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Tina Pica



Date et Lieu de naissance : 31 mars 1884 (Naples, Italie)
Date et Lieu de décès : 16 juillet 1968 (Naples, Italie)
Nom Réel : Concetta Annunziata Pica

ACTRICE
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1948 De nouveaux hommes sont nés (proibito rubare) de Luigi Comencini avec Adolfo Celi & Luigi Dermasti
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1954 Pain, amour et jalousie (pane, amore e… gelosia) de Luigi Comencini avec Vittorio De Sica & Gina Lollobrigida
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1955 Napoli sole mio! – de Giorgio Simonelli avec Maurizio Arena, Lorella De Luca & Titina De Filippo
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1957 La tante d’Amérique fait du ski (la zia d’America va a sciare) de Roberto Bianchi Montero avec Franca Rame

Osseuse et malingre, la voix caverneuse, Tina Pica est le type même de la vieille fille un peu fantasque. Volubile et excentrique, elle joue les vieilles tantes de province ou les confidentes bougonnes. Née le 31 mars 1884 à Naples, elle débute sur la prestigieuse scène du vénérable théâtre San Ferdinando et rejoint la compagnie théâtrale du merveilleux Eduardo De Filippo.

Après quelques apparitions dans des films muets, Tina Pica débute vraiment au cinéma en 1934, la cinquantaine venue. Elle apparaît alors dans un film de Mario Camerini, «Il cappello a tre punte», aux côtés de ses maîtres de théâtre, Eduardo et Peppino De Filippo. Son plus grand succès, elle le remporte vingt ans plus tard, dans «Pain, amour et fantaisie» (1953) et «Pain, amour et jalousie» (1954), de Luigi Comencini, ainsi que dans «Pain, amour ainsi soit-il» (1955), de Dino Risi, elle est Caramella, la gouvernante bourrue du carabinier fat et coureur de jupons interprété par Vittorio De Sica. On la voit aussi jouer une garde-barrière aux côtés du grand Totò dans «Destinazione Piovarolo» (1955). À la même époque, en 1957, Dino Risi lui donne un rôle mémorable dans «L’impossible Isabelle», qui achève de la consacrer comme une des plus grandes actrices comiques de son temps. Elle y incarne en effet une grand-mère facétieuse qui, pour faire venir son petit-fils, qu’elle veut marier, joue les mourantes. Il faut la voir, calée dans ses oreillers et coiffée de son bonnet tuyauté, simuler l’agonie tout en régalant le spectateur de grimaces et de simagrées dignes des grands burlesques américains.

Un de ses rôles fétiches demeure celui de la vieille servante ronchonneuse, pas toujours stylée mais fidèle, à sa manière, à des patrons qu’elle n’hésite pas à critiquer. Tina Pica sert ainsi Alberto Sordi dans deux films, «Buonanotte…avvocato» (1955), où il est un avocat minable et infidèle, et «Un héros de notre temps» (1955), où, en proie à des affres sentimentaux, il se résout à devenir soldat. Quand elle ne joue pas les bonnes, elle interprète des tantes bigotes et frileuses, enveloppées de châles, qui regardent les visiteurs avec des yeux lourds et malicieux, cerclés de poches. C’est la tante Tina de «Cantate con noi» (1955), la tante Vittoria de «Ces demoiselles du téléphone» (1955), ou cette tante Camilla de «Sous le soleil de Provence» (1956), qui accueille avec égards un Fernandel amoureux de Giulia Rubini. On la voit aussi aux fourneaux, comme dans «De nouveaux hommes sont nés» (1948) de Luigi Comencini, où elle aide un jeune prêtre incarné par Adolfo Celi à prendre soin des orphelins napolitains. En effet, cette fervente Napolitaine, née et morte à l’ombre du castel Nuovo, ne peut que prêter son concours aux films qui rendent hommage à sa ville: «Napoli e sempre Napoli» (1954), et surtout «Le carrousel fantastique» (1954), merveilleux film de Ettore Giannini, qui relate la vie de chanteurs des rues napolitains. À la fin de sa carrière, elle interprète… un shérif dans un western de Roberto Bianchi Montero, «La sceriffa» (1959)!

