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Véra Clouzot



Date et Lieu de naissance : 30 décembre 1913 (Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brésil)
Date et Lieu de décès : 15 décembre 1960 (Paris, France)►
Nom Réel : Véra Gibson-Amado

ACTRICE
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1952 Le salaire de la peur – de Henri-Georges Clouzot avec Yves Montand, Charles Vanel & Peter van Eyck
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1954 Les diaboliques – de Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret, Paul Meurisse & Charles Vanel
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1957 Les espions – de Henri-Georges Clouzot avec Curd Jürgens, Peter Ustinov, O.E. Hasse & Sam Jaffe
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1960 La vérité – de Henri-Georges Clouzot avec Brigitte Bardot, Sami Frey, Charles Vanel & Fernand Ledoux

Si la filmographie de Véra Clouzot est des plus minces, sur une vie trop courte, elle n’en contient pas moins quelques pépites, dues à un second mariage avec le cinéaste Henri-Georges Clouzot. Née Vera Gibson Amado, cette actrice d’origine brésilienne naît à Rio de Janeiro le 30 décembre 1913. Elle a pour père Gilberto Amado, l’une des figures politiques les plus connues du Brésil, juriste, diplomate, écrivain et membre de l’Académie brésilienne des Lettres. Pour Véra, l’aventure théâtrale se profile en 1941 par la rencontre avec le comédien Léo Lapara, membre de la troupe de Louis Jouvet en tournée à Rio de Janeiro. Mariés, ils partent au sein de cette troupe pour une tournée en Amérique du Sud qui dure près de quatre ans, avant le retour à Paris au moment de la Libération. Louis Jouvet, directeur du théâtre de l’Athénée, garde Véra à ses côtés et lui confie quelques rôles. Mais le destin n’a pas dit son dernier mot. Il se présente sous les traits du réalisateur français Henri-Georges Clouzot, dont Véra fait la connaissance sur le tournage de «Quai des orfèvres» (1947), film policier dans lequel son mari joue un inspecteur auprès de Louis Jouvet. C’est un coup de foudre réciproque! Le réalisateur propose à Véra de l’engager comme scripte sur sa comédie «Miquette et sa mère» (1949). Et dès l’année suivante, l’actrice, séparée de Léo Lapara, épouse Henri-Georges Clouzot qui va lui ouvrir les portes de la postérité avec trois films.

Le premier, «Le salaire de la peur» (1952), film culte, couronné de multiples distinctions dont le Grand Prix à Cannes et l’Ours d’or du Festival de Berlin, relate le tragique destin de chauffeurs de camions victimes d’un périlleux transport de nitroglycérine. Ce drame fait la part belle aux hommes et Véra Clouzot en est l’unique interprète féminine, apportant son charme et sa fantaisie au personnage de Linda, la jolie serveuse de bar amoureuse de Mario sous les traits de Yves Montand. «Les diaboliques» (1954) met davantage l’actrice en lumière. Elle y interprète la fragile Christina, épouse malheureuse d’un mari tyrannique Michel (Paul Meurisse), qu’elle accepte de tuer sous l’insistance de Nicole (Simone Signoret), la maîtresse de Michel. Manipulée par les amants, Christina décède d’une crise cardiaque à la vue de son mari surgissant de la baignoire dans laquelle il était censé avoir péri noyé. «Les espions» (1957) est le troisième et dernier long métrage que Véra Clouzot tourne auprès de Curd Jürgens et Peter Ustinov. Elle est Lucie, la patiente muette d’un psychiatre impliqué dans une affaire d’espionnage. Entre comédie satirique et drame sombre, le film déroute le public et n’a pas le succès des deux précédents.

Véra est-elle lasse de devoir affronter sur les tournages les colères du cinéaste, réputé pour son exigence et sa dureté vis-à-vis de tous ses acteurs, y compris de sa femme? Ou son talent d’actrice est-il limité, comme se plairont à en témoigner Simone Signoret et Paul Meurisse dans leurs mémoires respectives, arguant que sans la patience et l’amour de son époux elle n’aurait vraisemblablement jamais tourné? Toujours est-il que sa collaboration sur le film suivant de Henri-Georges Clouzot se borne à cosigner le scénario et les dialogues. «La vérité» (1960), tragédie de la passion amoureuse qui remporte un énorme succès, met en vedette Brigitte Bardot auprès de Sami Frey et de Marie-José Nat. Peu de temps après la sortie du film, Véra Clouzot, qui allait fêter ses 47 ans, décède, ironie du sort, d’une attaque cardiaque comme Christina dans «Les Diaboliques», le 15 décembre 1960 dans son appartement à Paris. Inhumée au cimetière de Montmartre, son souvenir demeure. Qui vivra Véra...

© Isabelle MICHEL

copyright
1949Miquette et sa mère / Miquette – de Henri-Georges Clouzot avec Danièle Delorme
    Seulement scripte
1951Le voyage au Brésil ( Brazil ) de Henri-Georges Clouzot
    Inachevé – Seulement scripte
1952Le salaire de la peur – de Henri-Georges Clouzot avec Yves Montand
1954Les diaboliques – de Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret
1957Les espions – de Henri-Georges Clouzot avec Curd Jürgens
1960La vérité – de Henri-Georges Clouzot avec Brigitte Bardot
    Seulement dialogues & scénario
Fiche créée le 8 mai 2009 | Modifiée le 19 mars 2018 | Cette fiche a été vue 6852 fois
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