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Henri Garat



Date et Lieu de naissance : 3 avril 1902 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 13 août 1959 (Hyères, France)
Nom Réel : Emile Henri Camille Garassu

ACTEUR

Emile Henri Camille Garassu naît le 3 avril 1902, à Paris. Ses parents appartiennent au monde du spectacle. Tout naturellement il se tourne vers la scène. Henri Garat débute, comme Jean Gabin, dans les revues de Mistinguett. À l’avènement du parlant, son expérience du chant est déterminante. Il donne la réplique à la Britannique Lilian Harvey qui vit à Berlin et travaille déjà pour des sociétés de production comme la UFA. Il tourne avec elle: «Le chemin du paradis» (1930), «Princesse à vos ordres!» et «Le congrès s’amuse» (1931), «La fille et le garçon» et «Simone est comme ça» (1932), «Les gais lurons» (1936). Les studios allemands qui bénéficient de procédés d’enregistrement sonores très performants réalisent des films en plusieurs versions. Notre chanteur-comédien joue dans «Il est charmant» (1931) dirigé par Louis Mercanton, puis assure la version suédoise devenue «Studenter i Paris», titre plus proche du scénario du film où des étudiants en droit s’amusent plutôt que de travailler leurs examens!

Si Henri Garat ne se produit pas dans des œuvres de très grande qualité, il y chante et y sourit beaucoup. Et il le fait très bien! Il est la coqueluche de milliers d’admiratrices souvent hystériques: du jamais vu jusqu’à cette époque en France. En 1933, Max Ophüls le filme dans «On a volé un homme». La même année, il est à Hollywood pour «Adorable» de William Dieterle, aux côtés de Janet Gaynor. Mais l’expérience ne lui plaît guère. En 1936, dans un film réalisé par Jean Boyer, Henri Garat obtient un triomphe avec la toute jeune Danielle Darrieux et les excellents seconds rôles Marguerite Templey et André Alerme. Lui, pour conquérir sa belle, jeune avocate sans cause, se transforme en «Mauvais garçon». C’est une comédie bien peu féministe, mais si parisienne. Les chansons de Georges van Parys et Jean Boyer sont épatantes.

Il travaille ensuite pour des réalisations où ses talents de chanteur sont moins sollicités, mais où il affronte les grands comédiens de l’époque dont Françoise Rosay et Raimu dans «Le fauteuil quarante-sept» et Elvire Popesco dans «La Présidente» (1938), «Le valet maître» (1941) et «Fou d’Amour» (1942).

Mais Henri Garat, qui vient de tourner trente-cinq films depuis 1930, disparaît du monde du spectacle alors que les Allemands envahissent la zone dite libre. Les rumeurs les plus folles circulent sur son compte. Il semble que le travail intensif mais aussi la fête et la grande vie pour rester à la hauteur de sa réputation, les remontants, l’alcool et la drogue qui circule déjà dans les milieux du «showbiz», aient eu raison de sa santé. Veuf d’une danseuse de music-hall, remarié trois fois, il traîne sa vie dans le sud de la France. Il travaille semble-t-il dans un cirque et tente de tenir un restaurant. Il décède prématurément le 13 août 1959. Certaines sources le décrivent mourant, seul et abandonné dans une salle commune de l’hôpital de Hyères. D’autres entouré de sa dernière épouse et de son jeune fils né dans les années cinquante. Triste fin! Et pourtant, quand on entend «un mauvais garçon» qui fredonne «Toutes les belles dames, ont des airs méprisants. Oui, mais demain, peut-être ce soir, dans nos musettes, elles viendront nous voir…», n’avons-nous pas envie de nous accrocher au cou d’un beau gars, et de danser en oubliant tout sauf nos vingt ans? Mille fois merci Monsieur Henri Garat, de nous avoir donner pour toujours ce bonheur-là.

© Caroline HANOTTE

copyright
1930Nos maîtres les domestiques – de Hewitt Claypoole Grantham-Hayes avec Madeleine Guitty
Les deux mondes – de Ewald André Dupont avec Marie Glory
Flagrant délit – de Hanns Schwarz & Georges Tréville avec Blanche Montel
Le chemin du paradis – de Wilhelm Thiele & Max de Vaucorbeil avec Lilian Harvey
1931Rive gauche – de Alexander Korda avec Marcelle Praince
Il est charmant / Paris, je t’aime – de Louis Mercanton avec Armand Dramen
Studenter i Paris – de Louis Mercanton avec Meg Lemonnier
    Version suédoise de « Il est charmant »
Princesse, à vos ordres ! – de Hanns Schwarz & Max de Vaucorbeil avec Lilian Harvey
Le congrès s’amuse – de Eric Charrell & Jean Boyer avec Lil Dagover
Le congrès s’amuse ( old Vienna ) de Erik Charell & Carl Winston avec Lilian Harvey
    Version anglaise de « Le congrès s’amuse »
Delphine – de Roger Cappellani avec Alice Cocéa
1932La fille et le garçon – de Wilhelm Thiele & Roger Le Bon avec Lilian Harvey
Une petite femme dans le train – de Karl Anton avec Edwige Feuillère
Un soir de réveillon – de Karl Anton avec Arletty
Simone est comme ça – de Karl Anton avec Meg Lemonnier
Les dieux s’amuse – de Reinhold Schünzel avec Florelle
Un rêve blond – de Paul Martin & André Daven avec Pierre Brasseur
Une étoile disparaît – de Robert Villers avec Rolla Norman
    Seulement apparition
1933On a volé un homme – de Max Ophüls avec Lili Damita
Une femme au volant – de Kurt Gerron & Pierre Billon avec Lisette Lanvin
Adorable – de William Dieterle avec Janet Gaynor
1934Prince de minuit – de René Guissart avec Monique Rolland
Les dieux s’amusent – de Reinhold Schünzel & Albert Valentin avec Jeanne Boitel
1935Valse royale – de Jean Grémillon avec Renée Saint-Cyr
1936Un mauvais garçon / Avocate d’amour – de Jean Boyer avec Danielle Darrieux
La souris bleue – de Pierre-Jean Ducis avec Jeanne Aubert
Les gais lurons – de Paul Martin & Jacques Natanson avec Henri Guisol
La fille de la Madelon – de George Pallu & Jean Mugeli avec Hélène Robert
1937The girl in the taxi – de André Berthomieu avec Frances Day
L’amour veille – de Henry Roussel avec Alice Field
Au soleil de Marseille – de Pierre-Jean Ducis avec Mireille Ponsard
Le fauteuil quarante-sept – de Fernand Rivers avec Françoise Rosay
La chaste Suzanne – de André Berthomieu avec Blanchette Brunoy
1938Ma sœur de lait – de Jean Boyer avec Lucien Baroux
Ça… c’est du sport – de René Pujol avec Suzanne Dehelly
La présidente – de Fernand Rivers avec Elvire Popesco
Les femmes collantes – de Pierre Caron avec Betty Stockfeld
L’accroche-cœur – de Pierre Caron avec Jacqueline Delubac
1939Le chemin de l’honneur – de Jean-Paul Paulin avec Marcelle Géniat
1941Le valet maître – de Paul Mesnier avec Elvire Popesco
Annette et la dame blonde – de Jean Dréville avec Louise Carletti
1942Fou d’amour – de Paul Mesnier avec Micheline Francey
1953L’homme trahi – de Walter Kapps avec Colette Darfeuil
    Inachevé
Fiche créée le 30 mars 2006 | Modifiée le 8 mai 2015 | Cette fiche a été vue 9798 fois
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