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José Suárez



Date et Lieu de naissance : 19 septembre 1919 (Trubia, Espagne)
Date et Lieu de décès : 6 août 1981 (Moreda, Espagne)
Nom Réel : José Lisardo Suárez Sánchez

ACTEUR

José Suárez naît le 19 septembre 1919, à Trubia connue pour sa très ancienne manufacture d’armes, à quelques kilomètres d’Oviedo, capitale de la principauté des Asturies, apanage de l’héritier du roi d’Espagne Alphonse XIII, à l’époque. Les Suárez s’installent ensuite à Oviedo puis à Logroño où José entre au collège chez les frères maristes. Mais le décès de son père et la guerre civile plongent la famille dans une situation financière catastrophique. Le jeune homme se fait embaucher au début des années quarante comme contrôleur par la compagnie des trains desservant le Pays Basque et les Asturies. C’est à l’occasion d’un voyage par voie ferrée qu’il rencontre le réalisateur Gonzalo Delgrás qui lui confie le rôle d’un jeune paysan aux côtés Luis Peña dans «Altar Mayor» (1944), en référence à Covadonga où se passe le film. À partir d’une histoire d’amour, sont évoqués les Asturies, ses paysages grandioses, ses coutumes et bien sûr ses incontournables cornemuses. Trois ans plus tard, Gonzalo Delgrás se rappelle de José pour une histoire andalouse «Oro y marfil» (1947), puis «Un voyage de noce» (1948), un des derniers films de Josita Hernán. En 1954, grâce à sa prestation dans «¿crimen imposible?» aux côtés de Silvia Morgan, film policier contemporain de César Fernández Ardavín, il est primé comme meilleur acteur espagnol. En 1956, il acquiert une notoriété internationale en jouant dans «Grand’Rue» un célibataire désoeuvré qui fait croire à la suite d’un pari, qu’il va épouser une vieille fille, Betsy Blair, épouse à la ville de Gene Kelly. C’est Juan Antonio Bardem qui signe cette adaptation pessimiste de la pièce «La señorita de Trévelez» de Carlos Arniches.

José Suárez tourne ensuite en Italie. Luigi Zampa lui donne le rôle intéressant d’un magistrat dans «Nous sommes tous coupables» (1958) avec Ana Mariscal et François Perier. Il poursuit une carrière diversifiée, dans les années soixante, avec des films qui n’ont malheureusement pas toujours la qualité de ceux de la décennie précédente. Nous pouvons citer cependant la sympathique comédie musicale «Lulú» (1963) de Javier Setó où l’acteur asturien réputé pour son obstination, son jeu sobre et sa parole rare, interprète un avocat bourru à souhait qui réussit à se faire épouser de Majurita Díaz, chanteuse de cabaret au tempérament explosif mais au cœur d’or. Il tourne aussi des westerns spaghetti, un film d’espionnage «Baraka sur X 13» (1965) de Maurice Cloche avec Gérard Barray, Sylva Koscina et Agnès Spaak. Il incarne un commandant sévère mais juste dans «Cateto a bordo» (1969) de Ramón Fernández, avec le malheureux Alfredo Landa, irrésistible de drôlerie en apprenti marin particulièrement maladroit! Dans les années soixante-dix les rôles intéressants continuent à se raréfier. Il est cependant, en 1972, le médecin qui guérit de sa cécité le fils de l’industriel minier joué par Alfredo Mayo mais qui provoque sans le vouloir la mort de «Marianela», Rocío Dúrcal, dans l’adaptation de l’œuvre de Benito Pérez Galdós par Angelino Fons.

L’acteur apparaît une dernière fois au cinéma en 1975 dans «La trastienda» de Jorge Grau, premier film espagnol à avoir montré un nu intégral, avec Frederick Stafford fasciné par son assistante. Puis José Suárez quitte définitivement le monde du spectacle. Il exerce encore des activités d’élu local à Moreda, petit village isolé des Asturies d’où son épouse est originaire. C’est là qu’il décède, âgé de soixante et un ans, le 6 août 1981.

© Caroline HANOTTE

copyright
1944Altar mayor – de Gonzalo Delgrás avec Maruchi Fresno
1947La muralla feliz – de Enrique Herreros avec Nati Mistral
Trece onzas de oro – de Gonzalo Delgrás avec Fernando Fresno
Oro y marfil – de Gonzalo Delgrás avec Mario Cabré
1948Un voyage de noce ( un viaje de novios ) de Gonzalo Delgrás avec Josita Hernán
1949La niña de Luzmela – de Ricardo Gascón avec Irene Caba Alba
1950El hijo de la noche – de Ricardo Gascón avec Félix de Pomés
Historia de una escalera – de Ignacio F. Iquino avec Juana Soler
La mujer de nadie – de Gonzalo Delgrás avec Adriana Benetti
Les tueurs de Madrid ( brigada criminal ) de Ignacio F. Iquino avec Isabel de Castro
1951Alba de América – de Juan de Orduña avec Antonio Vilar
Ronda española – de Ladislao Vajda avec Elena Salvador
Aquel hombre de Tánger / That man from Tanger – de Luis María Delgado & Robert Elwyn avec Nils Asther
1952Bronce y luna – de Javier Setó avec Ana Esmeralda
1953La maison du condamné / Les condamnés / Les damnés ( condenados ) de Manuel Mur Oti avec Aurora Bautista
Así es Madrid – de Luis Marquina avec Julia Caba Alba
La montaña sin ley – de Miguel Lluch avec Isabel de Castro
Señora Ama – de Julio Bracho avec Dolores del Rio
1954¿ Crimen imposible ? – de César Fernández Ardavin avec Irene Calba Alba
    Prix CEC du meilleur acteur par le cercle des écrivains de cinéma, Espagne

