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José María Lado



Date et Lieu de naissance : 13 septembre 1895 (La Havane, Cuba)
Date et Lieu de décès : 17 octobre 1961 (Madrid, Espagne)
Nom Réel : José María Lado Rodríguez

ACTEUR
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1945 Tierra sedienta – de Rafael Gil avec Julio Peña, Ana María Campoy, Mary Delgado & Ángel de Andrés
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1950 Dernier témoin (captain Blackjack) de Julien Duvivier & José Antonio Nieves Conde avec George Sanders
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1954 Nous deux (nosotros dos) de Emilio Fernández avec Rossana Podesta, Marco Vicario & Tito Junco
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1960 Quand la graine de champion se fâche (los económicamente débiles) de Pedro Lazaga

José María Lado Rodríguez voit le jour le 13 septembre 1895 à la Havane encore espagnole où son père d’origine galicienne et sa mère andalouse (Cordoue) se sont installés. Trois années plus tard, les Etats-Unis qui ont gagné la guerre contre l’Espagne occupent militairement l’île de Cuba (1899 à 1902) puis y instaurent un «protectorat» de fait. Il devient comédien au début des années vingt dans des pièces montées à Barcelone puis à Madrid. Et c’est à l’approche de la trentaine que José María Lado découvre les plateaux de cinéma pour trois films muets au pathos affirmé dont «Curro Vargas» (1923) de José Buchs et «El señor Esteve» (1929) de Lucas Argilés d’après la pièce de Santiago Rusiñol.

Encore dans le registre dramatique et un rôle de sale type, José María Lado tourne, en 1933, un premier parlant sur l’histoire d’un Galicien émigrant outre-Atlantique, «Alalá» de Adolf Trotz avec Antoñita Colomé, qu’il retrouve dans la comédie grinçante «El malvado Carabel» (1935) de Edgar Neville avec Antonio Vico en employé de banque injustement renvoyé. Vont suivre encore quatre autres films dont «Hombres contra hombres» (1935) de Antonio Momplet, un film pacifiste très original. Peu employé durant la Guerre Civile, l’acteur est néanmoins retenu pour participer au film que tourne au cours du deuxième semestre 1938 dans des décors naturels catalans, André Malraux, sur des dialogues en espagnol de Max Aub, et qui sera intitulé «L’espoir» lors de sa sortie en juin 1945. Lado est le paysan taciturne et déterminé qui, pour désigner l’objectif, embarque à bord de l’avion républicain de l’escadrille des pilotes brigadistes internationaux, joués notamment par Andrés Mejuto et Julio Peña, et que commande le célèbre comédien catalan José Santpere, père de Mary Santpere (orthographié Sempere au générique).

Dès la fin de la guerre, José María Lado poursuit sa carrière en tournant à Barcelone sous la direction de Pedro Puche, «Manolenka» dans lequel il joue excellemment un ancien acrobate de cirque déchu et alcoolique qui maltraite sa belle-fille, Lina Yegros, qui trouvera refuge auprès d’un peintre, José Nieto. Le film sort en mars 1940 et positionne l’acteur comme une valeur sûre des seconds rôles du cinéma d’excellence de l’Espagne franquiste pour les deux décennies à venir. Lado endosse tous les costumes pour les réalisateurs les plus célèbres de l’époque, ceux de personnages le plus souvent peu sympathiques, rudes ou cauteleux, redoutables adversaires des héros qu’incarnent les acteurs et actrices vedettes. Mais il est aussi capable, malgré ses traits ingrats et sa ronde silhouette devenue, de montrer de façon pudiquement virile de très belles vertus. En 1945, il reçoit la seule et trop rare distinction de sa carrière pour son rôle dans «Tierra sedienta» de Rafael Gil, avec Fernando Rey en ingénieur constructeur d’un barrage dont Julio Peña, manipulé par le méchant cacique du coin, veut empêcher l’édification. Et combien est marquant dans «El santuario no se rinde» (1949) de Arturo Ruiz Castillo, le vieux garde civil qui va jusqu’au bout de son engagement, dans un rôle cinématographique où cette fois-ci il succombe en affrontant les «rouges» dans les derniers jours d’avril 1937.

