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Marie Daëms



Date et Lieu de naissance : 27 janvier 1928 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 21 janvier 2016 (Paris, France)
Nom Réel : Maud Marie Daëms

ACTRICE
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1956 L’irrésistible Catherine – de André Pergament avec Michel Auclair, Fernand Sardou & Robert Vattier
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1957 La garçonne – de Jacqueline Audry avec Andrée Debar, Fernand Gravey, Jean Danet & Jean Parédès
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1962 Que personne ne sorte – de Ivan Govar avec Philippe Nicaud, Jacqueline Maillan & Jean-Pierre Marielle
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1998 Le créateur – de Albert Dupontel avec Claude Perron, Albert Dupontel, Michel Vuillermoz & Paul Le Person

Visage aigu et un peu boudeur, Marie Daëms joue à l’écran les fines mouches et les mondaines un peu frivoles. La langue acérée et l’humour un peu vache, elle se délecte à composer des personnages de pestes ou de garces. À la ville, on redoute son esprit un peu acide; ainsi, à une amie qui lui demande ce qu’elle répète en ce moment, elle répond «Je répète tout ce qu’on me dit». Née le 27 janvier 1928 à Paris, Marie Daëms fait de la danse classique, puis fréquente le célèbre cours Simon, en compagnie de Martine Carol ou Gérard Philipe. Puis, en 1945, elle commence au théâtre une brillante carrière, qui durera quatre décennies. Ses débuts, elle les fait dans le rôle de Marianne du «Tartuffe», sous la houlette de Marcel Herrand, qui la dirige dans d’autres pièces au théâtre des Mathurins. Puis c’est la rencontre avec François Périer, qui devient son mari et son partenaire sur scène, dans des œuvres comme «Bobosse» (1950), la célèbre pièce d’André Roussin, «Un beau dimanche», du comédien Jean-Pierre Aumont, ou encore «Le ciel de lit» (1953) de Jan de Hartog, où les deux époux sont seuls en scène. On voit aussi Marie Daëms dans des pièces de Sacha Guitry, comme «Mon père avait raison» (1959), Françoise Sagan ou Giraudoux, comme «La folle de Chaillot» (1994), avec Madeleine Robinson dans le rôle principal.

Au cinéma, où elle débute à la fin des années 40, Marie Daëms joue les jeunes premières. Elle est ainsi une des trois filles de la famille Donnadieu dans «Vire-vent» (1948) de Jean Faurez et campe une jeune fille primesautière qui, dans «Un trésor de femme» (1952) de Jean Stelli, ne parvient pas à se débarrasser d’une bague destinée à une autre. Loin de la Parisienne frivole qu’elle incarnera plus tard, elle prête vie, dans «Le sorcier du ciel» (1949) de Marcel Blistène, à Catherine Lassagne, la directrice de la maison pour jeunes filles pauvres fondée par le saint curé d’Ars. Mais très vite, elle dessine avec gourmandise des personnages de pécores, comme la jeune fiancée snob de François Périer dans «L’amour, Madame» (1951) de Gilles Grangier, avec Arletty, le mannequin de «L’air de Paris» (1954) de Marcel Carné, avec Jean Gabin, ou encore la camériste de Lilli Palmer dans «La vie à deux» (1958) de Clément Duhour. Elle reprend le rôle de l’écervelée Valentine Trielle, adapté de «La paix chez soi», la pièce de Courteline, par André Berthomieu dans son film «Scènes de ménage» (1954). Ses rôles se teintent parfois de cynisme et elle ne recule pas devant les silhouettes antipathiques, comme cette Catherine, jeune fille niaise et puritaine, peinte à l’eau-forte par André Pergament dans «L’irrésistible Catherine» (1956). Mais bien vite elle retrouve les femmes du monde qui ont fait l’essentiel de sa renommée, dans des emplois souvent secondaires d’ailleurs: elle joue ainsi une mondaine dans «Nous irons à Deauville» (1962) de Francis Rigaud, une comtesse dans «Alibis» (1976), de Pierre Rissient ou une aristocrate guindée et revêche dans «Le mouton noir» (1979), de Jean-Pierre Moscardo, avec Jacques Dutronc.

Sur le petit écran, elle retrouve certains de ses rôles de scène, comme celui qu’elle tient à nouveau dans «Le ciel de lit» (1955) ou reprend celui de Marguerite Deval dans une adaptation de la pièce de Jacques Deval, «Tovarich». On la retrouve aussi dans un épisode des «Enquêtes du commissaire Maigret» (1973) et elle incarne la reine Jeanne d’Albret, dans une nouvelle version du «Chevalier de Pardaillan» (1988) de Josée Dayan. Marie Daëms a également prêté sa voix à des actrices étrangères, notamment dans la série «Derrick». Cette femme spirituelle et talentueuse nous a quittés le 21 janvier 2016.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1948Vire-vent – de Jean Faurez avec Roger Pigaut
1949Le sorcier du ciel – de Marcel Blistène avec Georges Rollin
Au P’tit Zouave – de Gilles Grangier avec François Périer
DO Ce siècle a cinquante ans – de Roland Tual avec Jean Cocteau
    Seulement apparition
CM Vedettes en liberté – de Jacques Guillon avec Jean Marais
    Seulement apparition
1950Mon phoque et elles – de Pierre Billon avec Pierre Bertin
1951L’amour, madame – de Gilles Grangier avec Arletty
CM Vedettes sans maquillage – de Jacques Guillon avec Michel Simon
    Seulement apparition
1952Un trésor de femme – de Jean Stelli avec François Périer
1954L’air de Paris – de Marcel Carné avec Jean Gabin
Scènes de ménage – de André Berthomieu avec Bernard Blier
1955Paris canaille / Paris coquin / La soupe à la grimace / Oh, la-la chéri ! – de Pierre Gaspard- Huit avec Daniel Gélin
1956L’irrésistible Catherine – de André Pergament avec Michel Auclair
1957La garçonne – de Jacqueline Audry avec Fernand Gravey
Le coin tranquille / Déshabillez-vous, madame – de Robert Vernay avec Louis Velle
Filous et compagnie – de Tony Saytor avec Roland Lesaffre
Charmants garçons – de Henri Decoin avec Zizi Jeanmaire
1958La vie à deux – de Clément Duhour avec Lilli Palmer
Le voyage ( the journey ) de Anatole Litvak avec Yul Brynner
1960Pierrot la tendresse – de François Villiers avec Claude Brasseur
Le puits aux trois vérités – de François Villiers avec Jean-Claude Brialy
    Seulement apparition
1961Le crime ne paie pas – de Gérard Oury avec Michèle Morgan
    Segment « L’affaire Hugues »
1962Nous irons à Deauville – de Francis Rigaud avec Louis de Funès
Que personne ne sorte / Dernière enquête de Wens – de Ivan Govar avec Philippe Nicaud
1976Alibis ( one night stand ) de Pierre Rissient avec Richard Jordan
Une fille cousue de fil blanc – de Michel Lang avec Serge Reggiani
1979Le mouton noir – de Jean-Pierre Moscardo avec Jacques Dutronc
1985Deux enfoirés à Saint-Tropez – de Max Pécas avec Philippe Caroit
1990Un week-end sur deux – de Nicole Garcia avec Nathalie Baye
1997Ceux qui m’aiment prendront le train – de Patrice Chéreau avec Jean-Louis Trintignant
1998Le créateur – de Albert Dupontel avec Michel Vuillermoz
Fiche créée le 3 septembre 2015 | Modifiée le 3 février 2016 | Cette fiche a été vue 1320 fois
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