CINEMA ACTUEL
PRIX & RECOMPENSES
Nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de Rudolf Klein-Rogge
Recherche Rapide :

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

Paul Robeson



Date et Lieu de naissance : 9 avril 1898 (Princeton, New Jersey, USA)
Date et Lieu de décès : 23 janvier 1976 (Philadelphie, Pennsylvanie, USA)
Nom Réel : Paul LeRoy Bustill Robeson

ACTEUR
Image
1933 The emperor Jones – de Dudley Murphy avec Dudley Digges, Frank H. Wilson, Frank H. Wilson & Ruby Elzy
Image
1935 Bozambo (sanders of the river) de Zoltan Korda avec Leslie Banks, Nina Mae McKinney & Robert Cochran
Image
1936 Song of freedom – de J. Elder Wills avec Elisabeth Welch, Esme Percy, Robert Adams & James Solomon
Image
1939 The tunnel – de Pen Tennyson avec Edward Chapman, Rachel Thomas, Simon Lack & Edward Rigby

Fils du pasteur presbytérien William Drew Robeson, ancien esclave de plantation, et de Maria Louisa née Bustill, métisse issue d’une famille de Quaker, Paul Robeson voit le jour le 9 avril 1898, à Princeton dans le New Jersey. Il a trois frère: William Drew Jr., Reeve, Ben, et une sœur Marian. À la fin de 1915, il devient un des tous premiers étudiants afro-américains inscrit à la faculté Rutgers, où il excelle rapidement dans l’équipe de football des «Rutgers Scarlet Knights». Athlète accompli, il se distingue aussi dans la course à pied, le baseball et le basketball. Il poursuit ensuite des études de droit a l’Université new-yorkaise de Columbia mais aussi à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres. À cette époque, il rencontre et épouse en 1921 celle qui sera l’unique femme de sa vie, Eslanda Cardozo Goode.

Paul Robeson travaille brièvement comme avocat, mais il renonce à cette carrière victime de racisme. Soutenu financièrement par son épouse, il décide de se lancer définitivement dans une carrière de comédien et joue ses premiers grands rôles, en 1924, dans les pièces de Eugene O’Neill «All god’s chillun got wings» et «Emperor Jones». L’année suivante, il fait sa première apparition au cinéma, dans un film de Oscar Micheaux, et chante dans un spectacle composé uniquement de spirituals, un des premiers du genre, au Greenwich Village Theatre de New-York. Dans les années 1930, Paul Robeson se produit dans plusieurs tours de chant en Angleterre. Pour le cinéma, il a l’occasion de jouer à l’écran deux de ses plus grands succès de la scène: «The emperor Jones» (1933) de Dudley Murphy et «Show boat» (1936) de James Whale, d’après la pièce de Oscar Hammerstein et aux côtés de Irene Dunne et Allan Jones. Résistant aux rôles avilissants de «noir de service», il poursuit sa carrière de façon sporadique en Grande-Bretagne, avec des films comme «Bozambo» (1935) de Zoltan Korda, «Song of freedom» (1936) de J. Elder Wills, «Les mines du Roi Salomon» (1937) de Robert Stevenson, «La caravane du désert» (1937) de Thornton Freeland ou «The tunnel» (1939) de Pen Tennyson.

Le racisme sur les plateaux de tournage provoque chez Paul Robeson un réveil idéologique notamment concernant l’histoire africaine. En Angleterre, il annonce publiquement le rejet de la culture américaine de la part des afro-américains, ce qui provoque de vives critiques de la presse américaine. Lors de voyages en URSS, il condamne le lynchage et le ségrégationnisme des Etats du Sud, et affirme ses sympathies pour le communisme. Son engagement lui vaut le prix Staline en 1952. Personnage controversé dans son pays et victime du Maccartisme, son passeport lui est confisqué entre 1950 et 1958. Ensuite, il retourne en Angleterre, donne des récitals et poursuit sa croisade pour l’égalité dans plusieurs pays.

En 1963, Paul Robeson rentre aux Etats-Unis. Pendant quelques temps, il assume encore un rôle dans le mouvement des droits civiques, faisant quelques apparitions publiques avant de tomber gravement malade lors d’une tournée. Après la mort de sa femme, Eslanda Robeson, en décembre 1965, il emménage chez son fils à New York; trois ans plus tard il rejoint sa sœur à Philadelphie. Par la suite, alors qu’il vit isolé, des célébrations ont lieu en son honneur, notamment un hommage au Carnegie Hall pour son 75ème anniversaire, auquel il ne peut assister. Le 23 janvier 1976, suite à des complications d’un accident vasculaire cérébral, Paul Robeson meurt à Philadelphie à l’âge de 77 ans.

© Pascal DONALD

copyright
1925 Body and soul – de Oscar Micheaux avec Mercedes Gilbert
1926 CM Camille ( the fate of a coquette ) de Ralph Barton avec Anita Loos
1929Bordeline – de Kenneth MacPherson avec Eslanda Robeson
1933The emperor Jones / Emperor Jones – de Dudley Murphy avec Frank Wilson
    + chansons
1935Bozambo ( sanders of the river / Bosambo ) de Zoltan Korda avec Leslie Banks
    + chansons
1936Show boat – de James Whale avec Irene Dunne
    + chansons
Song of freedom / The song of freedom – de J. Elder Wills avec Elisabeth Welch
    + chansons
1937Les mines du roi Salomon ( king Solomon’s mine ) de Robert Stevenson avec Cedric Hardwicke
    + chansons
La caravane du désert ( Jericho / dark sands ) de Thornton Freeland avec Henry Wilcoxon
    + chansons
Big fella – de J. Elder Wills avec Margaret Rutherford
    + chansons
1938 CM Canciones de Madrid – de Juan Manuel Plaza
    + chansons
1939The tunnel / The proud valley – de Pen Tennyson avec Edward Chapman
1942Six destins / Histoires de Manhattan ( tales of Manhattan ) de Julien Duvivier avec Rita Hayworth
    + chansons
Native Land – de Leo Hurwitz & Paul Starnd avec Howard Da Silva
    Seulement narration
1954 DO Le chant des fleuves ( das lied der ströme / song of the rivers ) de Joop Huisken, Joris Ivens, Robert Ménégoz & Ruy Santos
    Seulement voix du chanteur
1974 DO Brother, can you spare a dime ? – de Philippe Mora
    Seulement chansons
1975Killer of sheep – de Charles Burnett avec Henry G. Sanders
    Seulement chansons
Fiche créée le 11 mai 2009 | Modifiée le 5 avril 2017 | Cette fiche a été vue 3501 fois
PREVIOUSJames Robertson Justice || Paul Robeson || Dany RobinNEXT