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Pasquale Squitieri



Date et Lieu de naissance : 27 novembre 1938 (Naples, Italie)
Date et Lieu de décès : 18 février 2017 (Rome, Italie)
Nom Réel : Pascale Squitieri

REALISATEUR
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1968 Moi et Dieu (io e Dio) de Pasquale Squitieri avec José Torres, Salvatore Billa, Sandra Palladino & Bernard Farber
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1973 Lucia et les guapes (i guappi) de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale, Fabio Testi & Franco Nero
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1984 Claretta – de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale, Giuliano Gemma & Philippe Lemaire
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1990 Acte d’amour (atto di dolore) de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale & Bruno Cremer

Né le 27 novembre 1938 à Naples, Pasquale Squitieri est diplômé de droit. Dans les années soixante, il est employé à la «Banco di Napoli» où il est accusé de détournement de fonds, ce qui lui vaut à une condamnation à 1 an de prison dont 5 mois fermes en 1981.

Auteur d’une pièce de théâtre «La bataille» sur les contestations de Mai 1968, Pasquale Squitieri passe à la réalisation de son premier long-métrage «Moi et Dieu» (1969), produit par Vittorio De Sica, sur les conditions des catholiques du sud de l’Italie. Ce film s’avère un terrible échec qui le contraint à accepter la réalisation de western-spaghetti, genre cinématographique qui règne à l’époque sur le cinéma italien. Sous le pseudonyme de William Redford, il signe successivement «Django défie Sartana» (1970) et «La vengeance est un plat qui se mange froid» (1971) avec Klaus Kinski. Attiré par l’ultragauche, il soutient l’anarchiste Giuseppe Pinelli décédé dans les locaux de la police milanaise ou signe avec plusieurs intellectuels une lettre ouverte qui préconise la lutte armée contre le capitalisme et le grand patronat.

En 1972, Pasquale Squitieri reprend son nom et s’engage dans un cinéma qui traite des maux contemporains de la société italienne. Dans «Les tueurs à gages», Fabio Testi compose un jeune napolitain sorti de prison qui intègre la Camorra. Pour «Lucia et les gouapes» (1973) qui se déroule à Naples à la fin du 19ème siècle sous le contrôle de la Camorra, il confie le rôle-titre à Claudia Cardinale qui devient son interprète-fétiche. Compagne du cinéaste pendant une trentaine d’années, la comédienne donne naissance à leur fille Claudia en 1979. Dans ses films suivants, il évoque les liens entre la Mafia et le pouvoir politique notamment dans «L’affaire Mori» (1976) ou «Corleone» (1978) avec Giuliano Gemma et Claudia Cardinale. Par la suite, il s’oriente vers des films historico-politiques qui lui valent de nombres critiques. Il est accusé de faire un portrait complaisant de la maîtresse de Benito Mussolini dans «Claretta» (1984) qui vaut à Claudia Cardinale plusieurs prix d’interprétation. Le biopic «Li chiamarono… Briganti !» (1999), sur le brigand Carmine Crocco, avec Enrico Lo Verso, est retiré de l’affiche dans des circonstances mystérieuses. Il traite également du fléau de la drogue dans «Acte d’amour» (1990) où Claudia tente de faire sortir son fils de l’enfer de la toxicomanie. En 1999, il réalise le téléfilm «Elisabeth» avec La Cardinale dans le rôle d’une psychologue pour enfants experte auprès des tribunaux. En dépit de la présence de Jean-Claude Brialy, le succès escompté n’est pas au rendez-vous.

Alors que Claudia Cardinale s’installe définitivement à Paris, le couple se sépare au début des années 2000 et Pasquale Squitieri retourne à Rome. Accusé de révisionnisme, ses prises de position politique déconcertent. Il s’engage politiquement auprès du mouvement «Alliance Nationale» de Silvio Berlusconi et devient sénateur en 1994. En 2003, il rencontre l’actrice et la chanteuse Ottavia Fusco qu’il épouse en 2013. Il dirige quelques films qui ne franchissent pas les Alpes et retrouve Claudia Cardinale pour le téléfilm «Il giorno della Shoah» (2009) ou le film «Father» (2010). Diminué par un accident de voiture qui l’empêche de se déplacer normalement, il finit sa vie dans une certaine précarité. À la clinique «Villa San Pietro» de Rome, Pasquale Squitieri décède le 18 février 2017, des suites de complications respiratoires dues à un emphysème pulmonaire.

