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Sarah Bernhardt



Date et Lieu de naissance : 25 septembre 1844 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 26 mars 1923 (Paris, France)
Nom Réel : Sara Marie Henriette Bernhardt

ACTRICE
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1911 La dame aux camélias – de André Calmettes & Henri Pouctal avec Paul Capellani & Lou Tellegen
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1911 La dame aux camélias – de André Calmettes & Henri Pouctal avec Paul Capellani & Lou Tellegen
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1912 La reine Elizabeth (queen Elizabeth) de Gaston Roudès, Louis Mercanton, & Henri Desfontaines
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1916 Mères Françaises – de Louis Mercanton & René Hervil avec Gabriel Signoret & Jean Angelo

Fille adultérine d’un notable de province et d’une modiste juive hollandaise, Sarah Bernhardt naît Sara Marie Henriette Bernhardt, le 25 septembre 1844, à Paris. Après une éducation passée chez les sœurs dans un couvent de Versailles, la jeune fille entre au conservatoire en 1859. Trois ans plus tard, Sarah devient pensionnaire de la Comédie Française. Mais l’ambiance lui pèse et elle préfère entrer à l’Odéon en 1866. Ses succès dans «Le passant» (1869) de François Coppée puis dans «Ruy Blas» (1872) de Victor Hugo, où elle interprète la reine, lui vaut de retrouver le «Français» et d’en devenir sociétaire en 1875. Sarah Bernhardt incarne durant cette période des héroïnes tragiques et triomphe notamment dans le rôle titre de «Phèdre» (1874) de Racine, puis avec celui de Doña Sol dans «Hernani» (1877) de Victor Hugo et de Desdemone dans «Othello» (1878) de Shakespeare. Mais en 1880, elle démissionne avec éclat après l’échec de la pièce de Emile Augier «L’aventurière».

Actrice moderne, Sarah Bernhardt créée sa propre compagnie, part en tournée en Amérique où elle amasse une fortune colossale. Elle poursuit son impressionnante carrière en se produisant dans tous les plus grands théatres européens. En 1882, elle épouse à Londres, Jacques Danala, un acteur d’origine grecque, qui profite de la notoriété de sa femme pour se faire engager à ses côtés. Opportuniste, infidèle, morphinomane et sans talent, il mourra en 1889 dans l’oubli à seulement quarante ans. Cette fausse note dans la vie de Sarah, n’entame en rien son prestigieux parcours. Entre 1891 et 1892, elle entreprend une tournée mondiale qui la mènera jusqu’en Australie. Rentrée à Paris, elle y dirige successivement le Théâtre de la Porte Saint-Martin, le Théâtre de la Renaissance en 1893, où elle crée deux œuvres de Edmond Rostand: «La princesse lointaine» (1895) et «La Samaritaine» puis «La ville morte» (1898) de Gabriele d’Annunzio. Elle fait également jouer pour la première fois en 1896 une pièce de «Lorenzaccio» écrite par Alfred de Musset. Puis elle loue le théâtre des Nations en 1898, qui portera alors son nom.

1900 marque l’apogée de la carrière de Sarah Bernhardt avec les représentations triomphales de «L’aiglon» de Edmond Rostand, dans son propre théâtre. Á cinquante-six ans elle offre a son public une étonnante composition dans le role du très jeune Duc de Reichstadt. Cette même année marque aussi ses débuts au cinéma dans «Le duel d’Hamlet», un court métrage de Maurice Clément. Par la suite, la comédienne tourne une dizaine de productions, toutes muettes, sous la direction notamment de André Calmettes, Henri Desfontaines et Louis Mercanton. Pour ce dernier, elle est la vedette, entre autre de «La reine Elizabeth» (1912); «Jeanne Doré» (1916) aux côtés du tout jeune Raymond Bernard et «La voyante» (1923) avec Harry Baur et Mary Marquet. Ce film tourné dans son appartement est sa dernière prestation à l’écran. Citons aussi sa participation, en 1914, au documentaire de Sacha Guitry «Ceux de chez nous» où apparaissent Auguste et Jean Renoir, Anatole France, Rodin, Camille Saint-Saëns et Lucien Guitry.

En 1907, Sarah Bernhardt publie son autobiographie qui sera un best-seller traduit dans toutes les langues. Elle est aussi un peintre et un sculpteur de talent. Amputée d’une jambe en 1915, elle joue pourtant sur scène pour le théâtre de guerre, et créera encore «Athalie» en 1920. Celle que l’on appelait la Divine, bien avant Greta Garbo, meurt le 26 mars 1923 à Paris, des suites d’une maladie rénale.

© Philippe PELLETIER - Sources «Sarah Bernhardt» de Claudette JOANNIS.

copyright
1900 CM Le duel d’Hamlet / Hamlet – de Clément Maurice avec Pierre Magnier
1908 CM La Tosca – de André Calmettes avec René Alexandre
1910 CM Hamlet – de André Calmettes
1911 CM La dame aux camélias / Camille – de André Calmettes & Henri Pouctal avec Paul Capellani
1912La reine Elizabeth / Les amours de la reine Elisabeth ( queen Elizabeth ) de Gaston Roudès, Louis Mercanton, & Henri Desfontaines avec Marie-Louise Dorval
1913 CM Adrienne Lecouvreur – de Louis Mercanton & Henri Desfontaines avec Max Maxudian
1914 DO Ceux de chez nous – de Sacha Guitry avec Lucien Guitry
1916Jeanne Doré – de Louis Mercanton & René Hervil avec Raymond Bernard
Mères Françaises – de Louis Mercanton & René Hervil avec Gabriel Signoret
1919It happened in Paris – de David Hartford avec Charles Gunn
    Seulement scénario, apparition & supervision de la réalisation
1923La voyante – de Léon Abrams & Louis Mercanton avec Harry Baur
Fiche créée le 3 octobre 2006 | Modifiée le 8 septembre 2013 | Cette fiche a été vue 8348 fois
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