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Gabrielle Réjane



Date et Lieu de naissance : 8 juin 1856 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 14 juin 1920 (Paris, France)
Nom Réel : Gabrielle Charlotte Réju

ACTRICE
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1910 Publicité pour le porte-plume réservoir «Onoto».
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1911 Madame Sans-Gêne – de André Calmettes & Henri Desfontaines avec Edmond Duquesne & Jacques Volnys
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1916 Alsace – de Henri Pouctal avec Albert Dieudonné, Francesca Flory, Camille Bardou & Berthe Jalabert
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1916 Alsace – de Henri Pouctal avec Albert Dieudonné, Francesca Flory, Camille Bardou & Berthe Jalabert

Gabrielle Charlotte Réju dite Gabrielle Réjane voire tout simplement Réjane, vient au monde à Paris, sous le Second Empire, le 8 juin 1856. Fille de comédien, elle suit des cours au conservatoire d’art dramatique de Paris d’où elle sort en 1874 avec un second prix de comédie. Elle s’oriente alors vers le théâtre de boulevard. Elle obtient son premier grand succès en 1883 en créant «Ma camarade», une pièce de l’Académicien Henri Meilhac, dramaturge et librettiste de nombreuses opérettes de Jacques Offenbach. Le jeu naturel et primesautier de Gabrielle Réjane, très différent de l’emphase de ton qui caractérise les comédiens de l’époque, lui apporte les faveurs du public.

En 1892, Gabrielle Réjane épouse un directeur de théâtre parisien et poursuit une brillante carrière en mettant son talent au service de nombreux hommes de lettres. Elle charme également Marcel Proust par sa conversation pleine d’esprit. En 1893, au Théâtre du Vaudeville, Boulevard des Capucins à Paris, elle est la première interprète de Catherine Hubscher, l’héroïne de la pièce «Madame Sans-Gêne» que Victorien Sardou et Émile Moreau viennent d’écrire. L’œuvre est tirée de l’histoire vraie d’une blanchisseuse alsacienne devenue l’épouse de François-Joseph Lefebvre, ancien sergent de la garde sous Louis XVI, fait maréchal et duc de Dantzig par l’Empereur Napoléon 1er. C’est sûrement l’une des meilleures compositions de la comédienne qui présentera la pièce à l’étranger (Londres, New-York). Réjane crée aussi en France en 1894 le rôle principal de «La Maison de poupée» de Ibsen. En 1905, de retour d’une tournée internationale qui l’a notamment conduite à Montréal et à Québec où elle a fait salle comble, l’artiste se sépare de son mari, mais elle rachète et rénove un théâtre situé rue Blanche qui devient le Théâtre Réjane. Elle devra le revendre en 1918, avant de se retirer définitivement de la scène.

La carrière cinématographique de Réjane commence en 1900 dans un film de quelques minutes où elle apparaît dans son rôle fétiche. En 1908, elle tourne encore un court métrage, toujours du théâtre filmé, «Britannicus», une tragédie de Jean Racine (1639-1699). La comédienne retrouve «Madame Sans-Gêne» au cinéma en 1911. Elle est dirigée cette fois-ci par André Calmettes et Henri Desfontaines. L’œuvre est produite par la compagnie «Le film d’art» qui a été créée en 1907 par les frères Laffitte, des financiers qui veulent faire du cinéma un art à part entière capable de rivaliser avec la littérature. Mais bientôt la première guerre mondiale éclate, provoquant notamment la fin de la suprématie française sur le cinéma mondial au profit des Etats-Unis. Pendant le conflit, Réjane tourne son premier long métrage «Alsace», d’après une pièce au thème patriotique de Gaston Leroux, avec dans la distribution, Albert Dieudonné, le futur Napoléon de Abel Gance. Elle revient, dans sa soixante-quatrième année, au cinéma encore muet dans «Miarka, la fille à l’ours» (1920), film adapté du roman du très original Jean Richepin par Jean Mercanton, avec le jeune premier gallois Ivor Novello et Charles Vanel.

Peu de temps après, Gabrielle Réjane dont la notoriété fut de son vivant très proche de celle de Sarah Bernhardt, décède dans sa ville natale le 14 juin 1920. Et, le très beau portrait photographique de la comédienne, réalisé par Paul Nadar, alors qu’elle n’avait que quelques vingt-sept printemps, nous permet d’imaginer combien elle a du enchanter ses très nombreux admirateurs.

© Caroline HANOTTE

copyright
1900 CM Madame Sans-Gêne – de Clément Maurice
1908 CM Britannicus – de André Calmettes avec Jean Mounet-Sully
1911 CM Madame Sans-Gêne – de André Calmettes & Henri Desfontaines avec Edmond Duquesne
1916Alsace – de Henri Pouctal avec Albert Dieudonné
1920Miarka, fille à l’ours – de Louis Mercanton avec Charles Vanel
Fiche créée le 18 février 2007 | Modifiée le 14 août 2016 | Cette fiche a été vue 5981 fois
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