Toujours célibataire à l’écran, Tina Pica se marie pourtant deux fois. Ce qui ne l’empêche pas, comme ses personnages, d’être très dévote et de prier la Madone dans un latin mâtiné d’expressions napolitaines. Toujours prête à soulager les misères de ses concitoyens, elle finit pourtant sa vie dans la solitude, presque oubliée. Pour se racheter, Rome décida de donner son nom à une rue et celle de Naples voulut honorer cette grande actrice et cette fidèle Napolitaine en baptisant un jardin de son nom.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1916Carmela, la sartina di Montesanto – de Elvira Notari avec Tina Somma
Ciccio, il pizzaiuolo del Carmine – de Elvira Notari avec Eduardo Notari
1934Le tricorne ( il cappello a tre punte ) de Mario Camerini avec Eduardo De Filippo
1937Bas les pattes ! ( fermo con le mani ! ) de Gero Zambuto avec Totò
1938L’ha fatto una signora – de Mario Mattoli avec Nino Taranto
Il marchese di ruvolito – de Raffaello Matarazzo avec Peppino De Filippo
1939Terra di nessuno – de Mario Baffico avec Maurizio D’Ancora
1946Perdus dans les ténèbres ( sperduti nel buio ) de Camillo Mastrocinque avec Vittorio De Sica
1948De nouveaux hommes sont nés ( proibito rubare ) de Luigi Comencini avec Adolfo Celi
1949Alerte à l’arsenal / Flammes sur la lagune / La cité des amants ( fiamme sulla laguna ) de Giuseppe Maria Scotese avec Leonardo Cortese
1950Il voto – de Mario Bonnard avec Doris Duranti
Porca miseria – de Giorgio Bianchi avec Isa Barzizza
Filumena marturano – de Eduardo de Filippo avec Titina De Filippo
1951Destino – de Enzo Di Gianni avec Renato Valente
Les millions de Don Calogero ( hada veni… Don Calogero ! / il filo d’erba / l’inganno della sposa ) de Vittorio Vassarotti avec Barry Fitzgerald
Rimorso – de Armando Grottini avec Otello Toso
1952Bagne à vie / Bagne à perpétuité ( ergastolo ) de Luigi Capuano avec Franco Interlenghi
Les coupables ( processo alla città ) de Luigi Zampa avec Amedeo Nazzari
Amours interdites ( Inganno ) de Guido Brignone avec Gabriele Ferzetti
Marito e moglie – de Eduardo De Filippo avec Vittorio Caprioli
La ville mélodieuse / Le ville qui chante ( la città canora ) de Mario Costa avec Nadia Gray
1953Pain, amour et fantaisie ( pane, amore e fantasia ) de Luigi Comencini avec Gina Lollobrigida
E Napoli canta – de Armando Grottini avec Giacomo Rondinella
Siamo ricchi e poveri – de Siro Marcellini avec Gaby André
Carrousel fantastique ( carosello napoletano ) de Ettore Giannini avec Paolo Stoppa
Due soldi di felicità – de Roberto Amoroso avec Armando Francioli
Cœur de maman ( cuore di mamma ) de Luigi Capuano avec Giacomo Rondinella
Totò et Carolina ( Totò e Carolina ) de Mario Monicelli avec Anna Maria Ferrero
Le signe de Vénus ( il segno di Venere ) de Dino Risi avec Sophia Loren
1954Pain, amour et jalousie ( pane, amore e… gelosia ) de Luigi Comencini avec Roberto Risso
    Ruban d’Argent du meilleur second rôle féminin par le syndicat national des journalistes de cinéma, Italie

