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Frank Wolff



Date et Lieu de naissance : 11 mai 1928 (San Francisco, Californie, USA)
Date et Lieu de décès : 12 décembre 1971 (Rome, Italie)
Nom Réel : Walter Frank Herman Wolff

ACTEUR
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1966 Les vautours attaquent (il tempo degli avvoltoi) de Nando Cicero avec Pamela Tudor & George Hilton
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1968 Il était une fois dans l’Ouest (c’era una volta il West) de Sergio Leone avec Henry Fonda
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1969 Sept hommes pour Tobrouk (la battaglia del deserto) de Mino Loy avec Robert Hossein
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1971 Milan calibre 9 (Milano calibro 9) de Ferdinando Di Leo avec Lionel Stander & Mario Adorf

Frank Wolff, de son vrai nom Walter Frank Herman Wolff, naît le 11 mai 1928, à San Francisco. Fortement encouragé par son père, un médecin d’origine germanique très actif dans le monde de la culture et de la politique, le jeune homme entre à la prestigieuse UCLA pour se former à l’art dramatique et à la mise en scène théâtrale. Il y rencontre le futur réalisateur Monte Hellman, avec qui il se lie d’amitié, et connait un grand succès en interprétant plusieurs pièces montées à l’UCLA: il gagne le prix du meilleur acteur à deux reprises, avec «Macbeth» de Shakespeare (il a pour partenaire James Dean) et «Les bas-fonds» de Maxime Gorki.

Frank Wolff débute à la télévision en 1957 et apparaît modestement au cinéma dans des séries B de son ami Hellman ou de Roger Corman. En 1961, il part en Grèce pour tourner «Atlas», un péplum mis en scène par le même Corman, qui le persuade de rester en Europe afin d’y tenter sa chance. L’acteur s’exile donc en Italie et propose des interprétations remarquables dans des films de qualité, en particulier le bandit Gaspare Pisciotta dans «Salvatore Giuliano» (1961). En 1963, Elia Kazan réalise un film autobiographique, «America, America», où Wolff tient le rôle d’un émigré arménien, avant d’incarner le fasciste Galeazzo Ciano dans «Le procès de Vérone». Frank Wolff amorce une carrière ambitieuse et montre un solide talent de composition, représentatif des grands acteurs américains de sa génération issus de l’Actors Studio.

En 1964, il refuse un rôle important dans «Pour une poignée de dollars», qui connaît un immense succès et lance la mode du western spaghetti. Regrettant son refus, Frank Wolff accepte d’autres propositions et, à l’aise dans les rôles de méchants, joue dans un nombre impressionnant de westerns made in Cinecittà. Bandit sadique dans «Un dollar entre les dents» (1966), hors-la-loi dans «Dieu pardonne, moi pas!» (1967), officier sudiste retors dans «Tuez-les tous...et revenez seul!» (1968), Wolff promène sa haute silhouette et son regard étrange dans des productions inégales mais qui lui valent une certaine notoriété. Il devient une figure emblématique du genre grâce à deux films qui sortent du lot: dans «Le grand silence» (1967), œuvre d’une rare noirceur, il est un shérif intègre mais gauche, luttant contre les chasseurs de primes. Enfin, dans «Il était une fois dans l’Ouest» (1968), il tient le rôle, bref mais central, de McBain, époux de Claudia Cardinale, lequel se fait sauvagement assassiné avec ses enfants.

Mais, malgré les sollicitations de Alberto Lattuada et de Mauro Bolognini, Frank Wolff est un acteur sous-estimé qui peine à voir sa carrière décoller pour de bon, se retrouvant dans des films mineurs dont le semi-érotique «Lickerish quartet» (1970). Le western italien s’essouffle et Wolff entame sa reconversion dans le polar et le giallo, avec d’honnêtes thrillers comme «La mort remonte à hier soir» (1970) et «Nuits d’amour et d’épouvante» (1971). Dans «Milan Calibre 9» (1971), bon néo-polar à l’italienne, il tient le rôle d’un commissaire arrogant et dominateur, aux méthodes douteuses. On le voit une toute dernière fois dans «Quand les femmes ont perdu leur queue», farce préhistorique où il apparaît en homme des cavernes. C’est avant la sortie de ces deux derniers films que Frank Wolff, dépressif, se suicide à Rome le 12 décembre 1971, en se tranchant la gorge dans une chambre d’hôtel.

