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Jean Marchat



Date et Lieu de naissance : 8 juin 1902 (Grigny, France)►
Date et Lieu de décès : 2 octobre 1966 (Neuilly-sur-Seine, France)►
Nom Réel : Jean Marchat

ACTEUR
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1941 L’appel du bled – de Maurice Gleize avec Madeleine Renaud, Pierre Renoir & Gabrielle Dorziat
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1944 Les dames du Bois de Boulogne – de Robert Bresson avec Maria Casares, Elina Labourdette & Paul Bernard
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1951 Ombre et lumière – de Henri Calef avec Simone Signoret, Maria Casares & Jacques Berthier
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1955 Cherchez la femme – de Raoul André avec Geneviève Page, Georges Marchal & Pascale Roberts

Ce siècle avait deux ans, quand est né Jean Marchat, à Grigny, près de Lyon. Sa mère Sara et son père Louis (employé aux Chemins de Fer) quittent la capitale des Gaules pour monter sur Paris. Le jeune garçon suit des études secondaires, puis commence à travailler dans une banque. Louis son père est rassuré! Mais le jeune homme est attiré par le théâtre. À cette époque, il est facile de trouver un cours qui a une bonne réputation... Il se rapproche du Théâtre de l’Atelier de Charles Dullin, où il fait ses débuts sur scène un peu plus tard. Avant cela, c’est le conservatoire d’où il sort avec un premier prix. Puis en 1927, c’est sur la scène de la Comédie Française, qu’il s’illustre, jusqu’en 1932.

Jean Marchat se produit sur plusieurs scènes parisiennes et rejoint ensuite son compagnon de vie Marcel Herrand, pour créer la troupe du «Rideau de Paris» au Théâtre des Mathurins, succédant ainsi à Sacha Guitry et Georges Pitoëff (1939). Viendront les rejoindre Maria Casares et bien d’autres. Cette troupe lance de grands noms aux talents différents, tels Jean Carmet, Michel Auclair. Jean Marchat, nous relate Maria Casarès, va carrément habiter le théâtre (une pièce-studio lui est réservée dans les coulisses). Jean Marchat reste aux Mathurins jusqu’en 1953, année de la mort de Marcel Herrand et pendant ces 14 ans y compris ceux de guerre, il va, avec son co-directeur, monter des pièces difficiles, risquées, comme «Deidre des Douleurs» (1942/43) de J.M. Synge. Les deux compères créent aussi le Festival du Théâtre d’Angers, qui deviendra le Festival d’Anjou, et se produiront dans de nombreuses tournées. Après 1953, Jean Marchat revient au Français et en devient le 427e sociétaire. Non content de jouer, il est aussi metteur en scène. Dès 1962, il donne aussi des cours au Conservatoire.

Et le cinéma dans tout cela? Il y vient, car c’est dans l’air du temps, et cela rapporte... Hélas, le 7e art ne lui donne pas l’occasion de montrer son réel talent. On lui attribue souvent des seconds rôles plutôt antipathiques, fades, et c’est une déception. Il apparaît sur les écrans au début des années 30. Citons «Le poignard maltais» (1930) de Roger Goupillières, où il est le fils de Jean Toulout, «Partir» (1931) de Maurice Tourneur, où il tient un premier rôle costumé. Dans «Remorques» (1939) de Jean Grémillon, il campe un méchant capitaine, et dans «Pontcarral» (1942) de Jean Delannoy, il incarne un aristocrate méprisant, qui sera tué par Pierre Blanchar. Il retrouve les deux dans «Le bossu» (1944), où il est le régent de France. Entre temps, il est Antoine de Saint-Exupéry dans «Mermoz» (1943) de Louis Cuny. Il croise curieusement la route de Fernandel devenu «L’ennemi public numéro 1» (1953) grâce à Henri Verneuil qui en fait un policier gradé. Sacha Guitry le nomme Maréchal Bertrand dans son Napoléon (1954). Nous le retrouvons, en 1955, dans «Cherchez la femme» de Raoul André en riche diamantaire, père de la jolie Geneviève Page, et Archevêque dans le «Miracle des loups» (1961) de André Hunebelle.

