violette dans les cheveux ( violette nei capelli ) de Carlo Ludovico Bragaglia avec Carlo Campanini
1942Signorinette – de Luigi Zampa avec Claudio Gora
C’è sempre un ma ! – de Luigi Zampa avec Carlo Micheluzzi
Incontri di notte – de Nunzio Malasomma avec Paolo Stoppa
1944Tre ragazze cercano marito – de Duilio Coletti avec Alberto Sordi
1945Umanità – de Jack Salvatori avec Gino Cervi
1946Le bandit ( il bandito ) de Alberto Lattuada avec Amedeo Nazzari
L’angelo e il diavolo – de Mario Camerini avec Alfredo Varelli
Jeunesse perdue ( gioventù perduta ) de Pietro Germi avec Jacques Sernas
1947La chasse tragique ( caccia tragica ) de Guiseppe De Santis avec Massimo Girotti
Sans pitié ( senza pietà ) de Alberto Lattuada avec Folco Lulli
1948Le moulin du Pô ( il mulino del Po ) de Alberto Lattuada avec Mario Besesti
1949Cavalcata d’eroi – de Mario Costa avec Camillo Pilotto
Sigillo rosso – de Flavio Calzavaro avec Adriano Rimoldi
1950Les feux du music-hall ( luci del varietà ) de Federico Fellini & Alberto Lattuada avec Peppino De Filippo
Il sentiero dell’odio – de Sergio Grieco avec Andrea Checchi
Les loups chassent la nuit ( la ragazza di Trieste ) de Bernard Borderie avec Jean-Pierre Aumont
1951Le péché d’une mère / Accusée levée-vous! ( core’ngrato / cuore ingrato ) de Guido Brignone avec Gabriele Ferzetti
Onze heures sonnaient ( Roma ore uncidi ) de Giuseppe De Santis avec Raf Vallone
1952Le tourment du passé ( tormento del passato ) de Mario Bonnard avec Marc Lawrence
Fille dangereuse ( bufere ) de Guido Brignone avec Jean Gabin
Le secret d’Hélène Marimon ( il segreto di Elena / il tradimento di Elena Marimon ) de Henri Calef avec Jean Debucourt
Mélodies immortelles ( melodie immortali ) de Giacomo Gentillomo avec Pierre Cressoy
1953Affaires de fou ( cose da pazzi / närrische geschichten ) de Georg Wilhelm Pabst avec Aldo Fabrizi
Les révoltés de Lomanach – de Richard Pottier avec Jacques Castelot
1956I girovaghi – de Hugo Fregonese avec Peter Ustinov
Fiche créée le 15 février 2009 | Modifiée le 19 avril 2015 | Cette fiche a été vue 4567 fois
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