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Kissa Kouprine



Date et Lieu de naissance : 21 avril 1908 (Gatchina, Empire Russe)
Date et Lieu de décès : 8 décembre 1981 (Moscou, URSS)
Nom Réel : Xenia Alexandrovna Kouprine

ACTRICE

Fille de l’écrivain et aventurier Alexandre Kouprine (1870/1938), Kissa Kouprine naît Xenia Alexandrovna Kouprine, le 21 avril 1908 à Gatchina, ville à une quarantaine de kilomètres au sud de Saint-Petersbourg. Bien que son père s’éloigne peu à peu de l’écriture pour s’adonner à la boisson et courir les femmes de petite vertu, la petite Xenia passe une enfance dorée interrompue par la Révolution Bolchévique. Au cours de l’été 1919, ses parents décident de quitter le pays. Après un passage en Finlande, la famille s’installe à Paris. La jeune adolescente est scolarisée dans une institution religieuse et grandit entourée de personnalités du milieu artistique russe en exil.

Les années passent, Kissa Kouprine devient une belle et élégante jeune femme, dotée également de capacités artistiques évidentes. Alors que son père sombre définitivement dans l’alcool, pour aider financièrement sa famille, elle accepte la proposition du couturier Paul Poiret pour présenter ses collections. Devenu un mannequin très demandé, elle défile devant le Tout-Paris et se lie d’amitié avec Marcel L’Herbier qui lui offre un rôle dans «Le diable au cœur» (1926) dont Betty Balfour est la vedette.

Dès le début des années trente, Kissa Kouprine délaisse progressivement son métier de modèle pour se consacrer principalement au cinéma, bien plus rémunérateur. En 1930, elle retrouve Marcel L’Herbier pour «Le mystère de la chambre jaune» et «Le parfum de la dame en noir» adaptation de deux romans policiers de Gaston Leroux où elle croise Roland Toutain, Huguette Duflos, Marcel Vibert et Léon Bélières. Le réalisateur l’emploie à nouveau pour donner la réplique à Victor Francen et Blanche Montel dans «L’aventurier» (1934) puis à Käthe von Nagy et Pierre Richard-Willm pour «La route impériale» (1934). Parmi la demie douzaine d’autres films qu’elle tourne dans la décennie, elle travaille à trois reprises pour Jacques de Casembroot et partage l’affiche avec Danielle Darrieux, Betty Stockfeld, Valentine Tessier, Josette Day et Junie Astor dans «Club de femmes», une comédie policière réalisée par Jacques Deval en 1936, qui est également son dernier rôle à l’écran. Cette même année, ses parents quittent la France et retournent s’installer à Leningrad. Son père meurt deux ans plus tard d’un cancer de l’œsophage; sa mère le suit dans la tombe cinq années après, elle se serait suicidée pendant le siège de la ville en apprenant que sa fille aurait été arrêté par la gestapo. Une information qui se révèlera fausse.

Après sa carrière cinématographique, Kissa Kouprine qui est devenue riche, habite un bel appartement sur les Champs-Elysées. Bien qu’on lui prête une liaison peu crédible avec Jean Marais, elle ne se mariera jamais et n’aura pas d’enfants. Nostalgique de la Russie, elle revient dans son pays en 1959, lors du dégel des réformes de l’URSS sous Nikita Khrouchtchev, dans l’indifférence générale. Elle travaille quelques temps au Théâtre Pouchkine de Moscou puis se lance dans l’écriture. Les dernières années de sa vie, Kissa Kouprine vit recluse dans son petit appartement. Malgré la maladie et les douleurs parfois insupportables, elle refuse l’aide de ses proches. Début décembre 1981, elle est hospitalisée au Centre Universitaire de recherche sur le cancer de Moscou où elle meurt quelques jours plus tard, dans l’anonymat le plus total. Son ami, l’écrivain et critique de théâtre Vladimir Obolenski consacrera à cette femme remarquable un film documentaire qui sera diffusé à la télévision en 1990.

© Pascal DONALD

copyright
1926Le diable au cœur – de Marcel L’Herbier avec Jaque Catelain
1929 CM La perle – de Henri d’Ursel avec Georges Hugnet
1930Le mystère de la chambre jaune – de Marcel L’Herbier avec Marcel Vilbert
Le parfum de la dame en noir – de Marcel L’Herbier avec Roland Toutain
1931Laurette ou le cachet rouge – de Jacques de Casembroot avec Jim Gérald
1932Brumes de Paris – de Maurice Sollin avec Max Maxudian
Baby – de Carl Lamac & Pierre Billon avec Pierre Richard-Willm
1933La dernière nuit – de Jacques de Casembroot avec José Noguéro
1934L’aventurier – de Marcel L’Herbier avec Victor Francen
La route impériale – de Marcel L’Herbier avec Käthe von Nagy
CM L’assassin est parmi nous – de Jacques de Casembroot avec Paul Demange
1936Club de femmes – de Jacques Deval avec Danielle Darrieux
Fiche créée le 21 août 2013 | Modifiée le 9 août 2017 | Cette fiche a été vue 1906 fois
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