![]() 1965 La bataille d’Alger (la battaglia di Algeri) de Gillo Pontecorvo avec Brahim Hadjadj & Yacef Saadi | ![]() 1970 Cran d’arrêt – de Yves Boisset avec Bruno Cremer, Renaud Verley, Raffaella Carrà, Rufus & Mario Adorf | ![]() 1977 Qui a tué le chat? (il gatto) de Luigi Comencini avec Ugo Tognazzi, Mariangela Melato & Michel Galabru | ![]() 1997 Lucie Aubrac – de Claude Berri avec Carole Bouquet, Daniel Auteuil, Patrice Chéreau & Marie Pillet | ||
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Jean Martin naît le 6 mars 1922, à Paris. Issu d’une famille berrichonne, il passe une partie de son enfance à Biarritz, où son père est employé chez un fourreur. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il se cache afin d’échapper au Service du Travail Obligatoire. Resté à Paris, il fait de la figuration dans deux films de Maurice Tourneur: «La main du diable» (1942) puis «Cécile est morte» (1943). Au crépuscule des années quarante, il se met à faire du théâtre.
En 1953, Jean Martin accède à la notoriété en jouant la nouvelle pièce du dramaturge irlandais Samuel Beckett, «En attendant Godot», sous la direction de Roger Blin, devenant le premier à endosser le rôle de Lucky. Ce même Roger Blin monte quelques années plus tard «Fin de partie» (1957), du même Beckett, et confie au même Jean Martin le rôle de Clov. En 1960, Jean Martin monte sa première pièce, «Lettre morte», de Robert Pinget. En 1962, derechef il monte une pièce, «Les représentants», de Aglaé et Mona Mitropoulos, adaptée par Michel Arnaud. Parallèlement à cette carrière théâtrale qui s’avèrera riche, Jean Martin retourne au cinéma: «Notre-Dame de Paris» (1956), de Jean Delannoy, «Paris nous appartient» (1958), de Jacques Rivette, «Ballade pour un voyou» (1962), de Jean-Claude Bonnardot, «La foire aux cancres» (1963), de Louis Daquin et «À toi de faire mignonne» (1963), de Bernard Borderie.
En 1965, un rôle marquera sa carrière, celui du colonel Mathieu, dans un film retraçant la lutte en 1957 pour le contrôle du quartier de la Casbah d’Alger entre les militants du FLN et des soldats français: «La bataille d’Alger». Trois ans après la fin de la guerre d’Algérie, le sujet est encore sensible de chaque coté de la méditerranée, le film fût à ce propos interdit en France à sa sortie, puis censuré jusqu’en 2004. Jean Martin, très convainquant dans ce rôle de commandant de division (historiquement, le commandant est le Général Massu, mais le personnage est inspiré du Colonel Bigeard), est le seul acteur professionnel du film. La mise en scène réaliste du réalisateur italien Gillo Pontecorvo, appuyée par l’histoire vraie d’un ancien combattant du FLN (également acteur du film), sera telle que le film est encore aujourd’hui considéré comme un modèle d’enseignement sur la guérilla urbaine par les États-Unis.
Puis, ses rôles sont plus modestes. Sa grande stature, sa forte personnalité et son visage impérieux le prédisposent à des rôles de notables faisant généralement montre d’autorité: médecin chef, commissaire de police, haut gradé militaire, dignitaire ecclésiastique...; l’un des plus impressionnants sera sans doute celui d’un médecin expulsant de son hôpital avec véhémence un juge Fayard, Patrick Dewaere, un peu cavalier dans «Le juge Fayard dit le shérif» (1976). Claude Zidi met en dérision ces rôles dans ses comédies: proviseur dans «La moutarde me monte au nez» (1974), directeur de banque dans «La course à l’échalote» (1975), médecin chef dans «L’aile ou la cuisse» (1976), inspecteur principal dans «Bête mais discipliné» (1979) et examinateur dans «Inspecteur la Bavure» (1980). Aux cotés de Jean-Paul Belmondo, il est… cardinal dans «L’hériter» (1972) et… commissaire divisionnaire dans «Peur sur la ville» (1975)!
Après avoir consacré une grande partie de sa carrière au théâtre, non sans délaisser le cinéma qu’il jalonna de ses éminents seconds rôles, Jean Martin décède le 2 février 2009, à Paris.