Jean Marchat tourne quelques fictions pour la télévision en interprétant de façon convaincante le père d’«Eugénie Grandet» de Maurice Cazeneuve, en 1956, et participe aux populaires «Cinq dernières minutes» du Commissaire Bourrel, sans oublier «Au théâtre ce soir». Il prête aussi sa voix théâtrale à des comédiens célèbres tels Spencer Tracy ou Cary Grant. Jean Marchat décède le 2 octobre 1966 à Neuilly-sur-Seine, à la suite d’une intervention chirurgicale et repose au cimetière de Monfort-Lamaury.

© Donatienne ROBY

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1930Le poignard Malais – de Roger Goupillères avec Florelle
1931Échec et mat / Amours tragiques – de Roger Goupillières avec Dolly Davis
Partir – de Maurice Tourneur avec Simone Cerdan
1932Au nom de la loi – de Maurice Tourneur avec Marcelle Chantal
Chair ardente – de René Plaissetty avec Mary Serta
Le cas du docteur Brenner – de Jean Daumery avec Simone Genevois
1934La marche nuptiale – de Mario Bonnard avec Madeleine Renaud
1935Marie des angoisses – de Michel Bernheim avec Mireille Balin
1939Remorques – de Jean Grémillon avec Michèle Morgan
1941Le pavillon brûle – de Jacques de Baroncelli avec Michèle Alfa
Croisières sidérales – de André Zwoboda avec Madeleine Sologne
L’appel du bled – de Maurice Gleize avec Gabrielle Dorziat
1942Pontcarral, colonel d’Empire – de Jean Delannoy avec Annie Ducaux
1943Mermoz – de Louis Cuny avec Héléna Manson
La cavalcade des heures – de Yvan Noé avec Gaby Morlay
Le bossu – de Jean Delannoy avec Pierre Blanchar
Voyage sans espoir – de Christian-Jaque avec Simone Renant
    Scènes coupées au montage – Remplacé par Paul Bernard
1944Les dames du Bois de Boulogne – de Robert Bresson avec Maria Casares
Les caves du Majestic – de Richard Pottier avec Suzy Prim
1945Mensonges – de Jean Stelli avec Jacqueline Porel
1946Le mystérieux monsieur Sylvain – de Jean Stelli avec Simone Renant
Le château de la dernière chance – de Jean-Paul Paulin avec Corinne Calvet
1948Trois garçons, une fille – de Maurice Labro avec Suzy Carrier
Le mystère Barton – de Charles Spaak avec Françoise Rosay
1949La souricière – de Henri Calef avec Danielle Godet
Véronique – de Robert Vernay avec Giselle Pascal
1950Au fil des ondes – de Pierre Gautherin avec Line Renaud
La passante – de Henri Calef avec Maria Mauban
L’aiguille rouge – de Emil Edwin Reinert avec Michèle Philippe
1951Ombre et lumière – de Henri Calef avec Simone Signoret
Ils étaient cinq – de Jacques Pinoteau avec Irène Hilda
Les quatre sergents du Fort Carré – de André Hugon avec Colette Ripert
1952La jeune folle – de Yves Allégret avec Danièle Delorme
1953L’ennemi public N°1 / L’ennemi public numéro un – de Henri Verneuil avec Zsa Zsa Gabor
Zoé – de Charles Brabant avec Barbara Laage
1954Napoléon – de Sacha Guitry avec Daniel Gélin
1955La rue des bouches peintes – de Robert Vernay avec Françoise Christophe
Mademoiselle de Paris – de Walter Kapps avec Jean-Pierre Aumont
Les nuits de Montmartre – de Pierre Franchi avec Geneviève Kervine
Cherchez la femme – de Raoul André avec Geneviève Page
Les indiscrètes – de Raoul André avec Nicole Berger
1959L’ambitieuse / Le passager clandestin – de Yves Allégret avec Andréa Parisy
1960Le passage du Rhin – de André Cayatte avec Nicole Courcel
1961Le miracle des loups – de André Hunebelle avec Rosanna Schiaffino
Climats – de Stellio Lorenzi avec Marina Vlady
1963À couteaux tirés – de Charles Gérard avec Françoise Arnoul
1965La seconde vérité – de Christian-Jaque avec Michèle Mercier
Fiche créée le 25 septembre 2013 | Modifiée le 8 décembre 2018 | Cette fiche a été vue 2646 fois
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