Once pares de botas – de Francisco Rovira Beleta avec María Victoria Durá
La danza de los deseos – de Florián Rey avec Elva de Bethancourt
1955El hombre que veía la muerte – de Gonzalo Delgrás avec Juan de Landa
Tres melodías de amor / Melodías de amor – de Alejandro Galindo avec Aurora Walker
1956Grand’Rue ( Calle Mayor ) de Juan Antonio Bardem avec Betsy Blair
Belles de l’air ( le belle dell’aria / las aeroguapas ) de Mario Costa & Eduardo Manzanos Brochero avec Giovanna Ralli
1957El batallón de las sombras – de Manuel Mur Oti avec Lida Baarova
Le défi ( la sfida ) de Francesco Rosi avec Rosanna Schiaffino
Les italiens sont fous ( gli italiani sono matti / heimweth, stacheldraht und gute kameraden / los italianos están locos ) de Duilio Coletti & Luis María Delgado avec Victor McLaglen
1958Les révoltés d’Alcantara ( Diego Corrientes ) de Antonio Isasi-Isasmendi avec Marisa de Leza
1959Nous sommes tous coupables ( il magistrato ) de Luigi Zampa avec Claudia Cardinale
Un bruto para Patricia – de León Klimovsky avec María Martín
Carthage en flammes ( Cartagine in fiamme ) de Carmine Gallone avec Anne Heywood
1960Scano Boa – de Renato Dall’Ara avec Carla Gravina
1962Le jaguar ( el llannero / jaguar ) de Jesus Franco avec Sylvia Sorrente
Les canons de San Antioco ( le verdi bandiere di Allah ) de Giacomo Gentilomo & Guido Zurli avec Linda Cristal
1963Lulú ( el globo azul ) de Javier Setó avec Francisco Bernal
A tiro limpio – de Francisco Pérez-Dolz avec Gustavo Re
1964Rueda de sospechosos – de Ramón Fernández avec Ana Castor
La boda – de Lucas Demare avec Josefina Serratosa
Sept hommes en or ( sette uomini d’oro ) de Marco Vicario avec Rossana Podesta
1965Baraka sur X 13 – de Maurice Cloche avec Sylva Koscina
El primer cuartel – de Ignacio F. Iquino avec Gérard Landry
1966Texas, addio ( adiós, Texas / the avenger / goodbye Texas ) de Ferdinando Baldi avec Franco Nero
Monsieur Dynamite ( Mister Dynamite – morgen küßt euch der tod / die slowly, you’ll enjoy it more / Mister dinamita, mañana os besará la muerte / muori lentamente… te la godi di più / spy today, die tomorrow ) de Franz Josef Gottlieb avec Lex Barker
1967María Isabel – de Federico Curiel avec Silvia Pinal
Cinq fils de chien ( cinque figli di cane / América rugiente ) de Alfio Caltabiano avec George Eastman
1968El taxi de los conflictos – de José Luis Sáenz de Heredia & Mariano Ozores Hijo avec Pilar Cansino
1969Le dernier des salauds / Les pistoleros de l’Ave Maria ( il pistolero dell’Ave Maria / tierra de gigantes ) de Ferdinando Baldi avec Luciana Paluzzi
Texas ( il prezzo del potere / muerte de un presidente / the price of power ) de Tonino Valerii avec Fernando Rey
Cateto a babor / Cateto a babor: Un marinero y medio – de Ramón Fernández avec Alfredo Landa
1970El amor de María Isabel – de Federico Curiel avec Silvia Pinal
El mejor del mundo – de Julio Coll avec Alfredo Mayo
1971La montaña rebelde – de Ramón Torrado avec María Elena Arpón
El cristo del Océano – de Ramón Fernández avec Perla Cristal
Los jóvenes amantes – de Benito Alazraki avec Perla Cristal
1972Marie ( María ) de Tito Davison avec Taryn Power
Une raison pour vivre, une raison pour mourir / La horde des salopards ( una ragione per vivere, una per morire ) de Tonino Valerii avec James Coburn
Marianela – de Angelino Fons avec Jacqueline Parent
1974Los caballeros del botón de ancla – de Ramón Torrado avec Rafael Hernández
La trastienda – de Jorge Grau avec Frederick Stafford
Fiche créée le 16 novembre 2006 | Modifiée le 20 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 7637 fois
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