© Simon BENATTAR-BOURGEAY

copyright
1958Gangster N°1 ( I mobster / I mobster… The life of a gangster ) de Roger Corman avec Lita Milan
Kathy O’ – de Jack Sher avec Jan Sterling
1959Le bagarreur solitaire ( the wild and the innocent ) de Jack Sher avec Audie Murphy
La bête de la caverne hantée ( beast from haunted cave ) de Monte Hellman avec Sheila Noonan
La femme guêpe ( the wasp woman / insect woman / the bee girl ) de Roger Corman avec Susan Cabot
1960Ski troop attack – de Roger Corman avec Michael Forest
Les rats de caves ( the subterraneans ) de Ronald McDougall avec Leslie Caron
The runaway / Saint Mike – de Claudio Guzmán avec Anita Page
1961Atlas – de Roger Corman avec Barboura Morris
Gordon chevalier des mers ( Gordon, il pirata nero / the black buccaneer / black pirate / pirate warrior / rage of the buccaneers ) de Mario Costa avec Ricardo Montalban
Salvatore Giuliano – de Francesco Rosi avec Salvo Randone
1962La bataille de Naples ( le quattro giornate di Napoli ) de Nanni Loy avec Lea Massari
Le procès de Vérone ( il processo di Verona ) de Carlo Lizzani avec Silvana Mangano
1963America, America ( the Anatolian smile ) de Elia Kazan avec Stathis Giallelis
Le démon dans la chair ( il demonio ) de Brunello Bondi avec Daliah Lavi
Via Veneto, boulevard du vice ( Via Veneto ) de Giuseppe Lipartiti avec Michèle Mercier
1964Amori pericolosi – de Alfredo Giannetti, Carlo Lizzani & Giulio Questi avec Juliette Mayniel
    Segment « Il passo » de Giulio Questi & « La ronda » de Carlo Lizzani
Un commerce tranquille ( un affare tranquillo ) de Guido Franco & Mel Welles avec Giorgia Moll
Situation désespérée…mais pas sérieuse ( situation hopeless… but not serious ) de Gottfried Reinhardt avec Alec Guinness
1965Judith / Conflict – de Daniel Mann avec Sophia Loren
Agent 3S3, massacre au soleil ( agente 3S3, massacro al sole / 3S3, agente especial / agent 353, massacre in the sun / agente 3S3 enviado especial / hunter of the unknown ) de Sergio Sollima avec Giorgio Ardisson
1966Je ne fais pas la guerre, je fais l’amour ( non faccio la guerra, faccio l’amore / quadi un’autobiografia comica ) de Franco Rossi avec Catherine Spaak
Opération San Gennaro ( operazione San Gennaro ) de Dino Risi avec Claudine Auger
Bravo Django ( pochi dollari per Django / alambradas de violencia / Drango : A bullet for you / few dollars for Django / some dollars for Django ) de León Klimovsky avec Gloria Osuna
Les vautours attaquent / Quand les vautours attaquent ( il tempo degli avvoltoi / last of the badmen / time of vultures ) de Nando Cicero avec Pamela Tudor
Un dollar entre les dents ( un dollaro tra i denti / a dollar between the teeth / a stranger in town / for a dollar in the teeth ) de Luigi Vanzi avec Tony Anthony
Hold-up au centre nucléaire ( per favore... non sparate col cannone / Assalto al centro nucleare ) de Mario Caiano avec Claudio Gora
1967Les damnés de la terre ( i dannati della terra ) de Valentino Orsini avec Marilù Tolo
La vengeance de Ringo ( los cuatro salvajes / Ringo, il volto della vendetta / Ringo, face of revenge ) de Mario Caiano avec Antonio De Teffé
