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Jean Mercanton



Date et Lieu de naissance : 17 mai 1920 (La Roque d’Antheron, France)
Date et Lieu de décès : 4 novembre 1947 (Neuilly-sur-Seine, France)
Nom Réel : Jean Louis Georges Mercanton

ACTEUR
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1930 L’enfant de l’amour – de Marcel L’Herbier avec Emmy Lynn, Jaque-Catelain, Jean Angelo & Marie Glory
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1939 L’homme qui cherche la vérité – de Alexander Esway avec Raimu, Jacqueline Delubac & André Alerme
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1943 Lucrèce – de Léo Joannon avec Edwige Feuillère, Pierre Jourdan, Jean Tissier & Marcelle Monthil
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1945 Fils de France – de Pierre Blondy avec Jimmy Gaillard, Jacques Famery, Emile Genevois & Jean Gaven

Jean Mercanton est né à La Roque d’Anthéron, dans les Bouches-du-Rhône, le 17 mai 1920. C’est un enfant de la balle; son père, Louis Mercanton, est un cinéaste réputé, qui dirigea, au cinéma, la grande Sarah Bernhardt. C’est ainsi que le petit Jean, âgé de quelques semaines, commence, dans «Miarka, la fille à l’ourse», dirigée par son père, en 1920, une précoce carrière dans les bras d’une autre grande dame de la scène, la célèbre Gabrielle Réjane. À un âge plus tendre encore que Marcel Mouloudji ou Serge Grave, Jean Mercanton est un enfant comédien, apparaissant dans les films de son père, comme «Les deux gosses» (1924), «Vénus» (1928) ou «Le mystère de la villa rose» (1929), avec Héléna Manson, ou ceux de Alberto Cavalcanti, Jacques de Baroncelli ou de Serge de Poligny.

Après une éclipse de quelques années, Jean Mercanton reparaît sur les plateaux en 1936. C’est déjà un grand adolescent, mais il garde, dans le velouté des joues et la franchise du sourire, quelque chose de l’enfant qu’il n’est plus. Il s’est déjà essayé au théâtre, dans une pièce d’Anouilh et s’inscrit bientôt au cours dramatique de Raymond Rouleau, qui le dirige, en 1937, dans la pièce de Julien Luchaire, «Altitude 3200»; plus tard, il bénéficie des conseils éclairés de Fernand Ledoux et de Pierre Dux et on le voit encore, en 1943, dans une pièce de Paul Nivoix et, en 1946, dans «Mégarée», de Maurice Druon.

Au cinéma, avec l’âge les rôles se font plus denses. Jean Mercanton donne la réplique à Gaby Morlay dans «Les grands» (1936) de Félix Gandéra. En 1938, il incarne, dans «Le capitaine Benoît», film d’espionnage de Maurice de Canonge, un prince épris d’aviation, à qui Jean Murat sauve la vie. Dans «Le petit chose» (1938), adaptation très réussie par Maurice Cloche du roman de Daudet, il incarne le frère de Robert Lynen (cette autre étoile filante, fusillé par les Allemands en 1944), ce pauvre Jacques, qui mourra des privations qui lui sont imposées. Dans «Trois de Saint-Cyr» (1939) de Jean-Paul Paulin, il croise le tourbillonnant Roland Toutain. Puis, c’est le grand Raimu qu’il retrouve par deux fois, dans «L’homme qui cherche la vérité» (1939), de Alexandre Esway, où il est son filleul, et dans «Untel père et fils » (1940) de Julien Duvivier. En 1941, il incarne, dans «Soyez les bienvenus», de Jacques de Baroncelli, le fils d’un couple de bourgeois enrichis, campé par la sévère Gabrielle Dorziat et l’inénarrable Lucien Baroux.

Puis viennent, enfin, des compositions majeures. Dans le très beau film de Léo Joannon, «Le carrefour des enfants perdus» (1943), il campe un ancien délinquant, meurtri, comme ses camarades, dont René Dary, par une enfance malheureuse, et qui s’efforce, avec leur concours, de lutter contre la barbarie des «bagnes d’enfants» et de fonder un établissement aux méthodes plus humaines. Dans la fleur de ses 20 ans, il tombe amoureux, dans «Lucrèce» (1943), d’une actrice plus âgée que lui, superbe Edwige Feuillère, et pour l’amour de qui il tente de se suicider. Dans «Fils de France» (1945) de Pierre Blondy, Jean Mercanton, qui a rejoint la France Libre, commande un char de la 1ère Armée de De Lattre.

