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Jean-Gabriel Albicocco



Date et Lieu de naissance : 15 février 1936 (Cannes, France)
Date et Lieu de décès : 10 avril 2001 (Rio de Janeiro, Brésil)
Nom Réel : Gabriel Jean Fernand Joseph Albicocco

REALISATEUR
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1960 La fille aux yeux d’or – de Jean-Gabriel Albicocco avec Marie Laforêt, Paul Guers & Françoise Prévost
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1966 Le grand Meaulnes – de Jean-Gabriel Albicocco avec Brigitte Fossey, Jean Blaise & Alain Libolt
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1969 Le cœur fou – de Jean-Gabriel Albicocco avec Madeleine Robinson, Michel Auclair & Ewa Swann
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1970 Le petit matin – de Jean-Gabriel Albicocco avec Catherine Jourdan & Madeleine Robinson

Jean-Gabriel Albicocco est né le 15 février 1936, à Cannes sur la Côte d’Azur, où son père, Quinto Albicocco un photographe d’art émigré italien de Ligurie, est propriétaire d’un atelier de photographie avenue de la République. Plus tard, Quinto deviendra le chef opérateur attitré des films de son fils. Jean-Gabriel s’intéresse très jeune au métier de son père et l’aide souvent dans son laboratoire au développement des clichés. Adolescent, il réalise déjà des petits films et dès le début des années cinquante, il accompagne son père sur les tournages et se forme au métier de directeur de la photographie.

En 1956, Jean-Gabriel Albicocco devient assistant de Henri Lepage sur «Pas de grisbi pour Ricardo » puis de Jules Dassin pour «Celui qui doit mourir » l’année suivante, avant de partir faire son service militaire au Centre Cinématographique des Armées. Rendu à la vie civile, il s’atèle à l’adaptation du roman d’Honoré de Balzac, «La fille aux yeux» qu’il réalise en 1960, en pleine Nouvelle Vague, avec Marie Laforêt en tête d’affiche. Le jeune cinéaste tombe amoureux de sa vedette et l’épouse le 9 novembre 1961, un peu plus d’un mois après la sortie de ce premier film. En 1962, le couple travaille une nouvelle fois ensemble pour «Le rat d’Amérique» tiré d’un livre de Jacques Lanzmann, l’histoire d’un peintre français, interprété par Charles Aznavour, qui décide de partir tenter sa chance en Amérique du Sud après la Seconde Guerre Mondiale. Pendant le tournage, Jean-Gabriel se passionne pour la culture et les paysages sud-américains alors que son mariage avec Marie Laforêt est en crise. Le film est présenté au Festival de Cannes en 1963 et le couple finit par divorcer quelques mois plus tard.

Bien que ses deux premiers films aient rencontré l’adhésion des critiques et du public, c’est avec son troisième long-métrage en 1966, fidèlement adapté de l’œuvre de Alain-Fournier, «Le Grand Meaulnes», avec Jean Blaise dans le rôle d’Augustin Meaulnes et Brigitte Fossey dans celui d’Yvonne de Galais, que Jean-Gabriel Albicocco va s’imposer comme l’un des cinéaste les plus importants de sa génération. Mais paradoxalement, alors qu’il atteint le sommet de sa carrière, il décide de s’impliquer plus dans le cinéma en général que dans la réalisation. En 1968, il fonde la Société des Réalisateurs de films et produit le documentaire «Macumba» que Pierre Kast a filmé au Brésil. Par la suite, il est à l’origine de la Quinzaine des Réalisateurs, une sélection parallèle du Festival de Cannes et dirige encore deux longs-métrages qui ne rencontreront hélas pas le succès. «Le cœur fou» (1969) un drame sur la fuite d’une jeune pyromane d’un institut psychiatrique aidé par un journaliste avec Ewa Swann, Michel Auclair, Madeleine Robinson et Brigitte Auber; puis sa dernière réalisation «Le petit matin» (1970) histoire d’une famille landaise perturbée par l’occupation allemande et l’histoire d’amour entre la fille de la maison et d’un officier allemand avec Catherine Jourdan, Mathieu Carrière, Madeleine Robinson et Jean Vilar dans les rôles principaux,

Au début des années quatre-vingts, Jean-Gabriel Albicocco fait don de ses films à la Cinémathèque de Nice et part s’installer au Brésil où il essaiera tout le reste de sa vie à promouvoir le cinéma français. Ruiné et pratiquement oublié, il meurt le 10 avril 2001 dans un hôpital de Rio de Janeiro à seulement 65 ans.

© Pascal DONALD

copyright
1951 CM La dot de Sylvie – de Armand Chartier avec Evelyne Ker
    Seulement caméraman
1953Closed vision – de Marc’O avec Danièle Maurel
    Seulement directeur de la photographie & montage
DO Croissance de Paris – de Marcel Gibaud
    Seulement directeur de la photographie
1954 DO Ballade parisienne – de Marcel Gibaud
    Seulement directeur de la photographie
CM Ténèbres – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1955 DO Une lettre pour vous – de André Vetusto
    Seulement directeur de la photographie
1956Pas de grisbi pour Ricardo – de Henri Lepage avec Dora Doll
    Seulement assistant réalisateur
CM Ciel bleu – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1957Celui qui doit mourir – de Jules Dassin avec Melina Mercouri
    Seulement assistant réalisateur
CM Les essais – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1960La fille aux yeux d’or – de Jean-Gabriel Albicocco avec Marie Laforêt
    + adaptation & scénario
CM Némausus / Nîmes – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1961 CM Une histoire de chiens – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1962Le rat d’Amérique – de Jean-Gabriel Albicocco avec Charles Aznavour
    + scénario
1964 CM Records et vacances – de Jean-Gabriel Albicocco
    + scénario & directeur de la photographie
1966Le grand Meaulnes – de Jean-Gabriel Albicocco avec Brigitte Fossey
    + dialogues, scénario & production
1968 DO Macumba ( Bandeira Branca de Oxalá ) de Pierre Kast avec Pierre Verger
    Seulement scénario & production
1969Le cœur fou – de Jean-Gabriel Albicocco avec Madeleine Robinson
    + scénario & production
Faire l’amour…De la pilule à l’ordinateur / L’amour au féminin / Emmanuelle et ses sœurs – de Thomas Fantl, Jean-Gabriel Albicocco, Sachiko Hidari & Gunnar Höglund avec Jean-Claude Bouillon
    Segment « Emmanuelle »
1970Le petit matin – de Jean-Gabriel Albicocco avec Mathieu Carrière
    + adaptation, scénario & production
Fiche créée le 16 février 2013 | Modifiée le 10 novembre 2013 | Cette fiche a été vue 3445 fois
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