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Judy Campbell



Date et Lieu de naissance : 31 mai 1916 (Grantham, Royaume-Uni)
Date et Lieu de décès : 6 juin 2004 (Londres, Royaume-Uni)
Nom Réel : Judy Mary Gamble

ACTRICE
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1946 La couleur qui tue (green for danger) de Sidney Gilliat avec Trevor Howard, Sally Gray & Alastair Sim
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1948 La grande révolte (Bonnie prince Charlie) de Anthony Kimmins avec David Niven & Margaret Leighton
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1970 Une fille dans ma soupe (there’s a girl in my soup) de Roy Boulting avec Peter Sellers & Goldie Hawn
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1987 Kung-Fu master – de Agnès Varda avec Jane Birkin, Mathieu Demy & Charlotte Gainsbourg

Judy Campbell n’est guère connue. Sa fille, en revanche, l’est bien davantage. Mère de Jane Birkin, la comédienne et chanteuse britannique, née Judy Mary Gamble, voit le jour à Grantham en Angleterre le 31 mai 1916, dans une famille vouée au théâtre. C’est donc sans surprise que la ravissante jeune fille s’y frotte, avant d’y déployer ses dons artistiques. En 1940, au cours d’une revue londonienne, Judy, que le public découvre, improvise d’une voix incertaine, mais avec panache, la chanson romantique «A Nightingale Sang dans Berkeley Square». C’est un triomphe! Et le début d’une longue et prolifique carrière. Elle se produit ensuite dans des spectacles destinés à divertir une population éprouvée par la guerre avec d’autres artistes, dont l’éclectique dramaturge Noël Coward. Anecdote pittoresque, lors d’une scène qui les réunit dans une pièce de l’auteur, Judy est surprise de sentir les mains de Noël Coward, réputé pour être peu attiré par la gent féminine, caresser son épaule sous sa robe. Aurait-elle réussi à le séduire? Méprise! L’acteur lui avoue que c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour réchauffer ses mains dans ce théâtre glacial…

1940, c’est aussi l’année où Judy Campbell aborde le cinéma en tournant trois films d’affilée. Elle est en tête d’affiche dans le drame sur fond de guerre, signé Pen Tennyson «Convoi» (1940) et dans le thriller «East of Piccadilly» (1940) de Harold Huth, où elle incarne une journaliste qui collabore avec Scotland Yard à la recherche d’un meurtrier. Harold Huth la sollicite à nouveau pour le film romantique, «Breach of promise» (1941). Puis, les tournages s’espacent, avec des rôles très contrastés. Elle est pilote d’avion dans le film de guerre de Vernon Sewell, «The world owes me a living» (1944). Elle se retrouve infirmière, bientôt assassinée, dans le thriller de Sidney Gilliat «La couleur qui tue» (1946). Et tâte du film historique en amante de Charles Stuart, joué par David Niven, dans la lutte de ce dernier pour accéder au trône d’Angleterre en 1745, épisode que retrace «La grande révolte» (1948) de Anthony Kimmins.

Une longue interruption cinématographique s’ensuit, comblée par sa vie familiale et par son amour constant pour les planches. En 1943, Judy Campbell épouse le commandant de la Royal Navy David Birkin, l’homme qui partage sa vie jusqu’à son décès en 1991. Elle donne naissance à un garçon Andrew et à deux filles Jane et Linda. Elle ne revient au cinéma que par intermittence. Pour «Une fille dans ma soupe» (1970) de Roy Boulting, comédie romantique évoquant le choc des générations, puis pour «Mr. Forbush and the penguins» (1971), film d’aventure dans lequel elle campe l’épouse d’un scientifique excentrique, parti étudier les pingouins en Antarctique. Dix ans plus tard, elle se distingue avec le court métrage «Sredni Vashtar» (1981) de Andrew Birkin, dans le rôle de la redoutable tante Augusta. Sa dernière apparition sur grand écran réunit autour d’elle sa fille Jane Birkin et ses petites-filles Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon. «Kung-Fu master» (1987) de Agnès Varda conte l’amour sans lendemain d’une femme de 40 ans pour un adolescent passionné de jeux vidéo. La page cinéma refermée, Judy Campbell imprègne encore de son humour et de sa prestance le théâtre, sa raison d’être, et la télévision jusqu’au remake de «La dynastie des Forsythe» (2002). Elle décède le 6 juin 2004 à Londres, à l’âge de 88 ans. Sa plus grande fierté? Avoir engendré une lignée de grands artistes et avoir pu assister à leur réussite. Quand belle est la vie…

© Isabelle MICHEL

copyright
1939 CM Now you’re talking – de John Paddy Carstairs avec Edward Chapman
1940Convoi ( convoy ) de Pen Tennyson avec Clive Brook
Saloon bar – de Walter Forde avec Gordon Harker
East of Piccadilly – de Harold Huth avec Sebastian Shaw
1941Breach of promise / Adventure in blackmail – de Harold Huth avec Clive Brook
1944The world owes me a living – de Vernon Sewell avec David Farrar
1946La couleur qui tue / Une enquête de Scotland Yard ( green for danger ) de Sidney Gilliat avec Trevor Howard
1948La grande révolte / Le prétendant ( Bonnie prince Charlie ) de Anthony Kimmins avec David Niven
1954 CM Calling Scotland Yard : The sable scarf – de Paul Dickson avec Hugh Latimer
1970Une fille dans ma soupe ( there’s a girl in my soup ) de Roy Boulting avec Peter Sellers
1971Mr. Forbush and the penguins / Cry of the penguins – de Alfred Viola avec John Hurt
1981 CM Sredni Vashtar – de Andrew Birkin avec Sacha Puttnam
1987Kung-Fu master / Le petit amour – de Agnès Varda avec Jane Birkin
Fiche créée le 18 mars 2017 | Modifiée le 7 juillet 2018 | Cette fiche a été vue 1652 fois
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