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Simone Signoret



Date et Lieu de naissance : 25 mars 1921 (Wiesbaden, Allemagne)
Date et Lieu de décès : 30 septembre 1985 (Autheuil-Anthouillet, France)
Nom Réel : Henriette Charlotte Simone Kaminker

ACTRICE
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1947 Dédée d’Anvers – de Yves Allégret avec Bernard Blier, Marcello Pagliero & Marcel Dalio, Jane Marken
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1951 Casque d’or – de Jacques Becker avec Claude Dauphin, Serge Reggiani & Raymond Bussières
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1959 Les chemins de la haute ville (room at the top) de Jack Clayton avec Laurence Harvey & Donald Houston
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1977 La vie devant soi / Madame Rosa – de Moshé Mizrahi avec Michal Bat-Adam & Samy Ben-Youb

Simone Signoret naît Henriette Charlotte Simone Kaminker, le 25 mars 1921, à Wiesbaden, capitale de la Hesse, où son père, qui fait partie des troupes françaises d’occupation, est cantonné. De retour en France, les Kaminker vivent à Neuilly-sur-Seine, riche banlieue parisienne. Le 23 juin 1940, Hitler se fait photographier devant la tour Eiffel. Henriette bachelière, cherche du travail, ses deux frères sont encore enfants. Sa copine de lycée, Corinne Luchaire, actrice, lui obtient un emploi auprès de son père, directeur d’un quotidien collaborationniste. La jeune femme découvre à cette occasion le monde du cinéma. En 1941, elle est figurante dans «Boléro» de Jean Boyer avec Arletty. Elle prend alors le nom de sa mère comme pseudonyme. En 1943, elle rencontre Yves Allégret sur le plateau de «La boîte aux rêves». Simone épouse le réalisateur en 1944. En 1946, elle travaille sous la direction de Jacques Feyder pour «Macadam» avec Françoise Rosay dans un hôtel louche de Montmartre. La même année, elle donne naissance à Catherine Allégret, son unique enfant qui sera plus tard actrice. En 1947, Yves Allégret filme sa femme qui joue la prostituée «Dédée d’Anvers» auprès de Marcel Dalio. Il récidive en 1948 avec «Manèges». Simone Signoret est désormais lancée.

Elle fait la connaissance du chanteur-comédien Yves Montand. C’est le coup de foudre, ils se marient en 1951, l’année de «Casque d’or» dans lequel Jacques Becker reconstitue la vie populaire du Paris d’avant 1914. Simone Signoret qui partage et soutient son nouveau mari dans ses convictions de gauche, poursuit une carrière cinématographique prestigieuse mais sélective. En 1953, dans une adaptation moderne du roman de Emile Zola «Thérèse Raquin» filmée par Marcel Carné, elle forme avec Raf Vallone, un couple d’amants maudits. Femme fatale, elle l’est encore dans «Les diaboliques» (1954) de Henri-Georges Clouzot, en compagnie d’un Paul Meurisse, pire encore. En 1956, Luis Buñuel la dirige au Mexique dans «La mort en ce jardin» avec Georges Marchal. Il a aussi «Les sorcières de Salem» mises en scène par Raymond Rouleau. Simone voit le film récompensé en Tchécoslovaquie où son père d’origine juive a encore de la famille. Cette république populaire fait un triomphe au couple talentueux Signoret-Montand, qui, de surcroît, ne cache pas sa sensibilité communiste. En contre partie, en 1959, Simone est couverte de récompenses à Hollywood pour «Les chemins de la haute ville» de Jack Clayton.