Tant d’images nous viennent à l’esprit à l’évocation de ce grand acteur et la place nous manque. Et pourtant, et malgré près de 80 films à son actif, c’est presque dans l’anonymat qu’il s’éteint à Madrid le 17 octobre 1961. Mais nous, nous ne t’oublions pas, don José María Lado.

© Caroline HANOTTE

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1923Curro Vargas – de José Buchs avec Angelina Bretón
1927Es mi hombre – de Carlos Fernández Cuenca avec Carmen Redondo
1929El señor Esteve / L’auca del senyor Esteve – de Lucas Argilés avec Josefina Tapias
1933Alala ( el hijo del misterio / los nietos de los Celtas ) de Adolf Trotz avec Antoñita Colomé
1935El malvado Carabel – de Edgar Neville avec Antonio Vico
Le secret d’Anne-Marie ( el secreto de Ana María ) de Salvador de Alberich avec Lina Yegros
Hombres contra hombres – de Antonio Momplet avec Cándida Losada
1936La nuit de la Saint-Jean / Feux de joie dans la nuit ( hogueras en la noche ) de Arturo Porchet avec Carmen Rodríguez
1937Las cinco advertencias de Satanás – de Isidro Socías avec María Teresa Moreno
1938L’espoir / Espoir, Sierra de Teruel – de André Malraux & Boris Peskine avec Andrés Mejuto
1939Manolenka – de Pedro Puche avec José Nieto
Le devoir ( el deber ) de Salvador de Alberich avec Félix de Pomés
1941Se ha perdido un cadáver – de José Corral Lladó & José Gaspar avec Maruja Gómez
Enemigos – de Antonio Santillán avec Alfonsina de Saavedra
CM Verbena – de Edgar Neville avec Maruja Tomás
1942Sangre en la nieve – de Ramón Quadreny avec Fernando Fernández de Córdoba
Boda en el infierno – de Antonio Román avec Conchita Montenegro
La niña está loca – de Alejandro Ulloa avec Josita Hernán
Sucedió en Damasco / Accadde a Damasco – de José López Rubio & Primo Zeglio avec Miguel Ligero
Fièvre ( febbre ) de Primo Zeglio avec Carlo Tamberlani
1943Arribada forzosa – de Carlos Arévalo avec Silvia Morgan
1944El clavo – de Rafael Gil avec Amparo Rivelles
Adversidad – de Miguel Iglesias avec Emilio Sandoval
Cabeza de hierro – de Ignacio F. Iquino avec Ana Mariscal
1945Tierra sedienta – de Rafael Gil avec Ana María Campoy
    Prix CEC du meilleur second rôle masculin par le cercle des écrivains de cinéma, Espagne

