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Pascale Audret



Date et Lieu de naissance : 12 octobre 1935 (Neuilly-sur-Seine, France)
Date et Lieu de décès : 17 juillet 2000 (Cressensac, France)
Nom Réel : Pascale Aiguionne Louise Jacqueline Marie Auffray

ACTRICE
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1956 L’eau vive – de François Villiers avec Charles Blavette, Andrée Debar & Germaine Kerjean
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1960 Pleins feux sur l’assassin – de Georges Franju avec Pierre Brasseur, Jean-Louis Trintignant & Dany Saval
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1964 Mort, où est ta victoire ? – de Hervé Bromberger avec Laurent Terzieff, Michel Auclair & Alfred Adam
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1979 Rue du Pied-de-Grue – de Jean-Jacques Grand-Jouan avec Philippe Noiret, Jacques Dufilho & Jean Dasté

La charmante Pascale Audret naît le 12 Octobre 1936 à Neuilly-sur-Seine sous le patronyme de Pascale Aiguionne Louise Jacqueline Marie Auffray. Un grand frère de sept ans attend avec impatience la venue de cette petite sœur: Hugues Auffray. La famille Auffray quitte la France pour s’installer à Madrid, Pascale y étudie la danse, Hugues la musique. Rentrée à Paris, elle fait ses débuts de danseuse, en 1954, dans une opérette de Francis Lopez «À la Jamaïque» derrière Jane Sourza, Maria Candido et l’excellent Jacques Morel. De la scène du Châtelet, Pascale passe à celle très en vogue des «Trois Baudets» où elle est remarquée par Roger Pierre. C’est donc dans l’ombre de ce joyeux drille que la ravissante jeune fille de dix huit ans fait ses débuts au cinéma dans «Les deux font la paire».

Il faut croire que la fraicheur et les airs de jeune fille de bonne famille plurent beaucoup aux cinéastes car Pascale Audret enchaîne les tournages dans des rôles certes très discrets mais pour Marc Allégret, André Cayatte, André Hunebelle ou Jacques Pinoteau. En 1956, elle se dirige vers le théâtre sachant que l’on cherche une jeune comédienne afin d’incarner Anne Frank pour la première fois sur scène. Pascale est choisie, elle relève le défi, Paris est sous le charme. Et parmi ce public, François Villiers cherche sa jeune héroïne de «L’eau vive». Il rêvait d’une Audrey Hepburn, lorsqu’il vit Pascale en Anne Frank, sa décision fut instantanée et irrévocable. L’eau Vive, ce serait elle et nulle autre. Le film connait un succès mémorable puis, assez paradoxalement et de manière fort injuste tomba dans l’oubli.

Pascale Audret rêve déjà de briser cette image idéale et choisit dès son film suivant, «Jeux dangereux», (1958) d’incarner la jeune Fleur, gangster en jupons qui n’hésite pas à commander une bande d’apprentis blousons noirs dont le plus jeune doit avoir huit ans pour kidnapper un fils de bonne famille afin de récolter un rançon qui payera un avocat à son petit ami écroué. Rien de bien palpitant à tout cela s’il n’y avait dans cette bande de truands juvéniles un certain Sami Frey. Entre Pascale et Sami, le coup de foudre est instantané. Après leurs fiançailles, Sami est retenu pour tourner dans «La vérité» avec Brigitte Bardot. Le coup de foudre Sami Frey-Brigitte Bardot sur le plateau de Henri-Georges Clouzot va défrayer la chronique des mois durant et connaît le plus incroyable battage médiatique jamais déclenché par une amourette de tournage. Brigitte est bien entendu la salope de compétition, Pascale une victime bafouée. Et puis les choses se tassent, comme toujours, quelque soit la gravité des faits et l’ampleur du scandale. Pascale continue une remarquable carrière mais son image de jeune fille idéale est écornée. Ça et quelques films désavoués du public suffisent pour la reléguer au second plan de l’actualité. Elle se prend de passion pour l’Ardèche où elle vit une longue relation sentimentale avec Roger Coggio.

Pascale Audret est devenue au fil du temps une de ces comédiennes que le cinéma français aime à garder en réserve, connue de tous, aimée de chacun, régulièrement sollicitées sans jamais retourner tout en haut de l’affiche. Le 17 Juillet 2000, le destin de Pascale s’arrête brutalement, la comédienne est tuée sur le coup dans un accident de voiture sur la nationale 20 qui traverse le Lot. Elle n’était pas au volant, c’est le comédien Rémi Kirch qui conduisait. Personne ne sut pourquoi il ne respecta pas un stop et leur voiture fut broyée par un poids lourd. Lui aussi perdit la vie dans l’accident.

© Céline COLASSIN

copyright
1954Les deux font la paire / Le mort en fuite – de André Berthomieu avec Jean Richard
1955Futures vedettes – de Marc Allégret avec Jean Marais
1956L’eau vive – de François Villiers avec Charles Blavette
    Etoile de Cristal de la meilleure actrice aux prix de l’Académie du cinéma Français, France

Mannequins de Paris – de André Hunebelle avec Ivan Desny
La polka des menottes – de Raoul André avec Mischa Auer
Œil pour œil – de André Cayatte avec Curd Jürgens
1957L’ami de la famille – de Jacques Pinoteau avec Jean-Claude Brialy
1958Les jeux dangereux – de Pierre Chenal avec Jean Servais
1959Le dialogue des carmélites – de Raymond Leopold Bruckberger & Philippe Agostini avec Jeanne Moreau
Bal de nuit – de Maurice Cloche avec Claude Titre
1960Pleins feux sur l’assassin – de Georges Franju avec Pierre Brasseur
1961La Fayette – de Jean Dréville avec Orson Welles
Les ennemis – de Edouard Molinaro avec Roger Hanin
Donnez-moi dix hommes désespérés – de Pierre Zimmer avec Jacques Riberolles
1962Le glaive et la balance – de André Cayatte avec Anthony Perkins
Les carabiniers – de Jean-Luc Godard avec Catherine Ribeiro
1963L’irrésistible célibataire ( ein mann im schönsten alter ) de Franz Peter Wirth avec Karl Michael Vogler
Chi lavora è perduto / In capo al mondo – de Tinto Brass avec Sady Rebbot
1964Mort, où est ta victoire ? – de Hervé Bromberger avec Laurent Terzieff
1965La sentinelle endormie – de Jean Dréville avec Noël-Noël
1966Ça casse à Caracas ( hölle über Caracas / fünf vor zwölf in Caracas ) de Marcello Baldi avec Horst Frank
1968 DO Dieu a choisi Paris – de Gilbert Prouteau & Philippe Arthuys avec Jean-Paul Belmondo
    Seulement apparition
1969Les chemins de Katmandou – de André Cayatte avec Serge Gainsbourg
1971Défense de jouer – de Jean-Jacques Grand-Jouan avec Lucien Raimbourg
    Inédit
La pente douce – de Claude d’Anna avec Adrian Hoven
1973Le fantôme de la liberté – de Luis Buñuel avec Michel Piccoli
1977L’amant de poche – de Bernard Queysanne avec Bernard Fresson
1979Rue du Pied-de-Grue – de Jean-Jacques Grand-Jouan avec Philippe Noiret
1988La maison de Jeanne – de Magali Clément avec Jean-Pierre Bisson
1994Dieu que les femmes sont amoureuses – de Magali Clément avec Mathieu Carrière
Fiche créée le 7 décembre 2009 | Modifiée le 20 septembre 2016 | Cette fiche a été vue 14198 fois
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