CINEMA ACTUEL
PRIX & RECOMPENSES
Nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de Clyde Cook
Recherche Rapide :

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

Moshé Mizrahi



Date et Lieu de naissance : 5 septembre 1930 (Alexandrie, Egypte)
Date et Lieu de décès : 3 août 2018 (Tel Aviv, Israël)
Nom Réel : Moshé Mizrahi

REALISATEUR
Image
1971 Rosa, je t’aime (ani ohev otach Rosa / אני אוהב אותך רוזה) de Moshé Mizrahi avec Michal Bat-Adam & Moshe Tal
Image
1977 La vie devant soi – de Moshé Mizrahi avec Simone Signoret, Michal Bat-Adam & Samy Ben-Youb
Image
1980 Chère inconnue – de Moshé Mizrahi avec Simone Signoret, Delphine Seyrig, Jean Rochefort & Jean Obé
Image
1988 Mangeclous – de Moshe Mizrahi avec Pierre Richard, Charles Aznavour, Jacques Dufilho & Bernard Blier

Quand on a «la vie devant soi», comment la réussir au mieux de ses aspirations et de ses talents? Le réalisateur et scénariste Moshé Mizrahi a choisi de vouer la sienne au cinéma. Né à Alexandrie en Egypte le 5 septembre 1931, il est adolescent lorsqu’il part avec sa mère et son jeune frère en Palestine, deux ans avant la création de l’Etat d’Israël. La culture du kibboutz où il grandit, puis la perte de son frère, tué lors de la guerre d’indépendance, le marquent profondément. Au début des années 1950, Moshé Mizrahi s’installe en France et s’y forge une solide expertise cinématographique en autodidacte. Et c’est à l’orée de ses 40 ans qu’il se lance dans la réalisation de ses propres films, avec une considération immédiate de la part des critiques. Dans «Le client de la morte saison» (1969), un ancien dirigeant nazi, qui se cache en Israël et y tient une auberge, voit sa vie basculer quand son secret est éventé avec l’arrivée d’un étranger. L’année suivante, «Les stances à Sophie» (1970) confronte une jeune fille émancipée à une vie bourgeoise dont elle rejette les contraintes. «Rosa, je t’aime» (1971) fait référence à l’autorité du rabbin d’une communauté qui oblige une veuve à se remarier avec un frère de son mari défunt, de sept ans son cadet. L’actrice vedette s’appelle Michal Bat-Adam. Moshé Mizrahi tombe amoureux et l’épouse en seconde noce. De leur union naît un fils.

Les tournages s’enchaînent. «La maison de la rue Chelouche» (1972) est le récit autobiographique d’une famille juive quittant Alexandrie pour s’installer à Tel Aviv. «Les filles à Papa» (1973), sélectionné au festival de Cannes, conte la désolation d’un père de n’avoir que des filles. «La vie devant soi» (1977), consacre enfin le talent du scénariste. Et son héroïne, Simone Signoret, remporte le César de la meilleure actrice. L’histoire, remarquablement adaptée du roman éponyme de Romain Gary, alias Emile Ajar, est celle d’une ex-prostituée juive rescapée d’Auschwitz, Madame Rosa, qui élève clandestinement des enfants d’autres prostituées et qui se prend d’affection pour un jeune algérien Momo. Auréolé d’une distinction qu’il est le seul réalisateur israélien à avoir décrochée, Moshé Mizrahi étoffe une œuvre pétrie de quête sur les rapports amoureux et sociaux, et surtout imprégnée de réflexion sur l’intolérance et la coexistence de différentes confessions.

«Chère inconnue» (1980), avec Jean Rochefort, tisse un lien d’amour entre une femme célibataire et son frère infirme dont elle s’occupe. «La vie continue» (1981), qui réunit Annie Girardot et Jean-Pierre Cassel, est la rencontre de deux êtres esseulés. Dans «Une jeunesse» (1981), d’après le roman de Patrick Modiano, un couple se remémore l’itinéraire chaotique qui a précédé sa rencontre, tandis que «La rage de vivre» (1984) plonge deux adolescents fougueux dans les affres du ghetto de Varsovie. Après avoir dirigé nombre de grands acteurs français, Moshé Mizrahi, qui a séduit Hollywood, offre à Tom Hanks, dans «Parole d’officier» (1986), le rôle d’un pilote américain qui vit une idylle, contrecarrée par la religion, avec une jeune juive. «Mangeclous» (1988), une comédie loufoque, inspirée du roman d’Albert Cohen, sur les tribulations de juifs caricaturaux, est l’un des derniers longs métrages de Moshé Mizrahi. Sa passion pour le cinéma se double d’une ardeur à prêcher la tolérance entre religions dans des conférences données à l’université de Tel Aviv. Humaniste, mais aussi phare du cinéma israélien, Moshé Mizrahi s’éteint le 3 août 2018 à Tel Aviv, à l’âge de 86 ans. Mais son message de paix s’est heurté à un mur. Lamentations!

