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Jacques Copeau



Date et Lieu de naissance : 4 février 1879 (Paris, France)►
Date et Lieu de décès : 20 octobre 1949 (Beaune, France)►
Nom Réel : Jacques Copeau

ACTEUR
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1935 Sous les yeux d’Occident – de Marc Allégret avec Pierre Fresnay, Danièle Parola & Michel Simon
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1937 La dame de Malacca – de Marc Allégret avec Edwige Feuillère, Pierre Richard-Willm & Jean Wall
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1937 La Vénus de l’or – de Charles Méré & Jean Delannoy avec Mireille Balin & Suzanne Delvé
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1938 Conflit – de Léonide Moguy avec Annie Ducaux, Corinne Luchaire, Armand Bernard & Raymond Rouleau

Avec Firmin Gémier, Georges Pitoëff et Charles Dullin, Jacques Copeau est l’un des plus grands théoriciens et praticiens du théâtre contemporain. Né le 4 février 1879 à Paris, Jacques Copeau s’intéresse très tôt à la culture, dans toutes ses manifestations. Bien introduit dans le milieu intellectuel parisien, il devient un critique dramatique réputé. Il fréquente André Gide, qui deviendra un ami fidèle et, avec son concours, et celui de Jean Schlumberger et Henri Ghéon, il fonde, en 1908, la «Nouvelle Revue française», dont la haute tenue et l’exigence éditoriale en font la référence absolue en matière littéraire.

Puis c’est l’aventure du Vieux Colombier. Il achète cette salle de la rive gauche en 1913 et y forme une troupe, composée notamment de Roger Karl et de Louis Jouvet, qui débute dans l’intendance. Ces comédiens débutants, ou même novices, il peut les modeler à sa convenance; il leur inculque l’importance de l’improvisation et cherche à les débarrasser des ficelles du théâtre de boulevard. Pour Jacques Copeau, la programmation doit être exigeante, alternant de grands textes classiques avec des pièces modernes. Et ce théâtre qui bannit les facilités doit être à la portée de tous, grâce aux abonnements, pratique encore insolite. Pour les débuts, on joue du Molière, du Shakespeare ou du Musset, mais on fait appel aussi aux amis écrivains, comme Jean Schlumberger, ou Roger Martin du Gard, l’immortel auteur des «Thibault . Jacques Copeau met lui-même en scène, durant plus de trente ans, plus de soixante pièces et, certaines années, comme en 1918, en dirige jusqu’à vingt. Il puise son inspiration chez d’autres auteurs du répertoire, comme Marivaux, Beaumarchais, Ibsen ou Goldoni, mais aussi chez des dramaturges contemporains, comme Porto-Riche, Bernstein ou Octave Mirbeau.

Au milieu des années 20, Jacques Copeau s’exile, avec sa troupe, en Bourgogne, pour retrouver la fraîcheur d’un public moins blasé, auquel il offre des spectacles inspirés de la «commedia dell’arte». Durant la décennie suivante, il poursuit ses mises en scènes, notamment à la Comédie-Française (dont il devient l’Administrateur provisoire au début de la guerre), donne de nombreuses conférences et traduit Shakespeare. Pour un homme comme lui, qui a voué sa vie au théâtre, le cinéma n’est qu’un art mineur. Il ne lui concède qu’un intérêt distrait, ne daignant accorder sa présence qu’à une poignée de films.

Et pourtant quelle présence! Dans «Sous les yeux d’Occident» (1935) de Marc Allégret, il confère à son chef de la police, perfide et enjôleur, une aura magnétique qui attire à lui l’attention du spectateur comme l’aimant la limaille. De même son juge Daubenton qui, dans «L’affaire du courrier de Lyon» (1937) de Claude Autant-Lara et Maurice Heymann, envoie un innocent à la guillotine, fait froid dans le dos. Dans «La dame de Malacca» (1937) de Marc Allégret, avec Edwige Feuillère, il crayonne avec gourmandise la silhouette compassée d’un nobliau britannique, fine fleur de la société coloniale de Malaisie. Jacques Copeau aime décidément les personnages équivoques et cauteleux, comme ce Harfstrong qui, dans «La Vénus de l’or» (1937) de Jean Delannoy et Charles Méré, manipule l’amant de sa femme et le contraint à espionner son oncle, avionneur influent. Auteur d’une «Anthologie subjective» et d’un important «Journal», qui fourmillent de vues pénétrantes et novatrices sur le théâtre, Jacques Copeau s’éteint le 20 octobre 1949 à Beaune.

© Jean-Pascal LHARDY

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1926 CM Camille ( the fate of a coquette ) de Ralph Barton avec Anita Loos
1935Sous les yeux d’Occident / Razumov – de Marc Allégret avec Pierre Fresnay
1937La dame de Malacca – de Marc Allégret avec Edwige Feuillère
La Vénus de l’or – de Charles Méré & Jean Delannoy avec Mireille Balin
L’affaire du courrier de Lyon – de Maurice Lehmann & Claude Autant-Lara avec Dita Parlo
1938Conflit – de Léonide Moguy avec Annie Ducaux
Fiche créée le 9 janvier 2012 | Modifiée le 25 février 2018 | Cette fiche a été vue 4369 fois
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