Dieu pardonne, pas moi ! ( dio perdonna… io no ! / blood river / god forgives… / god forgives… I don’t ! / tú perdonas... yo no ) de Giuseppe Colizzi avec Bud Spencer
Mangiala – de Francesco Casaretti avec Paolo Villaggio
Pas folles les mignonnes ( le dolci signore ) de Luigi Zampa avec Ursula Andress
Ecce homo – de Bruno Gaburro avec Irene Papas
L’amour à cheval ( la matriarca ) de Pasquale Festa Campanile avec Jean-Louis Trintignant
Le grand silence ( il grande silenzio ) de Sergio Corbucci avec Klaus Kinski
1968Aujourd’hui ma peau, demain la tienne ( i tre che sconvolsero il West : vado, vedo e sparo / I came, I saw, I shot / llego, veo, disparo / one dollar too many ) de Enzo G. Castellari avec Antonio Sabato
Le séquestré ( sequestro di personna ) de Gianfranco Mingozzi avec Charlotte Rampling
Tuez-les tous… et revenez seul ! ( ammazzali tutte e torna solo / mátalos y vuelve / go kill everybody and come back alone / kill them all and come back alone ) de Enzo G. Castellari avec Chuck Connors
Pancho Villa ( Villa rides ) de Buzz Kulik avec Robert Mitchum
Il était une fois dans l’Ouest ( c’era una volta il West / once upon a time in the West ) de Sergio Leone avec Henry Fonda
Barbagia ( la società del malessere / the tough and the mighty ) de Carlo Lizzani avec Terence Hill
DO Western, italian style – de Patrick Morin avec Enzo G. Castellari
    Seulement apparition
1969Le fossoyeur ( sono Sartana, il vostro becchino ) de Giuliano Carmineo avec Gordon Mitchell
L’amore breve – de Romolo Scavolini avec Joan Collins
Les insatiables / Perversion ( exhibition / femine insaziabilli / le insaziabili ) de Alberto De Martino avec Dorothy Malone
L’amica – de Alberto Lattuada avec Elsa Martinelli
Sept hommes pour Tobrouk ( la battaglia del deserto / la batalla del desierto / desert battle ) de Mino Loy avec Robert Hossein
Le dernier guet-apens ( Corbari ) de Valentino Orsini avec Giuliano Gemma
Quand les femmes avaient une queue ( quando le donne avevano la coda ) de Pasquale Festa Campanile avec Senta Berger
1970Metello – de Mauro Bolognini avec Lucia Bosé
Le péché ( the beloved / restless / sin ) de George Pan Cosmatos avec Raquel Welch
La mort remonte à hier soir ( la morte risale a ieri sera ) de Duccio Tessari avec Raf Vallone
The lickerish quartet / Esotika erotika psicotika – de Radley Metzger avec Erika Remberg
Trasplante de un cerebro / Crystalbrain, l’uomo dal cervello di cristallo / Il segreto del Dr. Chalmers / L’uomo che visse due volte – de Juan Logar avec Simón Andreu
1971Gli occhi freddi della paura / Los frios ojos del miedo – de Enzo G. Castellari avec Giovanna Ralli
Nuits d’amour et d’épouvante ( la morte cammina con i tacchi alti / death walks on high heels / la muerte camina con tacón alto ) de Luciano Ercoli avec Georges Rigaud
Quand les femmes ont perdu leur queue ( quando le donne persero la coda ) de Pasquale Festa Campanile avec Mario Adorf
Milan calibre 9 ( Milano calibro 9 ) de Ferdinando Di Leo avec Lionel Stander
Fiche créée le 23 juin 2009 | Modifiée le 9 juin 2016 | Cette fiche a été vue 5952 fois
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