1938 Pygmalion (Bernard Shaw’s Pygmalion) de Anthony Asquith & Leslie Howard avec Wendy Hiller | 1951 L’ombre d’un homme (the Browning version) de Anthony Asquith avec Michael Redgrave & Nigel Patrick | 1960 Les dessous de la millionnaire (the millionairess) de Anthony Asquith avec Sophia Loren & Peter Sellers | 1964 La Roll-Royce jaune (the yellow Rolls-Royce) de Anthony Asquith avec Ingrid Bergman & Rex Harrison | ||
Le réalisateur Anthony Asquith est né à Londres, le 9 novembre 1902. Son père, Herbert Henry Asquith, membre du parti Libéral est élu député au Parlement britannique depuis 1886; homme politique influent, il occupera les plus hautes fonctions: Ministre de l’Intérieur de 1892 à 1895, Chancelier de l’Échiquier de 1905 à 1908, Premier Ministre de 1908 à 1916 et chef de l’opposition par la suite. Il sera élevé à la pairie en 1925 avec le titre de Comte d’Oxford et Asquith. Sa mère, Margot (née Emma Alice Margaret Tennant), seconde épouse de HH Asquith, est une femme d’esprit, auteur à ses heures. Anthony a plusieurs demi-frères et sœurs, issus du premier mariage de son père, et une sœur ainée, Elisabeth (1897/45), qui deviendra princesse en se mariant avec Antoine Bibesco, descendant des hospodars de Valachie. L’enfance d’Anthony se passe dans la haute société, souvent exposée aux yeux du public. Il poursuit ses études comme pensionnaire au collège de Winchester puis au collège Balliol d’Oxford.
Après l’université, Anthony Asquith part en vacances aux Etats-Unis, invité par Mary Pickford et Douglas Fairbanks. En observant les techniques de tournage, il se passionne pour le cinéma et plus particulièrement pour la réalisation. Au cours des six mois de son séjour à Hollywood, il fait la connaissance des plus grandes personnalités du Septième Art: Ernst Lubitsch, Lillian Gish ou Charles Chaplin. De retour en Angleterre au milieu des années 1920, il reprend brièvement ses études avant d’aller travailler pour la «British Instructional Films», firme dirigée H. Bruce Woolfe, spécialisée dans les documentaires sur la nature et la Première Guerre Mondiale. Anthony Asquith passe très vite à la réalisation, après trois films muets, il se fait particulièrement remarquer avec son premier film parlant, «Un cottage à Dartmoor», par sa maîtrise des cadrages et l’esthétisme des images.
Au cours de sa carrière de cinéaste, Anthony Asquith va encore diriger une quarantaine de films. En 1930, pour «La bataille de Gallipoli», il adapte le roman «Tell England» de Ernest Raymond. Puis, il réalise entre autres: «Les nuits moscovites» (1935) version anglaise du film français éponyme de Alexis Granowsky, adaptation du roman de Pierre Benoît; «Pygmalion» (1938), d’après la pièce de George Bernard Shaw, avec Leslie Howard et Wendy Hiller; «L’étranger» (1943) avec Laurence Olivier; «L’ombre d’un homme» (1951) adapté par Terence Rattigan d’après son propre roman, avec Michael Redgrave; et l’adaptation la plus réussie du livre de Oscar Wilde «Il importe d’être constant» (1952). Les dernières années de son parcours cinématographique sont marquées par la réalisation de films servis par de grandes stars internationales: Olivia de Havilland «La nuit est mon ennemi» (1959), Sophia Loren «Les dessous de la millionnaire» (1960), Elizabeth Taylor et Richard Burton «Hôtel international» (1963), Ingrid Bergman, Alain Delon, Jeanne Moreau, Omar Sharif «La Rolls-Royce jaune» (1964).
Dans la vie privée, Anthony Asquith est un homme doux et charmant. Homosexuel refoulé, il ne s’est jamais marié. En 1967, Anthony Asquith est pressenti pour diriger l’adaptation du best-seller de Morris L. West «Les souliers de Saint-Pierre» avec Laurence Olivier et Anthony Quinn, il doit abandonner le projet en raison de problèmes de santé (depuis longtemps il se bat contre son alcoolisme). Il est mort le 20 février 1968, à l’âge de 65 ans, emporté par un cancer du système lymphatique.