Les rides venant, la santé moins fleurissante, Simone Signoret fait des traductions, écrire deux romans, travaille pour la télévision. Mais elle nous donne encore de magnifiques interprétations. En 1971, Pierre Granier-Deferre filme «La veuve Couderc» qui, entre les deux guerres, héberge Alain Delon évadé du bagne de Cayenne, et «Le chat» (1970), enjeu pathétique entre Jean Gabin et sa femme vieillissante. En 1977, Moshé Mizrahi adapte admirablement «La vie devant soi» du double prix Goncourt Émile Ajar alias Romain Gary, où Simone, vieille Juive de Pigalle garde les enfants des prostituées arabes de Paris. À moitié aveugle, elle tourne un dernier téléfilm en 1985. Elle incarne la directrice juive d’un théâtre parisien qui embauche, en 1939, Daniel Olbrychski qui a fuit l’Allemagne et les persécutions nazies. Simone Signoret atteinte d’un cancer décède le 30 septembre 1985, dans sa propriété normande d’Autheuil-Anthouillet. C’est une immense comédienne qui disparaît. C’est aussi une femme de conviction dont la vie a été faite de gloire mais également de joie et de peine. C’est pour tout cela qu’on l’aime.

© Caroline HANOTTE

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1941Boléro – de Jean Boyer avec André Luguet
1942Les visiteurs du soir – de Marcel Carné avec Jules Berry
Le prince charmant – de Jean Boyer avec Lucien Baroux
1943Adieu Léonard / La bourse ou la vie – de Pierre Prévert avec Charles Trénet
Le mort ne reçoit plus – de Jean Tarride avec Raymond Aimos
Le voyageur de la Toussaint – de Louis Daquin avec Jean Desailly
1944L’ange de la nuit – de André Berthomieu avec Jean-Louis Barrault
Béatrice devant le désir – de Jean de Marguenat avec Fernand Ledoux
Service de nuit – de Jean Faurez avec Jacques Dumesnil
1945La boite aux rêves – de Yves Allégret & Jean Choux avec René Lefèvre
Les démons de l’aube – de Yves Allégret avec Georges Marchal
Le couple idéal – de Bernard-Roland & Raymond Rouleau avec Raymond Rouleau
1946Macadam – de Jacques Feyder & Marcel Blistène avec Paul Meurisse
1947Fantômas – de Jean Sacha avec Marcel Herrand
Dédée d’Anvers – de Yves Allégret avec Bernard Blier
Les guerriers de la nuit / Les guerriers dans l’ombre ( against the wind) de Charles Crichton avec Robert Beatty
1948L’impasse des deux anges – de Maurice Tourneur avec Jacques Castelot
Suzanne et son marin ( swiss tour / four days leave ) de Leopold Lindtberg avec Cornel Wilde
Manèges – de Yves Allégret avec Jacques Baumer
1950La ronde – de Max Ophüls avec Anton Walbrook
Le traqué / La traque ( gunman in the streets / time running out ) de Frank Tuttle avec Dane Clark
Le traqué – Borys Lewin avec Fernand Gravey
    Version française de « Gunman in the streets »
Sans laisser d’adresse – de Jean-Paul Le Chanois avec Pierre Trabaud
1951Casque d’or – de Jacques Becker avec Claude Dauphin
    BAFTA de la meilleure actrice étrangère aux British Academy Awards, Grande-Bretagne

Ombre et lumière – de Henri Calef avec Pierre Dux
1953Thérèse Raquin – de Marcel Carné avec Raf Vallone
CM Confidences en zigzag sur l’amour – de André Gillois avec Grégoire Aslan
1954Les diaboliques – de Henri-Georges Clouzot avec Charles Vanel
    Etoile de Cristal de la meilleure actrice aux prix de l’Académie du cinéma Français, France
1956La mort en ce jardin ( la muerte en el jardín ) de Luis Buñuel avec Michel Piccoli
Les sorcières de Salem – de Raymond Rouleau avec Alfred Adam
    BAFTA de la meilleure actrice étrangère aux British Academy Awards, Grande-Bretagne

    Meilleure actrice au festival international du cinéma de Karlovy Vary, Tchécoslovaquie

CM Un matin comme les autres – de Yannick Bellon avec Georges Chamarat
1957 DO La rose des vents ( die windrose / a rosa-dos-ventos / rose of the winds ) de Joris Ivens, Alberto Cavalcanti, Sergei Gerasimov & Alex Viany avec Yves Montand
1958Mère Courage ( mutte Courage ) de Wolfgang Staude avec Simone Signoret
    Inachevé
Adua et ses compagnes ( Adua e le compagne ) de Antonio Pietrangeli avec Marcello Mastroianni
1959Les mauvais coups – de François Leterrier avec Marcello Pagliero
Les chemins de la haute ville ( room at the top ) de Jack Clayton avec Laurence Harvey
    Oscar du meilleur rôle féminin, USA

