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Giani Esposito



Date et Lieu de naissance : 23 août 1930 (Etterbeek, Belgique)
Date et Lieu de décès : 1er janvier 1974 (Neuilly-sur-Seine, France)
Nom Réel : Gianni Sandro Esposito

ACTEUR
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1957 Les misérables – de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin, Danièle Delorme & Serge Reggiani
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1959 Le bel âge – de Pierre Kast avec Alexandra Stewart, Françoise Brion, Loleh Bellon & Jean-Claude Brialy
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1960 Vers l’extase – de René Wheeler avec Pascale Petit, Serge Sauvion, Monique Mélinand & Nelly Borgeaud
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1961 La croix des vivants – de Ivan Govar avec Madeleine Robinson, Pascale Petit & Karlheinz Böhm

Giani Esposito est né le 23 août 1930, à Etterbeek en Belgique, d’un père d’origine napolitaine et d’une mère d’origine française. Il passe son enfance dans le plat pays de Jacques Brel avant de regagner l’Italie. Tout en poursuivant ses études en Calabre, il s’initie à l’écriture de poème et à la sculpture. À son arrivée à Paris en 1949, il effectue différents métiers pour vivre et s’inscrit aux cours de comédie de Tania Balachova et de Michel Vitold. Au début des années cinquante, Giani Esposito débute sur scène dans «Nausicaa du Mackenzie» (1951) de Georges Arest et Tania Balachova au Studio des Champs-Elysées puis dans «Dona Rosita» (1952) de Federico Garcia Lorca avec Silvia Monfort au Théâtre de l’Œuvre. Parallèlement, il tourne son premier film «Maître après Dieu» (1950) sous la direction de Louis Daquin dont Pierre Brasseur est tête d’affiche. En 1953, il interprète ses premières chansons dans des cabarets parisiens «La rose rouge» puis «L’écluse» où il côtoie son compatriote Jacques Brel.

Par la suite, Giani Esposito se consacre quasi-exclusivement au cinéma devenant l’un des jeunes premiers les plus prisés du cinéma français. Il apparaît furtivement dans des films de Bernard Borderie dont Eddie Constantine est le héros: «La môme vert-de-gris» (1953) et «Les femmes s’en balancent» (1953). En 1954, il obtient un rôle plus conséquent dans «French Cancan» de Jean Renoir où il interprète le Prince Alexandre qui s’éprend d’une blanchisseuse incarnée par Françoise Arnoul future vedette du «Moulin Rouge». Successivement, il compose un ouvrier meurtrier de son employeur qui finit par se suicider dans «Cela s’appelle l’aurore» (1955) de Luis Buñuel; il joue un gitan confronté à une bande de voyous menée par Pierre Vaneck dans «Pardonnez nos offenses» (1956) de Robert Hossein; il incarne le fiancé de Annie Girardot, peintre escroc dénué de talent, dans «Reproduction interdite» (1956) de Gilles Grangier ou personnifie Marius dans l’adaptation de Jean-Paul Le Chanois des «Misérables» (1957). Avec l’arrivée de la «Nouvelle Vague», il est peu sollicité. Néanmoins, il est dirigé par Jacques Rivette dans «Paris nous appartient» en 1958 puis par Pierre Kast dans «Le bel âge» l’année suivante.

À la fin des années cinquante, Giani Esposito rencontre lors d’un festival la comédienne Pascale Petit qu’il épouse en 1962. De cette union, deux enfants naissent: Bougidarka et Natalia. Cette dernière sous le pseudonyme de Douchka effectue une carrière éphémère de chanteuse à succès de la firme Disney. Avec Pascale Petit, ils partagent l’affiche du film «Vers l’extase» (1960) de René Wheeler et de la pièce de théâtre «Le bal du lieutenant Helt» (1964). À cette époque, le couple mène une existence religieuse au sein de «La fraternité blanche universelle», cette association est reconnue comme secte dangereuse par un rapport parlementaire en 1996. Peu à peu, Giani Esposito s’éloigne des plateaux pour se consacrer à la chanson avec l’enregistrement d’un 45 tours avec le succès du titre «Les clowns» qui lui permet de signer un contrat avec la firme Pathé-Marconi. En 1970, il renoue avec le cinéma en participant au sulfureux «Décaméron» (1970) de Pier Paolo Pasolini.

S’orientant vers l’écriture, Giani Esposito écrit «Le bateleur», pièce qu’il joue avec Jacques Dufilho au Festival d’Avignon en 1972. Alors qu’il travaille sur un scénario avec Raymond Devos, il est admis à l’Hôpital Américain de Neuilly où il décède le 1er janvier 1974 des suites d’une hépatite virale.

© Olivier SINQSOUS

copyright
1950Maître après dieu – de Louis Daquin avec Pierre Brasseur
1951Ma femme est formidable – de André Hunebelle avec Sophie Desmarets
Nez de cuir – de Yves Allégret avec Jean Marais
Agence matrimoniale – de Jean-Paul Le Chanois avec Michèle Alfa
1952Cent francs par seconde – de Jean Boyer avec Geneviève Kervine
Mon mari est merveilleux – de André Hunebelle avec Elina Labourdette
1953La môme vert-de-gris – de Bernard Borderie avec Dominique Wilms
Les femmes s’en balancent – de Bernard Borderie avec Nadia Gray
1954Quai des blondes – de Paul Cadéac avec Barbara Laage
Cadet-Rousselle – de André Hunebelle avec Bourvil
Huis-clos – de Jacqueline Audry avec Arletty
French Cancan – de Jean Renoir avec Maria Félix
Le dossier noir – de André Cayatte avec Bernard Blier
1955Les hussards – de Alex Joffé avec Giovanna Ralli
Cela s’appelle l’aurore ( asi es la aurora ) de Luis Buñuel avec Lucia Bosè
Les mauvaises rencontres – de Alexandre Astruc avec Anouk Aimée
1956Pardonnez nos offenses – de Robert Hossein avec Marina Vlady
Reproduction interdite – de Gilles Grangier avec Annie Girardot
1957Les misérables – de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin
    Film en 2 parties
    1 : 1ère époque
    2 : 2ème époque
1958Paris nous appartient – de Jacques Rivette avec Françoise Prévost
1959Le bel âge – de Pierre Kast avec Alexandra Stewart
Normandie-Niémen – de Jean Dréville & Damir Vyatich-Berezhnikh avec Pierre Trabaud
1960Vers l’extase – de René Wheeler avec Pascale Petit
1961La croix des vivants – de Ivan Govar avec Madeleine Robinson
CM On a volé la mer – de Jean Salvy avec Benjamin Boda
1963La vie conjugale : Françoise / Françoise ou la vie conjugale – de André Cayatte avec Marie-José Nat
La vie conjugale : Jean-Marc / Jean-Marc ou la vie conjugale – de André Cayatte avec Jacques Charrier
1965Surcouf, le tigre des sept mers ( Surcouf, d’eroe dei sette mari / el tigre de los siete mares / the fighting corsair / the sea pirate ) de Sergio Bergonzelli & Roy Rowland avec Antonella Lualdi
1970Le décaméron ( il decameron ) de Pier Paolo Pasolini avec Silvana Mangano
1973 DO Vive la France ! – de Michel Audiard
    Seulement chansons
Fiche créée le 2 août 2010 | Modifiée le 3 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 4568 fois
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