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Tsilla Chelton



Date et Lieu de naissance : 21 juin 1919 (Jérusalem, Palestine, Empire Ottoman)
Date et Lieu de décès : 15 juillet 2012 (Bruxelles, Belgique)
Nom Réel : Tsilla Schilton

ACTRICE
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1974 C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! – de Jacques Besnard avec Bernard Blier
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1990 Tatie Danielle – de Etienne Chatiliez avec Catherine Jacob, Isabelle Nanty & Neige Dolsky
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1992 La soif de l’or – de Gérard Oury avec Christian Clavier, Catherine Jacob & Philippe Khorsand
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2008 La boite de Pandore (Pandora’nin kutusu) de Yesim Ustaoglu avec Onur Ünsal, Derya Alabora & Övül Avkiran

Tsilla Chelton est née le 21 juin 1919 à Jérusalem, en Palestine à l’époque sous le joug de l’Empire Ottoman, où elle ne passe les quinze premiers jours de sa vie. Puis elle sillonne l’Orient avant de partir avec son père veuf et sa sœur en Belgique. Lorsque les allemands envahissent la Belgique, elle s’exile en Suisse. À la Libération, elle s’installe à Paris et s’inscrit au Cours d’éducation par le jeu dramatique fréquenté par Charles Denner, Maurice Garrel ou Jacques Dufilho.

Tsilla Chelton décroche son rôle premier grand rôle dans une pièce montée par Roger Blin et apparaît dans les spectacles de Jean-Louis Barrault. Parallèlement, elle fait un numéro de cabaret à «L’Ecluse», un one-woman-show avant l’heure qu’elle reprend à «La Rose Rouge» entre deux inconnus Charles Aznavour et Fernand Raynaud. Un sketch remarqué où elle compose une effeuilleuse chaisière à ses moments perdus lui permet de jouer dans «Les chaises» (1952) de Eugène Ionesco dont elle devient l’une des interprètes privilégiée avec onze pièces. Vie professionnelle et vie privée se mêlent en épousant le décorateur attitré de Ionesco, Jacques Noël, dont elle a trois enfants. Elle joue le théâtre classique (Shakespeare, Racine ou Tchekhov) mais aussi des auteurs contemporains comme Jacques Audiberti ou du théâtre de boulevard comme Ray Cooney et John Chapman. En 1964, sur les conseils d’une ouvreuse du Théâtre de l’Athénée, Tsilla Chelton ouvre un Cours d’art dramatique qu’elle tient durant trente-quatre ans. Parmi ces élèves, on retrouve les noms de Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Christian Clavier ou Valérie Mairesse. «Je les faisais travailler sur Proust: si un comédien arrive à trouver le fil dans un passage de «La Recherche», à intégrer le souffle de la phrase dans les méandres des incises, après, il peut dire n’importe quoi.» (Libération 1996). Cette carrière sur les planches est récompensée par le Molière de la meilleure actrice pour «Les chaises» en 1994 qu’elle interprète à plusieurs reprises.

Au cinéma, Tsilla Chelton connaît la reconnaissance très tardivement. Certes, elle débute dans «Bébert et l’omnibus» (1963) mais ses apparitions suivantes relèvent de l’anecdotique à l’exception d’un rôle de «Dame pipi» «C’est pas parce que on a rien à se dire qu’on doit fermer sa gueule» (1974) avec Bernard Blier, Michel Serrault et Jean Lefebvre. Malgré tout, elle mène une carrière fructueuse sur le petit écran. On la découvre septuagénaire dans «Tatie Danielle» (1990) de Etienne Chatiliez où elle interprète une personne âgée aigrie qui tyrannise ses neveux, cette étonnante composition couronnée d’un gros succès public lui permet d’acquérir une grande notoriété. En 1992, Gérard Oury l’associe à Christian Clavier dans «La soif de l’or», une comédie qui ne rencontre pas le succès escompté. Par la suite, elle se consacre de nouveau au théâtre avec «Miss Daisy et son chauffeur» (1991) ou «Le mal de mère» (1996) qui lui valent des nominations aux Molières. Elle est remarquable dans «La boîte de Pandore» (2008) de Yesim Ustaoglu où sa prestation d’une mère turque est récompensée dans de nombreux festivals.

