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Sally Gray



Date et Lieu de naissance : 14 février 1914 (Holloway, Royaume-Uni)
Date et Lieu de décès : 24 septembre 2006 (Londres, Royaume-Uni)
Nom Réel : Constance Vera Stevens

ACTRICE

Sally Gray, de son vrai nom Constance Vera Stevens, voit le jour le 14 février 1916, à Holloway, dans la banlieue nord de Londres, capitale de l’Empire britannique, sous le règne de Georges V. Sa mère, ancienne danseuse de ballet, devenue veuve élève ses cinq enfants. Elle pousse sa fille Constance à se produire sur scène dès l’âge de dix ans dans des spectacles de music-hall, très à la mode à l’époque, d’acteurs blancs grimés en noirs. Avec l’argent récolté, la fillette peut suivre des cours de chant et de danse. Travailleuse acharnée, elle se produit bientôt dans des comédies musicales. C’est à cette époque, que raconte-on, elle aurait été remarquée par Fred Astaire qu’il lui aurait donné d’une manière impromptue une heure de leçon dans les coulisses.

Elle débute au cinéma comme figurante sous la direction de Maurice Elvey, en 1930. Devenue Sally Gray, elle tourne cinq ans plus tard «Le Dictateur» de Victor Saville, drame romanesque qui se passe à la cour du roi du Danemark en 1746. Les rôles de l’actrice s’étoffent rapidement grâce à son professionnalisme qui s’accompagne d’un physique plus qu’agréable, d’une vivacité communicative et d’une voix rauque assez inattendue. En 1936, dans une comédie musicale très sympathique «Cheer Up» (1936) de Leo Mittler, elle donne la réplique à Stanley Lupino qui deviendra son ami et mentor. L’année suivante, elle joue aux côtés de Paul Cavanagh un film à suspense qui a Paris pour cadre: «Café Colette» puis elle retrouve, en 1938, Stanley Lupino qui joue dans l’adaptation de sa propre comédie musicale «Over she goes». En 1939, dans «Le Saint à Londres», Sally est Pénélope Penny Parker, face à George Sanders interprétant Simon Templar, le célèbre héros imaginé par Leslie Charteris.

Au début de la seconde guerre mondiale, Sally Gray poursuit sa carrière avec notamment la comédie loufoque «Lambert Walk ou ma gosse et moi» qui met en scène Lupino Lane, grand acteur britannique de l’époque du muet. Puis elle incarne, une très émouvante infirmière qui s’occupe d’un pilote polonais devenu amnésique dans un film de circonstance «Dangerous Moonlight» de Brian Desmond Hurst. Mais, épuisée par son métier (vingt films en six ans), très affectée par la disparition de Stanley Lupino et les épreuves de la guerre, elle fait une grave dépression nerveuse. Elle ne reprend le chemin des studios qu’en 1946 pour «La couleur qui tue» où elle joue de nouveau une infirmière pendant la guerre, tandis que le docteur de l’histoire est Trevor Howard qu’elle retrouve, en 1947, pour le film noir «Je suis un fugitif» de Alberto Cavalcanti. En 1949, Sally, pour «L’obsédé» de Edward Dmytryk, est la femme infidèle d’un inquiétant psychiatre joué par Robert Newton. Elle tourne en 1952 avec George Raft, «Escape route», une histoire d’espionnage et d’enlèvement de savant atomicien derrière le rideau de fer.

Puis Sally Gray refuse toute autre proposition. C’est à l’occasion du couronnement d’Elisabeth II que la presse découvre que la célèbre actrice est devenue la troisième épouse de Dominick Brown, paire du royaume et membre de la chambre des Lords, baron de Mereworth et d’Oranmore. L’actrice suit d’abord son époux, «gentleman farmer» en république d’Irlande, puis le couple s’installe à Londres. C’est dans cette ville, que Lady Constance décède trois ans après son mari, le 24 septembre 2006 dans sa quatre-vingt onzième années. «Incredible and so british, isn’t!»

© Caroline HANOTTE

copyright
1930L’école du scandale ( school for scandal ) de Maurice Elvey avec Ian Fleming
1935Radio pirates – de Ivar Campbell avec Leslie French
Cross currents – de Adrian Brunel avec Ian Colin
Le dictateur ( the dictator / loves of a dictator / for love of a queen / the love affair of the dictator ) de Victor Saville avec Clive Brook
Lucky days – de Reginald Denham avec Leslie Perrins
Checkmate – de George Pearson avec Maurice Evans
1936Cheer up – de Leo Mittler avec Stanley Lupino
Calling the tune – de Reginald Denham & Thorold Dickinson avec Clifford Evans
1937Saturday night revue – de Norman Lee avec Billy Milton
Café Colette ( Cafe Colette / danger in Paris ) de Paul L. Stein avec Paul Cavanagh
Over she goes – de Graham Cutts avec Stanley Lupino
1938Sword of honour – de Maurice Elvey avec Geoffrey Toone
Mr. Rider in room 13 / Mystery in room 13 – de Norman Lee avec Peter Murray-Hill
Lightning conductor – de Maurice Elvey avec John Lodge
Hold my hand – de Thornton Freeland avec Stanley Lupino
1939Le Saint à Londres ( the Saint in London ) de John Paddy Carstairs avec George Sanders
Meurtre à l’aube ( a window in London / lady in distress ) de Herbert Mason avec Paul Lukas
Lamberth Walk ou ma gosse et moi ( the Lambeth walk / me and my girl ) de Albert de Courville avec Lupino Lane
1940Olympic honeymoon – de Alfred J. Goulding avec Monty Banks
1941The Saint’s vacation – de Leslie Fenton avec Hugh Sinclair
Dangerous moonlight / Suicide squadron – de Brian Desmond Hurst avec Anton Walbrook
1946La couleur qui tue / Une enquête de Scotland Yard ( green for danger ) de Sidney Gilliat avec Leo Genn
Carnival – de Stanley Haynes avec Michael Wilding
1947The mark of Cain – de Brian Desmond Husrt avec Eric Portman
Je suis un fugitif ( they made me a fugitive / I became a criminal ) de Alberto Cavalcanti avec Sally Gray
1948L’homme à la cicatrice ( silent dust ) de Lance Comfort avec Nigel Patrick
1949L’obsédé / Scotland Yard en échec ( obsession / the hidden room ) de Edward Dmytryk avec Robert Newton
1952La route de la mort ( escape route / I’ll get you ) de Seymour Friedman avec George Raft
Fiche créée le 14 octobre 2006 | Modifiée le 24 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 4928 fois
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