    BAFTA de la meilleure actrice étrangère aux British Academy Awards, Grande-Bretagne

    Prix d’interprétation féminine au festival du cinéma de Cannes, France

    Prix NBR de la meilleure actrice par la National Board of Review, USA

    Diplôme du Mérite de la meilleure actrice étrangère aux prix Jussi du cinéma finlandais, Finlande
1961Les amours célèbres – de Michel Boisrond avec Pierre Vaneck
    Segment « Jenny de Lacour »
1962Barabbas ( Barabba ) de Richard Fleischer avec Anthony Quinn
    Scènes coupées au montage
Le verdict ( the trial ) de Peter Glenville avec Laurence Olivier
Le jour et l’heure ( the day and the hour / today we live / il giorno e l’ora ) de René Clément avec Stuart Whitman
1963Le jour le plus court ( il giorno più corto / il giorno più corto commedia umoristica ) de Sergio Corbucci avec Walter Pidgeon
Dragées au poivre – de Jacques Baratier avec Guy Bedos
Zorba le Grec ( Zorba the greek / Alexis Zorbas / Αλέξης Ζορμπάς ) de Michael Cacoyannis avec Alan Bates
    Scènes coupées au montage
DO Le joli mai – de Chris Marker avec Yves Montand
1964Compartiment tueurs – de Costa-Gavras avec Catherine Allégret
1965La nef des fous ( ship of fools ) de Stanley Kramer avec Lee Marvin
1966Paris brûle-t-il ? ( is Paris burning ? ) de René Clément avec Charles Boyer
M15 demande protection ( the deadly affair ) de Sidney Lumet avec Maximilian Schell
1967Le diable à trois ( games ) de Curtis Harrington avec James Caan
1968La mouette ( the sea gull / Chekov’s the sea gull ) de Sidney Lumet avec Denholm Elliott
Mr. Freedom – de William Klein avec Donald Pleasence
1969L’armée des ombres – de Jean-Pierre Melville avec Lino Ventura
L’américain – de Marcel Bozzuffi avec Jean-Louis Trintignant
L’aveu – de Costa-Gavras avec Jean Bouise
1970Comptes à rebours – de Roger Pigaut avec Serge Reggiani
Le chat – de Pierre Granier-Deferre avec Jean Gabin
    Ours d’Argent de la meilleure actrice au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne

DO Henri Langlois / Langlois – de Roberto Guerra & Elia Hershon avec François Truffaut
    Seulement apparition
1971La veuve Couderc – de Pierre Granier-Deferre avec Alain Delon
1972Les Granges Brûlées – de Jean Chapot avec Paul Crauchet
1973Rude journée pour la reine – de René Allio avec Gérard Depardieu
1974La chair de l’orchidée – de Patrice Chéreau avec Edwige Feuillère
1975Police Python 357 – de Alain Corneau avec François Périer
1976 DO Le fond de l’air est rouge – de Chris Marker
    Seulement voix
1977La vie devant soi / Madame Rosa – de Moshé Mizrahi avec Bernard Lajarrige
    César de la Meilleure actrice, France

    David de la meilleure actrice étrangère, Italie
1978Judith Therpauve / Une femme dangereuse – de Patrice Chéreau avec Philippe Léotard
1979L’adolescente – de Jeanne Moreau avec Francis Huster
1980Chère inconnue – de Moshé Mizrahi avec Jean Rochefort
1981Guy de Maupassant – de Michel Drach avec Claude Brasseur
1982L’étoile du Nord – de Pierre Granier-Deferre avec Philippe Noiret
1983 DO Des terroristes à la retraite – de Mosco Boucault avec Jean-Paul Bonnaire
    Seulement voix & narration
AUTRES PRIX :
      
    Prix Suzanne Bianchetti de la meilleure révélation de l’année, France ( 1947 )
Fiche créée le 28 avril 2006 | Modifiée le 18 octobre 2016 | Cette fiche a été vue 13006 fois
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