À la fin de sa carrière, Tsilla Chelton se fait rare sur les écrans en raison du refus des compagnies d’assurance. Elle joue malgré tout un dernier rôle à 93 ans dans «Landes» de François-Xavier Vives avec Miou-Miou et Marie Gillain, avant de décéder le 15 juillet 2012 à Bruxelles quelques jours après le tournage. Incinérée en Belgique, ses cendres sont rapatriées au Père-Lachaise.

© Olivier SINQSOUS

copyright
1961Les sept péchés capitaux – de Philippe de Broca, Claude Chabrol, Jacques Demy, Sylvain Dhomme, Max Douy, Jean-Luc Godard, Eugène Ionesco, Edouard Molinaro & Roger Vadim avec Marie José Nat
    Segment « La colère » de Sylvain Dhomme, Max Douy et Eugène Ionesco
1963Bébert et l’omnibus – de Yves Robert avec Blanchette Brunoy
1964Les copains – de Yves Robert avec Claude Rich
1965La grosse caisse – de Alex Joffé avec Bourvil
La communale – de Jean L’Hôte avec Fernand Ledoux
1967Alexandre le bienheureux – de Yves Robert avec Philippe Noiret
1968Les gauloises bleues – de Michel Cournot avec Annie Girardot
Mazel Tov ou le mariage – de Claude Berri avec Grégoire Aslan
1970Le distrait – de Pierre Richard avec Pierre Richard
L’alliance – de Christian de Chalonge avec Anna Karina
1971La décade prodigieuse – de Claude Chabrol avec Orson Welles
1974Shanks – de William Castle avec Marcel Marceau
C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! – de Jacques Besnard avec Bernard Blier
1975La adúltera – de Roberto Bodegas avec Rufus
1977La nuit, tous les chats sont gris – de Gérard Zingg avec Gérard Depardieu
Diabolo menthe – de Diane Kurys avec Anouk Ferjac
1990Tatie Danielle – de Etienne Chatiliez avec Catherine Jacob
1991Les eaux dormantes – de Jacques Tréfouel avec Danièle Delorme
1992La soif de l’or – de Gérard Oury avec Christian Clavier
2000Que faisaient les femmes pendant que l’homme marchait sur la lune ? / Une petite fête – de Chris Vander Stappen avec Hélène Vincent
2001D’Artagnan ( the musketeer ) de Peter Hyams avec Tim Roth
2002Le pacte du silence – de Graham Guit avec Gérard Depardieu
Mauvais esprit – de Patrick Alessandrin avec Thierry Lhermitte
2003Tout le plaisir est pour moi – de Isabelle Broué avec Julien Boisselier
2006Zone libre – de Christophe Malavoy avec Jean-Paul Roussillon
Faut que ça danse ! – de Noémie Lvovsky avec Jean-Pierre Marielle
CM En fanfare – de Véronique Jardin avec Quantin Meert
2008La boite de Pandore ( Pandora’nin kutusu ) de Yesim Ustaoglu avec Onur Ünsal
    Coquille d’Argent de la meilleure actrice au festival international du cinéma de San Sebastián, Espagne

    Licorne d’Or de la meilleure actrice au festival international du cinéma de Amiens, France

Sœur Sourire – de Stijn Coninx avec Cécile de France
2009Persécution – de Patrice Chéreau avec Romain Duris
2012Landes – de François-Xavier Vives avec Miou-Miou
Fiche créée le 25 mars 2009 | Modifiée le 4 octobre 2015 | Cette fiche a été vue 5029 fois
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