Mais, peu après ce film, c’est le drame. Jean Mercanton contracte la poliomyélite, maladie fatale à l’époque. Enfermé dans un poumon d’acier, il ne tarde pas à décéder, le 4 novembre 1947, à Neuilly-sur Seine. Marié à Denise Zoller, il laisse une petite fille. Il est inhumé au cimetière de Neuilly.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1920Miarka, fille à l’ours – de Louis Mercanton avec Gabrielle Réjane
1924Les deux gosses – de Louis Mercanton avec Carlyle Blackwell
    Sérial en 8 épisodes
    1 : Premier mensonge
    2 : Zéphyrine, la limace et Cie
    3 : Infernale vengeance
    4 : Fanfan et Claudinet
    5 : Le retour de Kerlor
    6 : Le fuite de Fanfan
    7 : Maman chérie
    8 : La mort d’un gosse
1926La petite bonne du palace – de Louis Mercanton avec Betty Balfour
La petite bonne du palace ( Cinder ) de Louis Mercanton avec André Roanne
1927Croquette / Croquette, une histoire de cirque – de Louis Mercanton avec Nicolas Koline
1928Le passager – de Jacques de Baroncelli avec Charles Vanel
Vénus ( Venus ) de Louis Mercanton avec Constance Talmadge
1929Le mystère de la villa rose – de Louis Mercanton & René Hervil avec Léon Mathot
1930Toute sa vie – de Alberto Cavalcanti avec Marcelle Chantal
L’enfant de l’amour – de Marcel L’Herbier avec Marie Glory
L’Arlésienne – de Jacques de Baroncelli avec Blanche Montel
La lettre – de Louis Mercanton avec Marcelle Romée
1931Marions-nous / Sa nuit de noces – de Louis Mercanton avec Alice Cocéa
Princesse, à vos ordres ! – de Hanns Schwarz & Max de Vaucorbeil avec Lilian Harvey
À mi-chemin du ciel – de Alberto Cavalcanti avec Marguerite Moreno
CM Sur le tas de sable – de Louis Mercanton avec Colette Sunshine
CM Une idée de génie – de Louis Mercanton avec Jeanne Fusier-Gir
CM Le meeting – de Louis Mercanton avec Renée Fleury
CM Les rois mages – de Louis Mercanton avec Arlette Peters
CM Ohé ! Ohé ! – de Louis Mercanton avec René Koval
1932Cognasse – de Louis Mercanton avec Thérèse Dorny
Il est charmant / Paris, je t’aime – de Louis Mercanton avec Meg Lemonnier
Avec l’assurance – de Roger Capellani avec Madeleine Guitty
Stupéfiants – de Kurt Gerron & Roger Le Bon avec Danièle Parola
Monsieur Albert – de Karl Anton avec Betty Stockfeld
Passionnément – de René Guissart avec Florelle
1933Rivaux de la piste – de Serge de Poligny avec Madeleine Guitty
1936Les grands – de Félix Gandéra & Robert Bibal avec Gaby Morlay
1938Le petit chose – de Maurice Cloche avec Arletty
Le capitaine Benoît – de Maurice de Canonge avec Mireille Balin
Trois de Saint-Cyr – de Jean-Paul Paulin avec Hélène Perdrière
1939La charrette fantôme – de Julien Duvivier avec Marie Bell
L’homme qui cherche la vérité – de Alexander Esway avec Jacqueline Delubac
1940Départ à zéro – de Maurice Cloche avec Madeleine Sologne
Untel père et fils – de Julien Duvivier avec Renée Devillers
1941Les petits riens – de Raymond Leboursier avec Raimu
Soyez les bienvenus – de Jacques de Baroncelli avec Simone Berriau
1943Lucrèce – de Léo Joannon avec Edwige Feuillère
La collection Ménard – de Bernard-Roland avec Suzy Prim
Le carrefour des enfants perdus – de Léo Joannon avec Serge Reggiani
1945Marie la Misère – de Jacques de Baroncelli avec Pierre Renoir
Fils de France – de Pierre Blondy avec Jean Gaven
1946Désarroi – de Robert-Paul Dagan avec Suzy Carrier
Fiche créée le 18 mai 2009 | Modifiée le 5 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 4326 fois
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