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Yvonne de Bray



Date et Lieu de naissance : 12 mai 1887 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 1er février 1954 (Paris, France)
Nom Réel : Yvonne Laurence Blanche de Bray

ACTRICE
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1943 L’éternel retour – de Jean Delannoy avec Madeleine Sologne, Jean Marais & Junie Astor
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1948 Gigi – de Jacqueline Audry avec Danièle Delorme, Gaby Morlay, Jean Tissier & Franck Villard
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1948 Les parents terribles – de Jean Cocteau avec Jean Marais, Josette Day & Gabrielle Dorziat
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1951 Nez de cuir – de Yves Allégret avec Jean Marais, Françoise Christophe & Jean Debucourt

Curieux destin en effet que celui de Yvonne de Bray dont la carrière théâtrale et cinématographique est associée par à-coups à trois ou quatre noms célèbres. Née à paris le 12 mai 1887, elle monte sur les planches alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, elle y côtoie les grandes actrices de l’époque, Cécile Sorel, Gabrielle Réjane et Sarah Bernhardt.

Mais les véritables débuts de Yvonne de Bray datent de 1907 dans la pièce de Pierre Wolff «Le ruisseau». Par la suite, elle enchaine les rôles plus ou moins importants dans des comédies de boulevard comme «Trains de luxe» de Abel Hermand en 1909, «Papa» du duo en vogue Flers et Caillavet en 1911. La même année elle fait la rencontre marquante du poète et dramaturge Henry Bataille (1872-1922), un des auteurs les plus appréciés aux côtés de Alfred Savoir, Porto-Riche ou Ferdinand de Croisset: c’est le coup de foudre. Pendant dix ans jusqu’à la mort de Bataille, Yvonne de Bray va interpréter ses pièces taillées sur mesure par l’auteur, parmi celles-ci citons les deux plus gros succès: «La tendresse» et «La possession». Aujourd’hui il est de bon ton d’oublier ce théâtre de boulevard très parisien qui a ravi le public de l’époque. Or et c’est précisément le cas de Henry Bataille, ce théâtre derrière des apparences de légèreté dit beaucoup de choses sur la société et ses mœurs notamment sur la situation des femmes face aux hommes, on y trouve en filigrane une critique de la bourgeoisie et de l’aristocratie drôle et subtile.

À la mort de l’auteur, Yvonne de Bray abandonne sa carrière vivant dans son souvenir. Ce n’est que seize ans plus tard qu’Yvonne renoue avec le monde du spectacle; en effet, Jean Cocteau la contacte pour interpréter le personnage de Sophie dans «Les parents terribles», pièce qu’il vient d’écrire et qui va bientôt se jouer à Paris, elle hésite puis accepte. Malheureusement des problèmes de santé lui font abandonner le projet, elle est alors remplacée par Germaine Dermoz. Deux ans plus tard, elle est de nouveau contactée par Jean Cocteau qui a écrit en pensant à elle pour interpréter l’un des deux rôles principaux de sa pièce «Les monstres sacrés». Après la tentative manquée des «Parents terribles», elle accepte de sortir de sa retraite devenue pesante. C’est un grand succès, le rôle relançant sa carrière, elle aborde alors le cinéma qu’elle n’a découvert que fugitivement en 1909 et 1911. Ainsi en 1943, elle fait partie de la distribution, auprès de Jean Marais et Madeleine Sologne, de «L’éternel retour» de Jean Delannoy, transposition moderne de la légende de Tristan et Yseult imaginée par Cocteau qui va devenir un grand succès durant l’occupation. En 1946, des images d’archives de la comédienne apparaissent dans le documentaire de Nicole Vedris «Paris 1900». En 1948, elle est distribuée dans «L’aigle à deux têtes» de Jean Cocteau et, l’année suivante, elle interprète enfin le rôle de Sophie dans la version filmée des «Parents terribles» où elle partage la vedette, à part égale, avec Jean Marais. Elle incarne à merveille ce personnage possessif agaçant et déchirant. Elle tourne ensuite «Gigi» (1949), «Chéri» et «Olivia» (1951) et surtout «Caroline chérie» (1950) de Richard Pottier et «Nez de cuir» (1951) de Yves Allégret.

Mais ses problèmes de santé récurrents l’éloigne des plateaux, Yvonne de Bray apparait une dernière fois dans le mélo de Jean-Pierre Melville «Quand tu liras cette lettre» (1953), avant de s’éteindre, le 1er février 1954 à Paris, des suites d’une crise cardiaque.

© Daniel CHOCRON

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1909 CM Les fiancés de Miss Maggy – de ? avec André Simon
1911 CM Le poison du professeur Rouff – de René Leprince avec Claude Garry
1943L’éternel retour – de Jean Delannoy avec Madeleine Sologne
1947L’aigle à deux têtes – de Jean Cocteau avec Edwige Feuillère
1948Les parents terribles – de Jean Cocteau avec Jean Marais
Gigi – de Jacqueline Audry avec Danièle Delorme
1949Agnès de rien – de Pierre Billon avec Paul Meurisse
CM Ulysse ou les mauvaises rencontres – de Alexandre Astruc avec Daniel Gélin
1950Olivia – de Jacqueline Audry avec Simone Simon
Chéri – de Pierre Billon avec Jean Desailly
Caroline chérie – de Richard Pottier avec Martine Carol
1951Nez de cuir – de Yves Allégret avec Valentine Tessier
L’amour, madame – de Gilles Grangier avec François Périer
1952Nous sommes tous des assassins – de André Cayatte avec Raymond Pellegrin
Quand tu liras cette lettre – de Jean-Pierre Melville avec Juliette Gréco
Fiche créée le 16 mai 2009 | Modifiée le 19 septembre 2016 | Cette fiche a été vue 4964 fois
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