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Juliette Béliveau



Date et Lieu de naissance : 28 octobre 1889 (Nicolet, Québec, Canada)►
Date et Lieu de décès : 26 août 1975 (Montréal, Québec, Canada)
Nom Réel : Marie Apoline Élodie Juliette Béliveau

ACTRICE
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1948 Un homme et son péché – de Paul Gury avec Hector Charland, Nicole Germain, Henri Poitras & Guy Provost
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1949 Le gros Bill – de Jean-Yves Bigras & René Delacroix avec Yves Henry, Ginette Letondal & Paul Berval
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1951 Le rossignol et les cloches – de René Delacroix avec Gérard Barbeau, Nicole Germain & Jean Coutu
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1952 Tit-Coq – de René Delacroix & Gratien Gélinas avec Gratien Gélinas, Jean Duceppe & Paul Dupuis

Fille de barbier, Juliette Béliveau est née à Nicolet, au Québec, le 28 octobre 1889. Elle débute sur scène lorsqu’elle a dix ans. Sa petite taille à l’âge adulte l’amène à s’orienter principalement vers la comédie et le public n’aura pas à s’en plaindre. Elle joue beaucoup d’œuvres d’auteurs québécois comme, notamment, «Boum, ça y est» d’Almer Perreault, «Tizoune veut s’marier» de Damase Dubuisson, «Marie-Claire ou l’amour en tablier» d’Yvette Mercier-Gouin, «Montréal fin d’année» de J.R. Tremblay, «As-tu vu Gédéon» d’Armand LeClaire, «Tit Coq» de Gratien Gélinas, «Sonnez les matines» de Félix Leclerc, «Gai gai la belle province» de Muriel Millard,… Ajoutons-y «Envoye, envoye» de Paul Gury qui, bien que Breton d’origine, peut être inclus dans cette liste, vu le brillant parcours qu’il mènera au Canada. Mais on peut aussi la voir dans, par exemple, «N’écoutez pas mesdames» de Sacha Guitry ou encore «Les choutes» de Barillet et Grédy.

Pour la petite histoire, signalons que Juliette Béliveau fait, en 1951, partie de la distribution de la version anglophone de «Tit Coq» à Broadway. Malheureusement, la pièce y connaît un échec retentissant et est retirée de l’affiche après seulement trois représentations. De 1938 à 1946, elle est une habituée des «Fridolinades», des revues mises en scènes par Gratien Gélinas, créateur du populaire personnage de Fridolin. Les amateurs se rappellent sans doute en outre du numéro «Les deux jumelles» qu’elle crée au cabaret à la fin des années 40 avec la comédienne Juliette Huot. La polyvalente Juliette Béliveau explore plusieurs aspects de son métier. Elle enregistre bon nombre de disques de chansons fantaisistes et de sketches et, dans les années 50 et 60, on peut la voir dans plusieurs séries télévisées. À la radio, elle est l’interprète de plusieurs feuilletons radiophoniques sur les chaînes CKAC et SRC. Dans ce domaine, elle anime même sa propre émission, le «Programme Juliette Béliveau» de 1947 à 1950.

Durant sa carrière, cette figure incontournable de la scène québécoise touche à quelques reprises au cinéma. Selon certaines sources, Juliette Béliveau serait apparue dans un film muet en 1923 mais c’est de 1942 à 1953 qu’elle est la plus active au Septième Art. Tout d’abord, pour agrémenter l’édition 1942 de ses «Fridolinades», Gratien Gélinas a l’idée de tourner un court-métrage parodique intitulé «La dame aux camélias, la vraie» et réserve le rôle féminin principal à Juliette Béliveau. Le réalisateur est néanmoins déçu de l’accueil mitigé que les spectateurs réservent à son œuvre. En 1945, l’actrice figure dans un autre court-métrage, «Fridolinons», composé de scènes du spectacle des «Fridolinades» de la même année. L’actrice se retrouve ensuite parmi les protagonistes de quatre longs-métrages «Un homme et son péché» (1948) de Paul Gury, auprès de Gérard Barbeau; «Le gros Bill» (1949) de Jean-Yves Bigras et René Delacroix, avec Yves Henry dans le rôle-titre; «Le rossignol et les clochers» (1951) René Delacroix et «Tit Coq» (1952), écrit, réalisé et interprété par Gratien Gélinas.

Sa popularité est telle, que Juliette Béliveau devient le personnage central d’une bande dessinée entre 1950 et 1954, dans l’hebdomadaire Radiomonde. Pour ses cinquante ans de carrière, l’union des artistes québécois l’honore d’un prix pour «une vie consacrée au théâtre». Artiste complète et excellente dans tous les registres, la comédienne s’éteint le 26 août 1975, à Montréal, après un parcours bien rempli.

© Marlène PILAETE

copyright
1942 CM La dame aux camélias, la vraie – de Gratien Gélinas avec Fred Barry
1945 CM Fridolinons – de Roger Blais avec Gratien Gélinas
1947 CM Métropole ( Montreal by night ) de Jean Palardy & Arthur Burrows avec Jean Lajeunesse
1948Un homme et son péché – de Paul Gury avec Hector Charland
1949Le gros Bill – de Jean-Yves Bigras & René Delacroix avec Yves Henry
1951Le rossignol et les cloches – de René Delacroix avec Jean Coutu
1952Tit-Coq – de René Delacroix & Gratien Gélinas avec Gratien Gélinas
    Remerciements à Daniel DOYON pour ses recherches d’état-civil
Fiche créée le 4 février 2018 | Modifiée le 25 février 2018 | Cette fiche a été vue 519 fois
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