Bambú – de José Luis Sáenz de Heredia avec Imperio Argentina
Viento de siglos – de Enrique Gómez avec Rafael Calvo
Su última noche – de Carlos Arévalo avec Alfredo Mayo
Mar abierto – de Ramón Torrado avec Maruchi Fresno
1946Audiencia pública – de Florián Rey avec Paola Barbara
La pródiga – de Rafael Gil avec Rafael Durán
Les inquiétudes de Shanti Andía ( la inquietudes de Shanti Andía ) de Arturo Ruiz Castillo avec Jorge Mistral
Mariona Rebull – de José Luis Sáenz de Heredia avec Sara Montiel
1947La nao capitana – de Florián Rey avec Paola Barbara
La princesa de los Ursinos – de Luis Lucia avec Fernando Rey
Luis Candelas ( Luis Candelas, el ladrón de Madrid ) de Fernando Alonso Casares avec Isabel de Pomés
Las tinieblas quedaron atrás – de Miguel Iglesias avec Silvia Morgan
La sirène noire ( la sirena negra ) de Carlos Serrano de Osma avec Fernando Fernán Gómez
Las aguas bajan negras – de José Luis Sáenz de Heredia avec Mary Delgado
1948Un voyage de noce ( un viaje de novios ) de Gonzalo Delgrás avec José Suárez
Hoy no pasamos lista – de Raúl Alfonso & Rafael Alonso avec Nani Fernández
Capitaine Loyola, chevalier du Christ ( el capitán de Loyola ) de José Díaz Morales avec Rafael Durán
1949El santuario no se rinde – de Arturo Ruiz Castillo avec Beatriz de Añara
Paz – de José Díaz Morales avec Emilia Guiú
Noventa minutos – de Antonio del Amo avec Gina Montes
Héros sans uniforme ( sin uniforme ) de Ladislao Vajda avec José Isbert
1950Dernier témoin / Trafiquants d’opium / Black Jack ( captain Blackjack / Jack, el negro ) de Julien Duvivier & José Antonio Nieves Conde avec George Sanders
Flor de lago – de Mariano Pombo avec Mary Lamar
1951La couronne noire ( la corona nera ) de Luis Saslavsky avec Maria Félix
La dame de Fatima ( la señora de Fátima ) de Rafael Gil avec Ines Orsini
El gran galeoto – de Rafael Gil avec Helga Liné
1952El cerco del diablo – de Antonio Del Amo, Edgar Neville, José Antonio Nieves Conde, Enrique Gómez & Arturo Ruiz Castillo avec Tilda Thamar
La laguna nera – de Arturo Ruiz Castillo avec Julia Caba Alba
Les amants de Tolède ( el tirano de Toledo / gli amanti di Toledo/ lovers of Toledo ) de Henri Decoin & Fernando Palacios avec Alida Valli
1953Manicomio – de Fernando Fernán Gómez & Luis María Delgado avec Susana Canales
El milagro del sacristán – de José María Elorrieta avec Milagros Leal
    + supervision du montage
DO Cristo – de Margarita Alexandre & Rafael Maná Torrecilla
    Seulement voix
1954La conquête héroïque / La déesse des tropiques ( la principessa delle Canarie ) de Paolo Moffa & Carlos Serrano de Osma avec Silvana Pampanini
Nous deux ( nosotros dos ) de Emilio Fernández avec Rossana Podesta
Historias de la radio – de José Luis Sáenz de Heredia avec Francisco Rabal
1955El mensaje – de Fernando Fernán Gómez avec Elisa Montés
Le muchacho ( mi tío Jacinto / mio zio Giacinto / Pepote ) de Ladislao Vajda avec Pablito Calvo
La espera – de Vincente Lluch avec Rafael Arcos
1956Roberto el diablo – de Pedro Lazaga avec Germán Cobos
El fotogénico – de Pedro Lazaga avec José Luis Ozores
1957Llegaron siete muchachas – de Domingo Viladomat avec Linda Montez
El inquilino – de José Antonio Nieves Conde avec Mercedes Muñoz Sampedro
El aprendiz de malo – de Pedro Lazaga avec Elisa Montés
Les filles de la Croix-Rouge ( las chicas de la Cruz Roja ) de Rafael J. Salvia avec Concha Velasco
1958Zoras le rebelle ( diez fusiles esperan / Zoras il ribelle ) de José Luis Sáenz de Heredia avec Milly Vitale
Carta al cielo – de Arturo Ruiz Castillo avec Yvonne Furneaux
Con la vida hicieron fuego – de Ana Mariscal avec Rafael Bardem
Despedida de soltero – de Eugenio Martín avec Jacqueline Pierreux
1959Duelo en la cañada – de Manuel Mur Oti avec Mara Cruz
1960Une fille de Chicago ( una chica de Chicago ) de Manuel Mur Oti avec Ana Bertha Lepe
Sólo para hombres – de Fernando Fernán Gómez avec Elvira Quintillá
La belle du Tabarin / Marquita, la belle de Tabarin ( la reina del Tabarín ) de Jesus Franco avec Dora Doll
Quand la graine de champion se fâche ( los económicamente débiles ) de Pedro Lazaga avec Marisa Paredes
El indulto – de José Luis Sáenz de Heredia avec Pedro Armendariz
1961Viridiana – de Luis Buñuel avec Silvia Pinal
Fiche créée le 23 mai 2015 | Modifiée le 6 juin 2015 | Cette fiche a été vue 1149 fois
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