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Lotte Koch



Date et Lieu de naissance : 9 mars 1913 (Bruxelles, Belgique)
Date et Lieu de décès : 6 mai 2013 (Unterhaching, Allemagne)
Nom Réel : Louise Charlotte Koch

ACTRICE

C’est à Bruxelles que Lotte Koch voit le jour le 9 mars 1913 de parents allemands. Après sa scolarité en Belgique, elle s’installe à Düsseldorf et intègre le Collège des Beaux Arts où elle suit des cours d’art dramatique dispensés par Louise Dumont et son mari, Gustav Lindemann. En 1931, elle signe son premier engagement théâtral à Heidelberg, quatre ans plus tard, elle est engagée à la Schauspielhaus de Zurich sous la direction de Leopold Lindtberg. Jusqu’en 1937, elle y interprète de nombreuses pièces dont «Cabale et amour» de Friedrich Schiller et «La guerre de Troie n’aura pas lieu» de Jean Giraudoux. En 1937, elle se produit également dans le cabaret d’Erika Mann et de son frère Klaus «Le Moulin à Poivre» qui vient de s’installer à Zurich pour fuir le nazisme. Pour la saison théâtrale de 1938/1939, elle est sous contrat au «Deutsche Volkstheater» à Vienne, puis au «Kammerspiele» d’Hambourg.

Au milieu des années trente, Lotte Koch fait une brève apparition au cinéma, aux côtés de Paul Hörbiger et Heinz Rühmann, dans «Lumpacivagabundus» (1936), une comédie réalisée par le hongrois Géza von Bolváry, mais c’est seulement quatre ans plus tard que son talent de comédienne va être sérieusement exploité à l’écran. Elle commence par le film d’espionnage «Achtung! Feind hört mit!» (1940) de Arthur Maria Rabenalt auprès de René Deltgen, puis enchaîne avec le rôle de Lady Jean Gordon comtesse de Bothwell dans «Marie Stuart / Cœur de reine» (1940) de Carl Froelich avec Zarah Leander dans le rôle-titre et Willy Birgel dans celui du comte de Bothwell.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Lotte Koch est l’interprète d’une douzaine de productions dont la plupart exaltent les valeurs du parti nazi, telles que le courage, le patriotisme, la famille. Elle est la sœur du musicien Friedemann Bach, incarné par Gustaf Gründgens, dans «Le musicien errant» (1941) de Traugott Müller. Puis, elle donne la réplique, entre-autres, à Hans Söhnker dans «La proie des eaux»; Peter Petersen et Luis Trenker dans «Germanin» (1943) de Max W. Kimmich, l’histoire d’un médecin-missionnaire qui vient en aide aux indigènes africains; Richard Häussler dans «Die schwarze robe» (1944) de Fritz Peter Buch où elle est une jeune avocat qui fait passer sa carrière avant tout. Alors que Berlin est de plus en plus en proie aux attaques aériennes, la plupart de ses productions sont tournées à Prague, en Hollande et à Rome. Lors d’un passage dans la capitale du Reich, elle est prise dans un bombardement et ensevelie vivante pendant plusieurs heures, une expérience qui va marquer l’actrice à jamais. Après la guerre, Lotte Koch s’installe à Altaussee en Autriche et travaille dans le petit théâtre communal. On la voit encore dans quelques films dont deux avec Hans Albers, «…Und über uns der himmel» (1947) et «Käpt’n Bay-Bay» (1952) son dernier rôle au cinéma. Jusqu’à la fin des années 1980, la comédienne se produit essentiellement sur scène et prête sa voix pour des doublages. Elle fait aussi un peu de télévision, notamment dans un épisode de la série «Motiv liebe» en 1972.

Côté vie privée, Lotte Koch c’est mariée une première fois avec le bel acteur Ernst von Klipstein, son partenaire dans quatre films. Après leur séparation, l’actrice épouse le frère de ce dernier, Dieter, un officier de l’armée. À peine deux mois après son centième anniversaire, elle meurt à Unterhaching près de Munich, où elle vivait avec son troisième mari depuis 1996.

© Pascal DONALD

copyright
1936Lumpacivagabundus – de Géza von Bolváry avec Paul Hörbiger
1940Achtung ! Feind hört mit ! – de Arthur Maria Rabenalt avec Michael Bohnen
Marie Stuart / Coeur de reine ( das herz der königin ) de Carl Froelich avec Willy Birgel
1941Unser kleiner junge – de Boleslaw Barlog avec Ernst von Klipstein
Le musicien errant ( Friedmann Bach ) de Traugott Müller avec Gustaf Gründgens
La proie des eaux ( der strom / wenn du noch ein heim hast ) de Günther Rittau avec Paul Henckels
1942Attentat à Bakou ( anschlag auf Baku ) de Fritz Kirchhoff avec René Deltgen
1943Germanin ( Germanin – Die geschichte einer kolonialen tat ) de Max W. Kimmich avec Luis Trenker
Du gehörst zu mir – de Gerhardt Lamprecht avec Paul Bildt
Das schwarze schaf – de Miroslav Cikán avec Victor Janson
1944Aufruhr der herzen – de Hans Müller avec O.E. Hasse
La robe noire ( die schwarze robe ) de Fritz Peter Buch avec Kirstein Heiberg
La vieille chanson ( das alte lied ) de Fritz Peter Buch avec Karl Martell
1945Rätsel der nacht – de Johannes Meyer avec Richard Häussler
Der große fall – de Karl Anton avec Fritz Odemar
1947…Und über uns der himmel – de Joseph von Báky avec Hans Albers
1948Morituri – de Eugen York avec Carl-Heinz Schroth
1949Der andere – de Alfred E. Sistig avec Walter Gross
Gesucht wird Majora – de Hermann Pfeiffer avec Heinz Erhardt
Madonna in ketten – de Gerhardt Lamprecht avec Paul Heidemann
Cargaison féminine ( export in blonde / eine nacht in Rio ) de Eugen York avec Peter van Eyck
1952Capitaine Bye-Bye / Captain Bay-Bay ( Käpt’n Bay-Bay ) de Helmut Käutner avec Hans Albers
Fiche créée le 4 février 2009 | Modifiée le 3 juillet 2016 | Cette fiche a été vue 4435 fois
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