CINEMA ACTUEL
PRIX & RECOMPENSES
Nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de François Guérin
Recherche Rapide :

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

Jeanne Aubert



Date et Lieu de naissance : 21 février 1900 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 6 mars 1988 (Coubert, France)
Nom Réel : Jeanne Perrinot

ACTRICE
Image
1936 Le grand refrain – de Yves Mirande avec Fernand Gravey, Jacqueline Francell & André Alerme
Image
1937 La belle de Montparnasse – de Maurice Cammage avec Colette Darfeuil, Pierre Palau & Frédéric Duvallès
Image
1957 Sénéchal le magnifique – de Jean Boyer avec Fernandel, Nadia Gray, Madeleine Barbulée & Simone Paris
Image
1961 Les croulants se portent bien – de Jean Boyer avec Fernand Gravey, Sophie Daumier & Pierre Dux

Elle naît Jeanne Perrinot à Paris le 21 Février 1900 dans ce qu’il faut bien appeler la misère. Une misère qu’elle se plaira à accommoder à sa façon lorsque devenue la star Jeanne Aubert elle fera de son lugubre passé une époque plus rutilante et distinguée lui seyant mieux au teint. Sa mère est une ouvrière, femme sans mari, Jeanne une fille sans père. La belle époque ne l’est pas pour tout le monde et ces femmes que l’on désigne alors sous l’appellation injurieuse de «filles mères» sont presque pire que des prostituées aux yeux des bourgeois. Comme toutes les filles de sa condition elle connaît le travail d’usine encore enfant, une fabrique de fleurs artificielles.

À vingt ans, devenue une jeune femme superbe, dotée d’une jolie voix et d’une fine intelligence, elle prend en marche la déferlante des années folles, elle a chanté, comme Edith Piaf, dans les rues. Elle devient une «petite femme de revue», comme Arletty ou Lili Damita, se produit pour Rip en personne qui fait alors courir le tout Paris. Elle est de «Miousic» ou de «Toute nue». Et comme en 1919 on fait des films et qu’on aime les remplir de jolies filles Jeanne, devenue Jeanne Aubert débute devant la caméra de Robert Péguy pour «Être aimé pour soi-même».

Mais pour l’instant c’est sur les planches que le succès lui sourit, Jeanne Aubert est de tous les grands music-halls parisiens, du Moulin Rouge aux Folies Bergères en passant par le Casino de Paris et le concert Mayol. L’Amérique lui fait un pont d’or. Elle débarque à Broadway et réussit son challenge. Les années vingts se terminent avec le nom de Jeanne Aubert en lettres de feu dans le ciel de Broadway et de Paris, sa dernière revue a tenu 500 représentations et elle a maintenant au cinéma des rôles de grande vedette. Le milliardaire Nelson Morris Jr. la poursuit de ses assiduités et la couvre de coûteux cadeaux. Jeanne devient madame Morris Jr. mais le restera peu de temps, monsieur trouvant que meneuse de revues et star de cinéma n’est guère une occupation de femme mariée, surtout à lui, elle lui rendit sa liberté en 1933, sa liberté et rien d’autre!

Délaissant les plumes et les boys, elle enchaîne les films, tourne pour Georges Lacombe ou Yves Mirande et entame une nouvelle carrière de chanteuse, faisant les grands soirs de l’Alhambra ou de Bobino. Lorsqu’elle s’arrête à Paris, elle recommence dès le lendemain à Rome, à New-York ou à Londres. L’occupation vient mettre un terme à son succès, mais seulement pour un temps très court, le temps de réunir les capitaux pour monter «La veuve joyeuse» à Mogador. Le spectacle tient deux ans. Après avoir été de tous les grands succès de la libération Jeanne Aubert entame une longue liaison avec Olympe Henriot, qui décédera en 1953, emporté par une crise cardiaque. En 1957, elle revient tourner pour Jean Boyer, Marc Allégret, Edouard Molinaro et même Vittorio De Sica. La télévision étant née, elle s’y engouffre aussi! Elle reprend sa place au théâtre mais ne consent qu’à se produire dans des spectacles de haute volée, c’est ainsi que Luchino Visconti la met en scène dans «Après la chute» (1965) sur un texte de Arthur Miller. Après avoir longtemps erré dans sa villa splendide du Vésinet, Jeanne Aubert choisit de se placer en maison de retraite à Coubert. La presse annonce très laconiquement sa fin le 6 Mars 1988, elle s\\\'éteint pour son public ou le peu qui en restait.

© Céline COLASSIN

copyright
1919Être aimé pour soi-même – de Robert Péguy avec Paul Amiot
1928La possession – de Léonce Perret avec Pierre de Guingand
1933 CM The mysterious kiss – de Roy Mack avec Ray Middleton
CM The gem of the ocean – de Roy Mack avec Sheldon Leonard
1934Les époux scandaleux – de Georges Lacombe avec René Lefèvre
1935 CM Quand on s’aime d’amour – de ?
    Chanson filmée
1936Passé à vendre – de René Pujol avec Pierre Brasseur
Une femme qui se partage – de Maurice Cammage avec Paul Pauley
La souris bleue – de Pierre-Jean Ducis avec Henri Garat
Le grand refrain – de Yves Mirande avec Fernand Gravey
CM Les coulisses du disque – de ? avec Fred Adison
1937La belle de Montparnasse – de Maurice Cammage avec Frédéric Duvallès
Mirages / Si tu m’aimes – de Alexandre Esway avec Jean-Louis Barrault
1957L’amour est un jeu / Ma femme, mon gosse et moi – de Marc Allégret avec Robert Lamoureux
Sénéchal le magnifique – de Jean Boyer avec Fernandel
1961Les ennemis – de Edouard Molinaro avec Roger Hanin
Les croulants se portent bien – de Jean Boyer avec Pierre Dux
1965Un monde nouveau / Un monde jeune ( un mondo nuovo ) de Vittorio De Sica avec Nino Castelnuovo
Fiche créée le 11 décembre 2009 | Modifiée le 11 mars 2017 | Cette fiche a été vue 3955 fois
PREVIOUSMax Aub || Jeanne Aubert || Cécile AubryNEXT