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Alice Cocéa



Date et Lieu de naissance : 28 juillet 1899 (Sinaia, Roumanie)
Date et Lieu de décès : 2 juillet 1970 (Boulogne-Billancourt, France)►
Nom Réel : Sophie Alice Cocéa

ACTRICE
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1931 Marions-nous – de Louis Mercanton avec Fernand Gravey, Marguerite Moreno & Pierre Etchepare
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1932 Nicole et sa vertu – de René Hervil avec André Roanne, Paulette Duvernet, Robert Goupil & Andrée Méry
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1934 Le greluchon délicat – de Jean Choux avec Harry Baur, Paul Bernard, Paul Asselin & Julien Carette
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1964 La ronde – de Roger Vadim avec Jane Fonda, Jean-Claude Brialy, Marie Dubois & Anna Karina

Alice Cocéa naît le 28 juillet 1899 à Sinaia, ville du contrefort des Carpates méridionales, qui doit son nom à un très vieux monastère et sa récente célébrité au Roi Charles 1er de Roumanie qui vient d’y faire construire le très moderne château Peleş. Baignant dans un milieu artistique, Alice, véritable enfant prodige, suit les cours de la célèbre tragédienne roumaine Aristizza Romanescu, puis elle part pour la France, avant la première guerre mondiale, et conquiert le public parisien en jouant des rôles d’enfant. Alors que la Roumanie, d’abord restée neutre tandis que les Roumains de Transylvanie doivent combattre sous l’uniforme austro-hongrois, entre dans le conflit aux côtés de la France, Alice Cocéa apparaît sur le grand écran dans «Le délai» (1917) du journaliste devenu cinéaste Jacques de Baroncelli. Cette expérience reste sans lendemain immédiat et la toute jeune femme poursuit une brillante carrière dans des pièces de théâtre mais aussi des opérettes à succès comme «Dédé» (1921) avec Maurice Chevalier. Elle en enregistre d’ailleurs les chansons.

Dans les années vingt, Alice Cocéa devient une figure incontournable de la vie parisienne. Elle remplit à l’occasion les colonnes des journaux pour être follement aimée d’un haut diplomate déjà marié ou pour avoir fait construire une maison très «Arts déco». Elle revient au cinéma en 1930 pour interpréter essentiellement des vaudevilles souvent chantés. Elle est d’abord la jeune femme de Adolphe Menjou dans «Mon gosse de père», de Jean de Limur. Puis en 1931, elle joue l’épouse délaissée de Henri Garat conquis d’une manière éphémère par «Delphine» (1931) sur une mise en scène de Roger Cappellani. La même année, elle donne, avec Jacqueline Delubac, bien des soucis à Fernand Gravey dans «Marions-nous» de Louis Mercanton, tandis que dans «Atout cœur» de Henry Roussel, avec Jean Angelo, mariée à un faux comte, elle épouse le vrai en voulant divorcer! En 1932, elle joue dans «Nicole et sa vertu» adapté d’une œuvre de Félix Gandéra par René Hervil, la jeune Madame Versin qui devient mondaine à outrance pour obliger son mari à lui revenir. Enfin en 1934, elle est Simone, femme entretenue qui aide Paul Bernard, étudiant désargenté, dans «Le greluchon délicat» de Jean Choux avec Harry Baur.

Pendant la seconde guerre mondiale, la comédienne est particulièrement «courtisée» par les forces d’occupation allemandes, alors que son pays d’abord neutre, est entré en guerre contre l’Union Soviétique en juin 1941. Alice Cocéa ne peut résister à la tentation de devenir, avec le soutien des autorités françaises, la directrice du «Théâtre des Ambassadeurs» dont le propriétaire d’origine juive s’est réfugié à l’étranger. Ce dont elle aura à répondre à la Libération. Elle poursuit ensuite une carrière au théâtre où elle fait aussi de la mise en scène. Après avoir écrit ses mémoires en 1958: «Mes amours que j’ai tant aimées», elle retrouve le cinéma pour deux petits rôles. Elle est la tante de Jean Sobieski dans «Strip-tease» (1962) de Jacques Poitrenaud avec Darry Cowl et Jean Tissier. Puis, elle joue une concierge dans «La ronde» (1964) de Roger Vadim avec Jane Fonda et Bernard Noël.

Alice Cocéa s’éteint le 2 juillet 1970, dans sa résidence de la région parisienne, tandis que sa nièce Dina Cocea (1912/2008), elle aussi comédienne, continue derrière le rideau de fer, à faire briller le nom de cette famille d’artistes.

© Caroline HANOTTE

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1917 CM Le délai – de Jacques de Baroncelli avec Gabriel Signoret
1930Mon gosse de père – de Jean de Limur avec Adolphe Menjou
1931Delphine – de Roger Cappellani avec Henri Garat
Marions-nous / Sa nuit de noces – de Louis Mercanton avec Fernand Gravey
Atout cœur – de Henry Roussel avec Saturnin Fabre
1932Nicole et sa vertu – de René Hervil avec André Roanne
1934Le Le greluchon délicat / Le valet de cœur – de Jean Choux avec Harry Baur
1962Strip-tease – de Jacques Poitrenaud avec Darry Cowl
1964La ronde – de Roger Vadim avec Jane Fonda
Fiche créée le 13 novembre 2006 | Modifiée le 9 août 2018 | Cette fiche a été vue 9256 fois
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