© Isabelle MICHEL

copyright
1968 TV Laure – de Moshé Mizrahi avec Marlène Jobert
1969Le client de la morte saison ( ore’ach b’onah metah / אורח בעונה מתה ) de Moshé Mizrahi avec Claude Rich
    + scénario
    Prix Spécial des journalistes au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne

    Prix OCIC, recommandation, au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne

La fiancée du pirate – de Nelly Kaplan avec Bernadette Lafont
    Seulement directeur de production
1970Les stances à Sophie – de Moshé Mizrahi avec Bulle Ogier
    + adaptation & scénario
1971Rosa, je t’aime ( ani ohev otach Rosa / אני אוהב אותך רוזה ) de Moshé Mizrahi avec Michal Bat-Adam
    + scénario
1972La maison de la rue Chelouche ( ha-bayit berechov Chelouche / הבית ברחוב שלוש ) de Moshé Mizrahi avec Gila Almagor
    + scénario
1973Les filles à papa ( abu el banat / אבו אל בנאת ) de Moshé Mizrahi avec Shaike Ophir
    + scénario
1974Rachel’s man ( Ish Rachel / איש רחל ) de Moshé Mizrahi avec Rita Tushingham
    + scénario
1977La vie devant soi / Madame Rosa – de Moshé Mizrahi avec Simone Signoret
    + adaptation & scénario
    Prix LAFCA du meilleur film étranger par l’association des critiques de cinéma de Los Angeles, USA
1979Moments de la vie d’une femme ( rega’im / moments / רגעים ) de Michal Bat-Adam avec Assi Dayan
    Seulement collaboration artistique & production
1980Chère inconnue – de Moshé Mizrahi avec Jean Rochefort
    + dialogues & scénario
1981La vie continue – de Moshé Mizrahi avec Annie Girardot
    + scénario
Une jeunesse – de Moshé Mizrahi avec Charles Aznavour
    + scénario
1984La rage de vivre ( war and love ) de Moshé Mizrahi avec Kyra Sedgwick
1986Parole d’officier ( every time we say goodbye ) de Moshé Mizrahi avec Tom Hanks
    + scénario
1988Mangeclous – de Moshe Mizrahi avec Pierre Richard
    + scénario
1989Men don’t leave – de Paul Brickman avec Jessica Lange
    Seulement sujet
1991 TV Warburg, le banquier des princes – de Moshé Mizrahi avec Sam Waterston
    Série – + scénario
    FIPA d’Or de la série télévisée au festival des programmes audiovisuels de Biarritz, France
1995Femmes ( nashim / נשים ) de Moshé Mizrahi avec Michal Bat-Adam
    + scénario
2002Life is life ( haïm ze haïm / חיים זה חיים ) de Michal Bat-Adam avec Yaël Abecassis
    Seulement interprétation & production
2006Week-end en Galilée ( sof shavua be-Galil / סוף שבוע בגליל ) de Moshé Mizrahi avec Sharon Alexander
    + scénario & production
Rita ( Rita shem zemani ) de Michal Bat-Adam avec Elie Cohen
    Seulement interprétation & production
2008 DO Une histoire du cinema Israélien ( historia shel hakolnoah Israeli / toldot ha-kolnoa ha-israeli / היסטוריה של הקולנוע הישראלי ) de Raphaël Nadjari avec Ronit Elkabetz
    Seulement apparition
2009 DO L’honneur des brigands ( ganavim ba hok ) de Alexander Gentelev avec Dirk Nonninger
    Seulement apparition
2016The road to where ( hadereh lean / הדרך לאן ) de Michal Bat-Adam avec Lana Ettinger
    Seulement interprétation & production
DO Hope I’m in the frame ( mekava SheAni BaFrame ) de Netalie Braun avec Michal Bat-Adam
AUTRES PRIX :
      
    Prix pour l’ensemble de sa carrière aux prix de l’Académie du cinéma israélien, Israël ( 2001 )
Fiche créée le 4 août 2018 | Modifiée le 11 décembre 2018 | Cette fiche a été vue 792 fois
PREVIOUSTom Mix || Moshé Mizrahi || Mary Ann MobleyNEXT