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Dominique Laffin



Date et Lieu de naissance : 3 juin 1952 (Saint-Mandé, France)
Date et Lieu de décès : 11 juin 1985 (Paris, France)
Nom Réel : Dominique Elisabeth Laffin

ACTRICE

Née le 3 juin 1952 à Saint-Mandé, Dominique Laffin s’installe avec sa mère, son frère et sa sœur à Paris après le divorce de ses parents. Après son baccalauréat, elle entame des études universitaires qu’elle abandonne rapidement. Elle exerce différents métiers tout en rêvant de devenir comédienne. Elle rencontre en réalisant la pochette de l’un de ses 33 tours le chanteur Yvan Dautin qu’elle épouse et donne naissance à Clémentine (Connue sous le nom de Clémentine Autin, journaliste et femme politique). Elle s’inscrit alors dans un cours d’art dramatique tout en faisant le tour des maisons de production.

Dominique Laffin débute au cinéma dans «Le pied!» (1975) de Pierre Unia puis obtient un second rôle dans «La nuit tous les chats sont gris» (1977) de Gérard Zingg. Mais c’est Claude Miller qui lui offre un rôle conséquent de jeune femme désorientée dans «Dites-lui que je l’aime» (1977) de Claude Miller avec Gérard Depardieu et Miou-Miou. Si l’accueil critique est favorable le public ne suit pas. Néanmoins, elle obtient le rôle d’une mère divorcée et professionnellement instable dans «Les petits câlins» (1977) le premier film de Jean-Marie Poiré et d’une femme mariée multipliant les liaisons dans «La femme qui pleure» (1978) de Jacques Doillon qui ne rencontrent pas le public. Egérie du cinéma d’auteur, on la retrouve sous la direction réalisatrices débutantes dans des films personnels et ambitieux comme «Tapage nocturne» (1978) de Catherine Breillat et «Félicité» (1979) de et avec Christine Pascal. Elle est dirigée par deux cinéastes prestigieux: Robert Enrico pour «L’empreinte des géants» (1979) et Marco Ferreri pour «Pipicacadodo» (1980) qui s’avèreront des échecs commerciaux.

Pressentie pour être la partenaire de Alain Delon dans «Le toubib» (1979) de Pierre Granier-Deferre, elle refuse cette proposition pour des raisons non artistiques mais liées à la personnalité de l’acteur principal. Elle est boycottée par l’establishment de la profession mais privilégiée par les jeunes réalisateurs, elle disait avec ironie: «Je suis celle que l’on vient chercher quand on veut faire un film et que l’on a pas de rond» (Première-1983). D’ailleurs, elle tourne nombre de premiers films qui resteront inédits: «À propos de neige fondue» (1979) de Gilles Katz, «Instants de vie - Instincts de femme» (1980) de Claude Othin-Girard ou «Un homme à l’endroit, un homme à l’envers» (1983) de Madeleine Laik.

En 1982, elle tourne «Liberty belle» de Pascal Kané avec Jérôme Zucca qui interprète un jeune homme naïf découvrant le Paris des années soixante, présenté dans la Section Perspectives à Cannes l’année suivante. On la retrouve à la télévision dans «La tribu des vieux enfants» (1982) de Michel Favart avec Thierry Lhermitte et Sophie Barjac. En 1983, dans un registre plus commercial, elle est la maîtresse de Yves Montand dans «Garçon!» (1983) de Claude Sautet. Le dernier tournage de Dominique Laffin est «Passage secret» (1984) de Laurent Perrin qui sortira quatre mois après son décès. Ce réalisateur lui consacrera un documentaire intitulé «Dominique Laffin, Portrait d’une enfant pas sage» diffusé le 9 novembre 1997 sur Cinécinéma Culte. Mais ce ne sera pas sa dernière apparition à l’écran car en 1986 sort «La main dans l’ombre» de Rudolf Thome avec Bruno Ganz tourné en 1982. Mais suite à des excès d’alcool et de drogue, Dominique Laffin meurt subitement d’une crise cardiaque, le 11 juin 1985 à son domicile parisien du douzième arrondissement. Elle repose au Cimetière Montmartre.

© Olivier SINQSOUS

copyright
1974Le pied ! – de Pierre Unia avec Christian Alers
1977La nuit tous les chats sont gris – de Gérard Zingg avec Gérard Depardieu
Dites-lui que je l’aime – de Claude Miller avec Miou-Miou
Les petits câlins – de Jean-Marie Poiré avec Claire Maurier
1978La femme qui pleure – de Jacques Doillon avec Haydée Politoff
Tapage nocturne – de Catherine Breillat avec Joe Dallesandro
CM Les seize ans de Jérémie Millet – de Dominique Maillet avec Rémy Laurent
CM Vive la mariée ! – de Patricia Noïa avec Richard Berry
1979Félicité – de Christine Pascal avec Paul Crauchet
L’œil du maître – de Stéphane Kurc avec Daniel Gélin
À propos de neige fondue – de Gilles Katz avec Michel Robin
L’empreinte des géants – de Robert Enrico avec Serge Reggiani
1980Pipicacadodo ( chiedo asilo ) de Marco Ferreri avec Roberto Benigni
Instants de vie / Instinct de femme – de Claude Othin-Girard avec Marcel Maréchal
1981 CM Room service – de Boris Bergman avec Dominique Maurin
CM Nous nous sommes séparés sans violence – de Bernadette Marie avec Dominique Reymond
1982Liberty Belle – de Pascal Kané avec André Dussollier
La main dans l’ombre ( system ohne schatten ) de Rudolf Thome avec Bruno Ganz
CM Panthéon – de Jean-Jacques Grand-Jouan avec Brigitte Chamarande
1983Garçon ! – de Claude Sautet avec Yves Montand
Un homme à l’endroit, un homme à l’envers / Maman, il faut que je te quitte – de Madeleine Laik avec Jean Benguigui
CM Le cri du printemps – de Dominique Dalmasso avec Dominique Dalmasso
1984Akropolis now – de Hans Liechti avec Ricardo Nimtz
1985Passage secret – de Laurent Perrin avec François Siener
AUTRES PRIX :
      
    Prix Suzanne Bianchetti de la meilleure révélation de l’année, France ( 1980 )
Fiche créée le 29 septembre 2009 | Modifiée le 1 octobre 2009 | Cette fiche a été vue 16726 fois
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