Naples est toujours Naples / Serment d’amour ( Napoli è sempre Napoli ) de Armando Fizzarotti avec Renato Baldini
L’or de Naples ( l’oro di Napoli ) de Vittorio De Sica avec Eduardo De Filippo
    Segment « Il professore »
Ballata tragica – de Luigi Capuano avec Marc Lawrence
Da qui all’eredità – de Riccardo Freda avec Alberto Sorrentino
Ces demoiselles du téléphone ( le signorine dello 04 ) de Gianni Franciolini avec Giovanna Ralli
Graziella – de Giorgio Bianchi avec Jean-Pierre Mocky
La femme est la même pour tous ( la moglie è uguale per tutti ) de Giorgio Simonelli avec Nino Taranto
Una pelliccia di visone – de Glauco Pellegrini avec Franco Fabrizi
1955Cantate con noi – de Roberto Bianchi Montero avec Beniamino Maggio
Avocat, bonne nuit ! / Bonsoir maitre ( buananotte… avvocato ! ) de Giorgio Bianchi avec Alberto Sordi
Io piaccio / La via del successo con le donne – de Giorgio Bianchi avec Aldo Fabrizi
Pain, amour, ainsi soit-il ( pane, amore, e… ) de Dino Risi avec Antonio Cifariello
Les amours de Capri ( un po’ di cielo ) de Giorgio Moser avec Constance Smith
Destination Piovarolo ( destinazione Piovarolo ) de Domenico Paolella avec Marisa Merlini
Arriva la zia d’America – de Roberto Bianchi Montero avec Dante Maggio
Un héros de notre temps ( eroe dei nostri tempi ) de Mario Monicelli avec Giovanna Ralli
Napoli sole mio ! – de Giorgio Simonelli avec Maurizio Arena
1956Ci sposeremo a Capri – de Siro Marcellini avec Franco Sportelli
Bambino ( guaglione ) de Giorgio Simonelli avec Terence Hill
Amaramente – de Luigi Capuano avec Leda Gloria
Sous le ciel de Provence / Quatre pas dans les nuages ( era di venerdi 17 ) de Mario Soldati avec Fernandel
1957Madame, le comte, la bonne et moi ( il conte Max / el conde Max ) de Giorgio Bianchi avec Anne Vernon
L’impossible Isabelle ( la nonna Sabella / Oh ! Sabella ) de Dino Risi avec Renato Salvatori
Lazarella petite canaille ( Lazarella ) de Carlo Ludovico Bragaglia avec Alessandra Panaro
La nipote Sabella – de Giorgio Bianchi avec Sylva Koscina
La tante d’Amérique fait du ski ( la zia d’America va a sciare ) de Roberto Bianchi Montero avec Franca Rame
1958Io, mammetta e tu – de Carlo Ludovico Bragaglia avec Marisa Merlini
Double vie ( il bacio del sole / Don Vesuvio und das haus der strolche ) de Siro Marcellini avec O.W. Fischer
Je ne suis plus une enfant ( non sono più Guaglione ) de Domenico Paolella avec Françoise Rosay
Mia nonna polizziotto – de Steno avec Ugo Tognazzi
Fantasmi e ladri – de Giorgio Simonelli avec Mario Riva
1959Non perdiamo la testa – de Mario Mattoli avec Daniela Rocca
La duchessa di Santa Lucia – de Roberto Bianchi Montero avec Raimondo Vianello
La sceriffa – de Roberto Bianchi Montero avec Ugo Tognazzi
La pica sul Pacifico – de Roberto Bianchi Montero avec Elke Sommer
1960Parlez-moi d’amour ( che femmina… e che dollari ! ) de Giorgio Simonelli avec Jacques Sernas
1963Hier, aujourd’hui et demain ( ieri, oggi, domani ) de Vittorio De Sica avec Marcello Mastroianni
    Segment « Mara »
Fiche créée le 16 janvier 2016 | Modifiée le 14 décembre 2016 | Cette fiche a été vue 961 fois
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