© Franck VANDYSTADT

1942 | La main du diable – de Maurice Tourneur avec Pierre Fresnay |
1943 | Cécile est morte – de Maurice Tourneur avec Albert Préjean |
1945 | La dernière chance ( die letzte chance ) de Leopold Lindtberg
avec Luisa Rossi
Non confirmé |
1956 | Les assassins du dimanche / Chaque minute compte ! – de Alex Joffé
avec Dominique Wilms
Notre Dames de Paris – de Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida |
1958 | Paris nous appartient – de Jacques Rivette avec Françoise Prévost |
1960 | Fortunat – de Alex Joffé avec Michèle Morgan |
1962 | Ballade pour un voyou – de Jean-Claude Bonnardot avec Hildegard Knef |
1963 | La foire aux cancres – de Louis Daquin
avec Sophie Desmarets
À toi de faire mignonne / L’agent fédéral Lemmy Caution – de Bernard Borderie avec Elga Andersen |
1965 | La bataille d’Alger ( la battaglia di Algeri / معركة الجزائر ) de Gillo Pontecorvo
avec Brahim Hadjadj
Le dollar troué ( un dollaro bucato ) de Giorgio Ferroni avec Giuliano Gemma Adios Gringo ( adiós gringo ) de Giorgio Stegani avec Pierre Cressoy La religieuse / Suzanne Simonin, la religieuse de Denis Diderot – de Jacques Rivette avec Anna Karina CM Le dernier matin d’Edgar Allan Poe – de Jean Barral CM Un monsieur qui ne veut pas s’en aller – de Jean-Claude de Nesle avec Laurence Badie |
1966 | Martin soldat – de Michel Deville avec Robert Hirsch |
1967 | Manon 70 / Perverse Manon – de Jean Aurel
avec Catherine Deneuve
Je t’aime, je t’aime – de Alain Resnais avec Claude Rich Le pacha – de Georges Lautner avec Jean Gabin CM Les filous – de Jacques Colombat avec Bulle Ogier |
1968 | Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages / Opération Léontine – de Michel Audiard avec Françoise Rosay |
1969 | La promesse de l’aube ( promise at dawn ) de Jules Dassin
avec Melina Mercouri
Une veuve en or – de Michel Audiard avec Michèle Mercier L’apocalypse – de Jean-Claude See avec Marie-Hélène Breillat Lettres de Stalingrad – de Gilles Katz avec Paul Crauchet |
1970 | Cran d’arrêt – de Yves Boisset
avec Bruno Cremer
Laisse aller… c’est une valse – de Georges Lautner avec Michel Constantin |
1971 | Chacal ( the day of the jackal ) de Fred Zinnemann avec Edward Fox |
1972 | Le rempart des béguines – de Guy Casaril
avec Anicée Alvina
L’héritier – de Philippe Labro avec Jean-Paul Belmondo Mon nom est Personne ( il mio nome è Messino / lonesome gun / my name is nobody / mein name ist Nobody ) de Tonino Valerii avec Henry Fonda |
1973 | Glissements progressifs du plaisir – de Alain Robbe-Grillet
avec Olga Georges-Picot
Il tempo dell’inizio – de Luigi Di Gianni avec Milena Vukotic |
1974 | Le cri du cœur – de Claude Lallemand
avec Stéphane Audran
La moutarde me monte au nez – de Claude Zidi avec Jane Birkin Rosebud – de Otto Preminger avec Peter O’Toole Un génie, deux associés, une cloche ( un genio, due compari, un pollo / the genius / a genius, two friends, and an idiot / a genius, two partners and a dupe / Nobody ist der größte / Nobody’s the greatest / Trinity is back again ) de Damiano Damiani avec Terence Hill Peur sur la ville – de Henri Verneuil avec Lea Massari |
1975 | La course à l’échalote – de Claude Zidi
avec Pierre Richard
Le messie ( il messia ) de Roberto Rossellini avec Tina Aumont Black-out – de Philippe Mordacq avec Terence Stamp L’hippopotamours – de Christian Fuin avec Claudine Beccarie Non confirmé |
1976 | L’aile ou la cuisse – de Claude Zidi
avec Louis de Funès
Le juge Fayard dit « le shérif » / Le shérif – de Yves Boisset avec Patrick Dewaere |
1977 | Une femme à sa fenêtre – de Pierre Granier-Deferre
avec Romy Schneider
Qui a tué le chat ? ( il gatto ) de Luigi Comencini avec Ugo Tognazzi Le dossier 51 – de Michel Deville avec Jenny Clève |
1978 | Éclipse sur un ancien chemin vers Compostelle – de Bernard Férié avec Martine Chevallier |
1979 | Bête mais discipliné – de Claude Zidi
avec Jacques Villeret
L’associé – de René Gainville avec Michel Serrault La femme flic – de Yves Boisset avec Miou-Miou DA Le roi et l’oiseau – de Paul Grimault Seulement voix |
1980 | La puce et le privé – de Roger Kay
avec Charles Vanel
Inspecteur la Bavure – de Claude Zidi avec Coluche |
1984 | Le crime d’Ovide Pfouffe – de Denys Arcand avec Véronique Jannot |
1988 | CM Le désorganisateur – de Arnaud des Pallières avec Jean-Paul Bonnaire |
1992 | Justinien Trouvé, ou le bâtard de dieu – de Christian Fechner avec Ticky Holgado |
1997 | Lucie Aubrac – de Claude Berri avec Carole Bouquet |