© Pascal DONALD
1927 | Boadicea – de Sinclair Hill
avec Phyllis Neilson-Terry
Seulement scénario, assistant montage, assistant maquillage et cascadeur Un drame au studio ( shooting stars ) de A.V. Beamble & Anthony Asquith avec Annette Benson + scénario |
1928 | Un cri dans le métro ( underground ) de Anthony Asquith
avec Elissa Landi
+ scénario The runaway princess / Priscillas fahrt ins glück – de Anthony Asquith & Frederick Webdhausen avec Mady Christians |
1929 | Un cottage à Dartmoor ( a cottage on Dartmoor / escape from Dartmoor ) de Anthony
Asquith avec Norah Baring
+ scénario & apparition |
1930 | La bataille de Gallipoli ( tell England / the battle of Gallipoli ) de Anthony Asquith
avec Fay Compton
+ scénario |
1931 | Carnaval ( dance pretty lady ) de Anthony Asquith
avec Flora Robson
+ scénario |
1932 | The lucky number – de Anthony Asquith
avec Gordon Harker
+ scénario Marry me – de Wilhelm Thiele avec Renate Müller Seulement scénario |
1933 | Symphonie inachevée ( unfinished symphony / lover divine ) de Willi Forst & Anthony
Asquith avec Martha Eggerth
Letting in the sunshine – de Lupino Lane avec Molly Lamont Seulement sujet & scénario |
1935 | Les nuits moscovites ( Moscow nights / I stand condamned ) de Anthony Asquith
avec Harry Baur
+ adaptation & scénario Brown on resolution / Born for glory / Forever England – de Walter Forde avec Betty Balfour Seulement réalisateur de la deuxième équipe |
1936 | CM The story of Papworth, the village of hope – de Anthony Asquith avec Madeleine Carroll |
1938 | Pygmalion ( Bernard Shaw’s Pygmalion ) de Anthony Asquith & Leslie Howard avec Wendy Hiller |
1939 | L’écurie Watson / En français messieurs ( french without tears ) de Anthony Asquith avec Ellen Drew |
1940 | Radio libre ( freedom radio / A voice in the night ) de Anthony Asquith
avec Diana Wynyard
CM Channel incident – de Anthony Asquith avec Peggy Ashcroft + production |
1941 | Mariage sans histoire ( quiet wedding ) de Anthony Asquith
avec Margaret Lockwood
Cottage à louer ( cottage to let / bombsight stolen ) de Anthony Asquith avec Leslie Banks CM Rush hour – de Anthony Asquith avec Muriel George |
1942 | Uncensored / We shall rise again – de Anthony Asquith avec Phyllis Calvert |
1943 | Plongée à l’aube ( we dive at dawn ) de Anthony Asquith
avec John Mills
L’étranger ( the demi-paradise / adventure for 2 ) de Anthony Asquith avec Laurence Olivier DO A welcome to Britain – de Burgess Meredith & Anthony Asquith avec Bob Hope DO The volunteers – de Emeric Pressburger & Michael Powell avec Herbert Wilcox Seulement apparition |
1944 | L’homme fatal / Fin de siècle ( fanny by gaslight / man of evil ) de Anthony Asquith
avec Jean Kent
CM Two fathers – de Anthony Asquith avec Bernard Miles + scénario |
1945 | Vers les étoiles / Le chemin des étoiles ( the way to the stars / Johnny in the clouds ) de Anthony Asquith avec Michael Redgrave |
1946 | Erreurs amoureuses ( while the sun shines ) de Anthony Asquith avec Barbara White |
1948 | Winslow contre le roi / L’affaire Winslow ( the Winslow boy ) de Anthony Asquith avec Margaret Leighton |
1950 | La femme en question ( the woman in question / 5 angles on murder ) de Anthony Asquith avec Dirk Bogarde |
1951 | L’ombre d’un homme ( the Browning version ) de Anthony Asquith
avec Nigel Patrick
Ours de Bronze du meilleur drame au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne Petite assiette de bronze, Prix Audience Poll au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne Bodil du meilleur film européen, Danemark |
1952 | Il importe d’être constant ( the importance of being earnest ) de Anthony Asquith
avec Joan Greenwood
+ scénario M7 ne répond plus ( the net / project M7 ) de Anthony Asquith avec Robert Beatty |
1953 | The final test – de Anthony Asquith avec Robert Morley |
1954 | Evasion ( the young lovers / chance meeting ) de Anthony Asquith avec Odile Versois |
1955 | Court martiale ( Carrington, V.C. / court martial ) de Anthony Asquith avec David Niven |
1956 | CM On such a night – de Anthony Asquith avec Josephine Griffin |
1958 | Ordre de tuer / Ordre d’exécution ( orders to kill ) de Anthony Asquith
avec Lillian Gish
Le dilemme du docteur ( the doctor’s dilemma ) de Anthony Asquith avec Leslie Caron |
1959 | La nuit est mon ennemie ( libel ! ) de Anthony Asquith avec Olivia de Havilland |
1960 | Les dessous de la millionnaire ( the millionairess ) de Anthony Asquith
avec Sophia Loren
Deux vivants, un mort ( two living, one dead ) de Anthony Asquith avec Virginia McKenna + scénario DO Insight : Anthony Asquith – de ? avec Robert Krasker Seulement apparition CM Zero – de Anthony Asquith |
1962 | Sept heures avant la frontière ( guns of darkness ) de Anthony Asquith avec James Robertson Justice |
1963 | Hôtel International ( the V.I.P’s / International Hotel ) de Anthony Asquith
avec Elizabeth Taylor
DO An evening with the royal ballet – de Anthony Havelock-Allan & Anthony Asquith avec Rudolf Nureyev |
1964 | La Roll-Royce jaune ( the yellow Rolls-Royce ) de Anthony Asquith avec Ingrid Bergman |