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Claude Laydu



Date et Lieu de naissance : 10 mars 1927 (Etterbeek, Belgique)
Date et Lieu de décès : 28 juillet 2011 (Massy-Palaiseau, France)
Nom Réel : Claude Laydu

ACTEUR
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1950 Le journal d’un curé de campagne – de Robert Bresson avec Nicole Maurey & Antoine Balpêtré
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1951 Au cœur de la casbah – de Pierre Cardinal avec Viviane Romance, Peter van Eyck & Philippe Richard
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1953 Hommes en détresse (la guerra de Dios) de Rafael Gil avec Francisco Rabal & Fernando Sancho
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1954 Symphonie inachevée (sinfonia d’amore) de Glauco Pellegrini avec Lucia Bosé & Marina Vlady

Le nom de Claude Laydu évoque avant tout une célèbre série enfantine, «Bonne nuit les petits», qu’il créé en 1961. Toute une génération de spectateurs attendait, chaque soir, la venue du petit nuage magique, qui flottait au-dessus des toits. À son bord, Nounours, et sa grosse voix, Pimprenelle et Nicolas, et le geste ample du marchand de sable, qui versait en pluie son précieux chargement pour clore les paupières des petits enfants. Mais Claude Laydu, né le 10 mars 1927 à Etterbeek en Belgique, est aussi un comédien. Marqué à jamais par son premier rôle, celui du jeune prêtre du «Journal d’un curé de campagne» (1950) de Robert Bresson. Il donne à ce jeune clerc maladroit, malade et naïf, qui se heurte aux aspérités du réel et franchit tous les degrés d’un calvaire christique, une humanité bouleversante.

Ce premier film vaut d’autres emplois religieux à Claude Laydu. Dans «Hommes en détresse» (1953) de Rafael Gil, il interprète ainsi un autre curé qui, à la sortie du séminaire, décide d’exercer son apostolat au sein d’une petite ville minière où règnent la violence et la misère et il incarne même Saint-Etienne, premier martyr, lapidé sur le conseil du futur Saint-Paul dans «Le chemin de Damas» (1952) de Max Glass, avec un Maurice Teynac inattendu dans le rôle du Christ. Le voilà encore en père Alexandre dans le «Raspoutine (1953) de Georges Combret, avec un Pierre Brasseur assez insolite dans le rôle-titre.

Mais Claude Laydu a souvent jeté le froc aux orties. Dans «Au cœur de la Casbah» (1951) de Pierre Cardinal, il inspire ainsi une vive passion à Viviane Romance, sa voluptueuse belle-mère. Il est aussi le fils un peu délaissé de Henri Vilbert, qui ne pense qu’à sa maîtresse, Danielle Darrieux, dans «Le bon Dieu sans confession» (1953) de Claude Autant-Lara. Personnage le plus souvent positif et droit, il campe encore l’avocat de Marcel Mouloudji dans «Nous sommes tous des assassins» (1952) de André Cayatte et l’instituteur de «La route Napoléon» (1953) de Jean Delannoy, sceptique face aux manœuvres de Pierre Fresnay. Elève officier d’une école de l’armée de l’air, il veut suivre les pas de son père, mort au combat dans «Altair» (1955) de Leonardo De Mitri et il se montre le plus affectueux des frères pour Catherine Anouilh dans «La roue» (1956) de Maurice Delbez et André Haguet. C’est donc par accident qu’il se retrouve du mauvais côté de la barrière dans «Interdit de séjour» (1954) de Maurice de Canonge où, soupçonné à tort par la police d’avoir participé à un cambriolage, il finit par accepter l’offre d’un chef de bande. On a même vu Claude Laydu, parti à Cinecittà, incarner des hommes célèbres, Schubert dans «Symphonie inachevée» (1954) de Clauco Pellegrini, avec Marina Vlady, Carlo Goldoni dans «Caprice italien» (1961) du même réalisateur. ou même un Empereur romain, Valentinien III, dans «Attila fléau de Dieu» (1954) de Pietro Francisci.

Sur les planches, Claude Laydu a participé à la pièce de Jules Roy, «Beau sang» (1952), mise en scène par Raymond Hermantier au théâtre de l’Humour et à l’adaptation par Michel Arnaud de la célèbre pièce de John Boynton Priestley, «Un inspecteur vous demande» (1954), aux côtés de Germaine Dermoz et Eléonore Hirt. Il s’est également essayé au répertoire classique, apparaissant dans «Les trois sœurs», de Anton Tchékov, en 1959, dans une mise en scène de Sacha Pitoëff. Claude Laydu est décédé le 29 juillet 2011 à Massy en Région parisienne.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1950Le journal d’un curé de campagne – de Robert Bresson avec Nicole Maurey
1951Le voyage en Amérique – de Henri Lavorel avec Yvonne Printemps
Au cœur de la casbah – de Pierre Cardinal avec Viviane Romance
1952Nous sommes tous des assassins – de André Cayatte avec Marcel Mouloudji
Le chemin de Damas – de Max Glass avec Michel Simon
1953Hommes en détresse / La guerre de dieu ( la guerra de Dios ) de Rafael Gil avec Francisco Rabal
Le bon dieu sans confession – de Claude Autant-Lara avec Danielle Darrieux
La route Napoléon – de Jean Delannoy avec Pierre Fresnay
Raspoutine – de Georges Combret avec Isa Miranda
1954Interdit de séjour – de Maurice de Canonge avec Yoko Tani
Attila, fléau de dieu / Invasion barbare ( Attila / Attila, il flagello di dio ) de Pietro Francisci avec Sophia Loren
Symphonie inachevée ( sinfonia d’amore / Schubert ) de Glauco Pellegrini avec Lucia Bosé
1955Altair ( Altair, primo amore ) de Leonardo De Mitri avec Antonella Lualdi
1956La roue – de André Haguet & Maurice Delbez avec Jean Servais
1959Le dialogue des carmélites – de Raymond Leopold Bruckberger & Philippe Agostini avec Jeanne Moreau
1961Caprice italien ( italienisches capriccio ) de Glauco Pellegrini avec Maria Grazia Francia
1963Mafia a la sbarra – de Oreste Palella avec Massimo Girotti
Fiche créée le 3 août 2011 | Modifiée le 11 mars 2015 | Cette fiche a été vue 2996 fois
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