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Lana Marconi



Date et Lieu de naissance : 8 septembre 1917 (Bucarest, Roumanie)
Date et Lieu de décès : 8 décembre 1990 (Neuilly-sur-Seine, France)
Nom Réel : Ecaterina Marconi

ACTRICE
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1948 Le diable boiteux – de Sacha Guitry avec Sacha Guitry, Emile Drain, Maurice Teynac & Philippe Richard
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1949 Toâ – de Sacha Guitry avec Sacha Guitry, Robert Seller, Jeanne Fusier-Gir & Mireille Perrey
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1950 Deburau – de Sacha Guitry avec Sacha Guitry, Henri Laverne, Georges Bever, Jean Danet & Jeanne Fusier-Gir
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1955 Si Paris nous était conté – de Sacha Guitry avec Jean Marais; Danielle Darrieux & Sacha Guitry

Beauté brune un peu froide, au physique de star italienne, Lana Marconi doit tout à Sacha Guitry, dont elle fut la cinquième et dernière épouse («Les autres ont été mes épouses, vous, vous serez ma veuve», lui disait-il), mais aussi une comédienne fidèle, qui ne joue que sous la direction du maître. D’origine roumaine, elle naît le 8 septembre 1917 à Bucarest. C’est Arletty et son compagnon, Jean-Pierre Dubost, qui présentent Lana Marconi à Sacha Guitry, en 1945. Quand il la voit, le vieux séducteur tombe sous le charme: «Vous avez les plus belles mains du monde».

Lana Marconi n’a jamais joué la comédie et Sacha Guitry peut tout à loisir la modeler et en faire sa création. Au théâtre d’abord, où, de 1948 à 1953, elle crée huit de ses pièces. Dans «Le diable boiteux» (1948), consacré à un Talleyrand vieillissant, elle incarne plusieurs personnages, dont celui de Pauline de Dino, la «chère Minette», à qui le vieux diplomate, qui était sans doute son père, vouait une affection qui ne se démentit jamais. On la voit aussi dans «Aux deux colombes» avec Suzanne Dantès et Pauline Carton, où elle incarne la grande-duchesse Christine. Elle porte son prénom de baptême, Ecaterina, dans «Toâ», en 1949. La même année, elle croise Sacha Guitry bien sûr, mais aussi Fernandel dans «Tu m’as sauvé la vie». C’est la courtisane Marie Duplessis, la dame aux camélias, qu’elle personnifie dans «Deburau» (1950), une des plus belles pièces de Guitry. La même année, elle retrouve Jeanne Fusier-Gir pour interpréter Missia dans «Une folie» puis elle est Madeleine Bachelet dans «N’écoutez pas, Mesdames», en 1952, et, dans «Palsambleu», l’année suivante, elle se retrouve seule en scène avec le maître.

Comme au théâtre, Lana Marconi n’a connu au cinéma qu’un seul metteur en scène, son mari. Dans «Le comédien» (1947), qui retrace la vie de Lucien Guitry, le père de Sacha, elle incarne une jeune femme ambitieuse, qui croit pouvoir se passer des conseils du maître. Elle reprend souvent les rôles qu’elle tenait au théâtre dans les adaptations pour le cinéma de pièces comme «Le diable boiteux» (1948), «Aux deux colombes» (1949), «Toâ» (1949) ou «Deburau» (1950). Elle fait aussi partie de la distribution du «Trésor de Cantenac» (1950), merveille d’humour et d’esprit, bien dans la manière de Sacha Guitry. Toujours élégante, l’actrice campe une marquise dans «Tu m’as sauvé la vie» (1950), infirmière à domicile d’un baron misanthrope incarné par Sacha lui-même. Dans «Je l’ai été trois fois» (1953), elle est Thérèse Verdier, qui trompe son mari, cocu déjà à deux reprises, avec un acteur vieillissant (Guitry) qui se fait passer aux yeux de l’époux pour un cardinal. La classe et le maintien un peu guindé de Lana Marconi la vouent décidément aux rôles d’aristocrate: même quand elle joue les prostituées, comme dans «La vie d’un honnête homme» (1952), on la surnomme la «comtesse» et, après avoir campé Marie Walewska, le grand amour de Napoléon, dans «Napoléon» (1954), elle personnifie, à deux reprises, une Marie-Antoinette un peu froide dans «Si Versailles m’était conté» (1953) et «Si paris m’était conté» (1955).

Lana Marconi veille jusqu’au bout sur son Pygmalion, auquel elle doit tout, l’amour, la fortune et la renommée. Lui disparu, elle s’efface et ne remet plus jamais les pieds sur une scène ou dans un studio de cinéma. Elle s’éteint à Neuilly le 8 décembre 1990 et repose au cimetière de Montmartre, auprès de Lucien Guitry et de Sacha, bien sûr.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1947Le comédien – de Sacha Guitry avec José Noguéro
1948Le diable boiteux – de Sacha Guitry avec Emile Drain
1949Aux deux colombes – de Sacha Guitry avec Suzanne Dantès
Toâ – de Sacha Guitry avec Robert Seller
1950Le trésor de Cantenac – de Sacha Guitry avec Jacques de Féraudy
Tu m’as sauvé la vie – de Sacha Guitry avec Fernandel
Deburau – de Sacha Guitry avec Henri Laverne
1952La vie d’un honnête homme – de Sacha Guitry avec Michel Simon
1953Je l’ai été trois fois – de Sacha Guitry avec Bernard Blier
Si Versailles m’était conté – de Sacha Guitry avec Claudette Colbert
1954Napoléon – de Sacha Guitry avec Raymond Pellegrin
1955Si Paris nous était conté – de Sacha Guitry avec Jean Marais
Fiche créée le 25 août 2010 | Modifiée le 29 mars 2015 | Cette fiche a été vue 4622 fois
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