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Gisèle Préville



Date et Lieu de naissance : 11 décembre 1918 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 26 novembre 2006 (Villiers-le-Bel, France)
Nom Réel : Gisèle Piallat

ACTRICE

Gisèle Préville naît le 11 décembre 1918 à Paris. Elle est remarquée par les producteurs alors qu’elle est couronnée «Miss» à Deauville, station balnéaire normande très à la mode entre les deux guerres. Elle a à peine dix-huit ans quand elle commence à faire du cinéma et apparaît d’autant plus charmante qu’elle joue aux côtés de Jules Berry, sinistre rabatteur de jolies filles qui s’amourache de Danièle Parola dans la comédie de Marc Allégret «Aventure à Paris» (1936). Gisèle retrouve l’acteur dans «Cargaison blanche» (1936) qui relate une sombre affaire de trafic de prostituées entre la France et le Brésil, avec Jean-Pierre Aumont et Käthe von Nagy dans les rôles principaux.

Peu à peu la toute jeune Gisèle Préville prend sa place dans le panorama cinématographique français de la fin des années trente. Elle apparaît encore dans des comédies bon enfant de René Pujol qui met en scène des militaires bien peu guerriers dans notamment «Trois artilleurs au pensionnat» (1936) avec le très dynamique Roland Toutain. Elle côtoie aussi Corinne Luchaire et Ginette Leclerc en délinquantes qui purgent leur peine dans «La maison sans barreaux» (1937), un mélodrame de Léonide Moguy. Elle se retrouve de nouveau dans un milieu peu recommandable dans le film de Albert Valentin où Michèle Morgan joue «L’entraîneuse» (1938) sur la côte d’Azur. Puis elle fréquente une ancienne chanteuse de bastringue jouée par Marie Bell dans «Noix de Coco» (1939) de Jean Boyer d’après Marcel Achard. Juste avant la guerre, Gisèle interprète une anglo-saxonne en transit sur le magnifique paquebot français «Normandie» entre «Paris-New-York» de Yves Mirande et Claude Heymann avec de très nombreuses vedettes dont Gaby Morlay. Pendant l’occupation allemande la jeune actrice ne se voit proposer que des rôles secondaires dans quatre films. Dans l’immédiat après-guerre elle poursuit une carrière sans véritable éclat. En 1948, elle part cependant tourner en Angleterre. Dans «Les guerriers de la nuit» de Charles Crichton, elle a notamment comme partenaires Simone Signoret et Robert Beatty, en prêtre résistant dans la Belgique occupée par les Allemands. Mais c’est surtout sa prestation dans la comédie musicale «Au temps des valses» mise en scène par Harold French, à partir de la pièce du célèbre acteur-compositeur et producteur gallois Ivor Novello, qui la fait particulièrement apprécier du public outre-Manche. Dans les années cinquante, Gisèle Préville retrouve le cinéma pour l’adaptation par Claude Barma d’une pièce de Georges Feydeau, «Le dindon» avec Jacques Charon. Elle fait aussi un peu de télévision. C’est Henri Verneuil qui va de nouveau penser à elle pour le cinéma la décennie suivante avec «L’affaire d’une nuit» (1960) mais surtout «Le président» (1961) avec Jean Gabin qui a enfin abandonné ses rôles de mauvais garçons!

Gisèle Préville est également au générique, avec Jean-Pierre Aumont, d’une production internationale de Anatole Litvak «Le couteau dans la plaie» où Sophia Loren a pour époux Anthony Perkins. Gisèle doit attendre 1978 pour que Jean-Pierre Mocky lui donne un rôle significatif aux côtés d’un notable joué par Philippe Noiret coupable d’un crime dont Alberto Sordi est «Le témoin ». Elle réapparaît dans un film d’horreur franco-allemand en 1981 et tourne son dernier film à près de soixante-dix ans. Oubliée de beaucoup, la très discrète mais néanmoins excellente comédienne Gisèle Préville décède le 26 novembre 2006, à Villiers-le-Bel, en région parisienne.

© Caroline HANOTTE

copyright
1936Un grand amour de Beethoven / Beethoven – de Abel Gance avec Harry Baur
Aventure à Paris – de Marc Allégret avec Jules Berry
Le chemin de Rio / Cargaison blanche – de Robert Siodmak avec Jean-Pierre Aumont
Trois artilleurs au pensionnat – de René Pujol avec Roland Toutain
1937Prison sans barreaux – de Léonide Moguy avec Roger Duchesne
1938Trois artilleurs en vadrouille – de René Pujol avec Pierre Larquey
La chaleur du sein – de Jean Boyer avec Michel Simon
L’entraîneuse – de Albert Valentin avec Michèle Morgan
1939Noix de coco – de Jean Boyer avec Raimu
1940Paris-New York – de Yves Mirande & Claude Heymann avec Claude Dauphin
1941Les deux timides – de Yves Allégret avec Pierre Brasseur
1942Mélodie pour toi – de Willy Rozier avec René Dary
1943Vautrin – de Pierre Billon avec Michel Simon
1945Trente et quarante – de Gilles Grangier avec André Alerme
1946Les aventures de Casanova – de Jean Boyer avec Georges Guétary
    Film en 2 parties
    1 : Le chevalier de l’aventure
    2 : Les mirages de l’enfer
Contre-enquête – de Jean Faurez avec Lucien Coëdel
Miroir – de Raymond Lamy avec Jean Gabin
1947Brigade criminelle – de Gilbert Gil avec Jacques Dufilho
1948Les guerriers de la nuit / Les guerriers dans l’ombre ( against the wind) de Charles Crichton avec Robert Beatty
Au temps des valses / Dansez maintenant / Le temps des valses ( the dancing years ) de Harold French avec Dennis Price
1949Retour à la vie – de Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean Dréville & Georges Lampin avec François Périer
    Segment « Le retour d’Antoine » de Georges Lampin
1950Le dindon / La nuit des cocus – de Claude Barma avec Jacques Charon
1960L’affaire d’une nuit – de Henri Verneuil avec Roger Hanin
1961Le président – de Henri Verneuil avec Bernard Blier
1962Le couteau dans la plaie / La troisième dimension ( five miles to midnight ) de Anatole Litvak avec Anthony Perkins
1978Le témoin – de Jean-Pierre Mocky avec Philippe Noiret
1980Docteur Jekyll et les femmes / L’étrange cas du docteur Jekyll et de Miss Osbourne ( the blood of Dr. Jekyll / the bloodbath of doctor Jekyll / bloodlust / Dr. Jekyll and his women / Dr. Jekyll and Miss Osbourne / the experiment ) de Walerian Borowczyk avec Udo Kier
1987Nuit docile – de Guy Gilles avec Françoise Arnoul
Fiche créée le 3 décembre 2006 | Modifiée le 5 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 4564 fois
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