© Olivier SINQSOUS

copyright
1968Moi et Dieu ( io e Dio ) de Pasquale Squitieri avec José Torres
    + scénario
1970Django défie Sartana ( Django sfida Sartana / Django against Sartana / Django challenges Sartana / Django defies Sartana ) de Pasquale Squitieri avec Giorgio Ardisson
    + scénario & apparition
1971La vengeance est un plat qui se mange froid ( la vendetta è un piatto che si serve freddo ) de Pasquale Squitieri avec Klaus Kinski
    + scénario
1972Les tueurs à gages ( camorra ) de Pasquale Squitieri avec Jean Seberg
    + scénario
1973Viaggia, ragazza, viaggia, hai la musica nelle vene – de Pasquale Squitieri avec Raymond Pellegrin
    + scénario
Lucia et les guapes ( i guappi ) de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale
    + adaptation & scénario
1974Mourir à Naples / L’ambitieux ( l’ambizioso ) de Pasquale Squitieri avec Joe Dallesandro
    + sujet & scénario
1976L’affaire Mori ( il prefetto di ferro ) de Pasquale Squitieri avec Giuliano Gemma
    + scénario
1977Corleone – de Pasquale Squitieri avec Francisco Rabal
    + scénario
1978L’arma – de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale
    + scénario
1980Le destructeur ( razza selvaggia ) de Pasquale Squitieri avec Imma Piro
    + scénario
1982 TV Dieci registi italiani, dieci racconti italiani – de Pasquale Squitieri avec Ida Di Benedetto
    Série – Réalisation & scénario de l’épisode « La segnorina »
1984Claretta – de Pasquale Squitieri avec Claudia Cardinale
    + scénario
1985Il pentito – de Pasquale Squitieri avec Franco Nero
    + sujet & scénario
1986 TV Naso di cane – de Pasquale Squitieri avec Donald Pleasence
    Téléfilm en 3 parties
1987Russicum ( Russicum – I giorni del diavolo / the third solution ) de Pasquale Squitieri avec F. Murray Abraham
    + scénario
Nosferatu à Venise ( Nosferatu a Venezia / Nosferatu in Venice ) de Augusto Caminito avec Klaus Kinski
    Seulement scénario – Non crédité
1988Gli invisibili – de Pasquale Squitieri avec Alfredo Rotella
    + sujet & scénario
    Prix du Nouveau Cinéma au festival du cinéma de Venise, Italie
1989Il colore dell’odio – de Pasquale Squitieri avec Carolina Rosi
    + scénario
1990Acte d’amour ( atto di dolore ) de Pasquale Squitieri avec Bruno Cremer
    + sujet & scénario
1991Corsica – de Nico Cirasola, Gianfrancesco Lazotti, Giorgio Molteni, Italo Spinelli & Pasquale Squitieri avec Francesca Prandi
    + scénario
1994Vörös Colibri / Colibri rosso – de Zsuzsa Böszörményi avec Barbara De Rossi
    Seulement scénario
1996Stupor mundi – de Pasquale Squitieri avec Lorenzo Crespi
    + montage
1998Brigands ( li chiamarono... briganti ! / briganti ) de Pasquale Squitieri avec Enrico Lo Verso
    + montage
2000 TV Élisabeth : Ils sont tous nos enfants – de Pasquale Squitieri avec Jean-Claude Brialy
2002L’avvocato de Gregorio – de Pasquale Squitieri avec Gabriele Ferzetti
    + scénario
2006Hotel Meina – de Carlo Lizzani avec Silvia Cohen
    Seulement scénario
2009 TV Il giorno della Shoah – de Pasquale Squitieri avec Tony Kendall
    + scénario
2010Father – de Pasquale Squitieri avec Franco Nero
    + scénario
DO Appunti per un viaggio alle radici dell’emigrazione vista al cinema... – de Rocco Giurato avec Giuliano Montaldo
    Seulement apparition
DO L’ultimo gattopardo : Ritratto di Goffredo Lombardo – de Giuseppe Tornatore avec Virna Lisi
    Seulement apparition
2011 DO Noi c’eravamo – de Antonello Sarno avec Monica Bellucci
    Seulement apparition
2014L’altro Adamo – de Pasquale Squitieri avec Lino Capolicchio
    + scénario
Fiche créée le 18 février 2017 | Modifiée le 11 mars 2017 | Cette fiche a été vue 380 fois
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