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Louise Brooks



Date et Lieu de naissance : 14 novembre 1906 (Cherryvale, Kansas, USA)
Date et Lieu de décès : 8 août 1985 (Rochester, New York, USA)
Nom Réel : Mary Louise Brooks

ACTRICE
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1928 Poings de fer, cœur d’or (a girl in every port) de Howard Hawks avec Victor McLaglen & Leila Hyams
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1929 Loulou (die büchse der Pandora) de George Wilhelm Pabst avec Francis Lederer & Fritz Kortner
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1929 Journal d’une fille perdue (das tagebuch einer verlorenen) de George Wilhelm Pabst avec André Roanne
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1929 Prix de beauté – de Augusto Genina avec Georges Charlia, Gaston Jacquet & Jean Bradin

Mary Louise Brooks naît le 14 novembre 1906 à Cherryvale, dans l’état du Kansas, aux Etats-Unis. Elle se découvre très jeune une passion pour la danse et, dès 1922, intègre la célèbre compagnie dirigée par Ted Shawn et Ruth St. Denis. Son parcours la mène ensuite, notamment, aux George White’s Scandals en 1924 et aux Ziegfeld Follies en 1925.

Louise Brooks débute à l’écran à la Paramount en 1925 et devient rapidement une des jeunes stars de la firme. Elle est particulièrement très bien employée en flapper peu scrupuleuse dans «Le galant étalagiste» (1925) de Frank Tuttle, en petite amie de gangster dans «La ville maudite» (1927) de James Cruze, en artiste de cirque volage dans «Poings de fer, cœur d’or» (1928) de Howard Hawks et en fugitive obligée de se déguiser en garçon pour échapper à la police dans «Les mendiants de la vie» (1928) de William A. Wellman. À la même époque, elle sert de modèle au personnage de comic strip Dixie Dugan.

En 1928, elle ne renouvelle pas son contrat et se rend en Allemagne pour être la vedette de «Loulou» (1929) du grand réalisateur Georg Wilhelm Pabst. Elle rentre ensuite brièvement aux U.S.A. où elle refuse de prêter sa voix à «The Canary Murder Case» (1929), le dernier film qu’elle avait tourné en muet avant son départ et que la Paramount désire diffuser en version parlante. La firme est dès lors contrainte de demander à une autre actrice, Margaret Livingston, d’effectuer le doublage. Louise Brooks repart alors en Allemagne où Pabst la dirige dans un second chef d’œuvre: «Journal d’une fille perdue» (1929). Après un film français, «Prix de beauté» (1929) de Augusto Genina, elle revient dans son pays natal où elle s’aperçoit que sa carrière de vedette est pratiquement terminée. En effet, aux U.S.A., «Loulou» sort dans l’indifférence et ses deux autres films européens ne sont même pas distribués. Le travail qu’elle a fourni sur le Vieux Continent ne lui vaut aucune considération et son escapade est considérée comme un échec.

Louise Brooks n’arrive alors qu’à apparaître dans deux seconds rôles ainsi que dans un court-métrage. Elle commet en outre l’erreur de dédaigner l’offre de William A. Wellman de jouer aux côtés de James Cagney dans «L’ennemi public» (1931). C’est Jean Harlow qui prendra sa place. En 1932, elle se déclare en faillite. Elle retourne alors à ses premières amours et, jusqu’au début des années quarante, c’est la danse qui constitue sa principale activité. De 1936 à 1938, elle retrouve néanmoins le monde du cinéma, avec deux westerns de série B, une figuration dans «Le cœur en fête» de Robert Riskin et un rôle coupé au montage dans «King of Gamblers» de Robert Florey. À partir de 1943, elle exerce des activités aussi diverses qu’actrice à la radio, escort-girl ou encore vendeuse dans un grand magasin.

Heureusement, dès le milieu des années cinquante, un culte particulier, toujours vivace aujourd’hui, commence à se développer autour d’elle. Elle sort alors de l’oubli dans lequel elle était plongée depuis de nombreuses années et, au fil des ans, rédigera avec talent plusieurs textes traitant du cinéma. Louise Brooks accède au rang de mythe. Des rétrospectives de sa carrière sont organisées, les jeunes générations la redécouvrent, les hommages pleuvent. L’étoile ressuscitée décède d’une crise cardiaque le 8 août 1985 à Rochester (New York), mais sa légende lui survit.

@ Marlène PILAETE

copyright
1925L’école des mendiants ( the street of forgotten men ) de Herbert Brenon avec Percy Marmont
The american Venus – de Frank Tuttle avec Lawrence Gray
Le galant étalagiste ( love’em and leave’em ) de Frank Tuttle avec Osgood Perkins
1926Au suivant de ces messieurs ( a sociale celebrity ) de Malcolm St. Clair avec Adolphe Menjou
Un conte d’apothicaire ( it’s the old army game ) de A. Edward Sutherland avec W.C. Fields
Moi ( the show off ) de Malcolm St. Clair avec Ford Sterling
Just another blonde / The girl from Coney Island – de Alfred Santell avec Jack Mulhall
1927Un homme en habit ( evening clothes ) de Luther Reed avec Noah Beery
Frères ennemis ( rolled stockings ) de Richard Rosson avec Richard Arlen
Now we’re in the Air – de Frank R. Strayer avec Wallace Beery
La ville maudite / La cité maudite ( the city gone wild ) de James Cruze avec Thomas Meighan
1928Poings de fer, cœur d’or / Une fille dans chaque port ( a girl in every port ) de Howard Hawks avec Victor McLaglen
Les mendiants de la vie ( beggars of life ) de William A. Wellman avec Wallace Beery
Le meurtre du canari ( the canary murder case ) de Malcolm St. Clair avec William Powell
1929Loulou ( die büchse der Pandora / Lulu / Pandora’s box ) de George Wilhelm Pabst avec Francis Lederer
Journal d’une fille perdue ( das tagebuch einer verlorenen / diary of a lost girl ) de George Wilhelm Pabst avec André Roanne
Prix de beauté – de Augusto Genina avec Georges Charlia
1930La publicité rapporte ( it pays to advertise ) de Frank Tuttle avec Norman Foster
1931God’s gift to women / The devil was sick / Too many women – de Michael Curtiz avec Alan Mowbray
CM Windy Riley goes Hollywood / The gas bag – de Roscoe Fatty Arbuckle avec Dell Henderson
CM Who’s who in the zoo – de Babe Stafford avec Billy Bevan
1936Empty Saddles – de Lesley Selander avec Buck Jones
Sérénade / Le cœur en fête ( when you’re in love / for you alone ) de Robert Riskin avec Cary Grant
1937L’homme qui terrorisait New York ( king of gamblers / czar of the slot machines ) de Robert Florey avec Lloyd Nolan
    Scènes coupées au montage
1938Overland stage raiders – de George Sherman avec John Wayne
1980 DO Hollywood – de Kevin Brownlow & David Gill avec Frank Capra
    Seulement apparition
1983 DO Lulu in Berlin – de Richard Leacock avec Richard Leacock
    Seulement apparition
Fiche créée le 7 octobre 2005 | Modifiée le 2 mai 2015 | Cette fiche a été vue 6768 fois
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