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Lyda Borelli



Date et Lieu de naissance : 22 mars 1884 (La Spezia, Italie)
Date et Lieu de décès : 2 juin 1959 (Rome, Italie)
Nom Réel : Lida Isabelle Cesarina Borelli

ACTRICE
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1915 La marche nuptiale (marcia nuziale) de Carmine Gallone avec Amleto Novelli & Francesco Cacace
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1915 Rhapsodie satanique (rapsodia satanica) de Nino Oxilia avec Giovanni Cini & Andrea Habay
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1916 Madame Tallien – de Mario Caserini & Enrico Guazzoni avec Renzo Fabiani & Amleto Novelli
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1916 Malombra – de Carmine Gallone avec Amleto Novelli, Augusto Mastripietri, Amedeo Ciaffi & Francesco Cacace

Lyda Borelli est née Lida Isabelle Cesarina Borelli, dans la ville portuaire de La Spezia en Italie, le 22 mars 1884, au sein d’une famille d’artistes. Son père, Napoléone Borelli, sa mère Cesira (née Banti) et Ada sa sœur aînée sont des acteurs de théâtre. Après avoir passé son enfance dans un collège religieux à Florence, elle suit les traces familiales et débute sur les planches, en 1901, dans la société dirigée par Francesco Pasta, aux côtés de Virginia Reiter. Puis elle travaille dans d’autres compagnies, notamment avec la légendaire troupe de Virgilio Talli. Elle interprète des rôles tourmentés de plus en plus ambigus, devenant rapidement une des comédiennes du théâtre italien les plus acclamées. Son répertoire s’élargit aux cotés de Ruggero Ruggeri. Ils triomphent en 1909 lors d’une tournée en Amérique Latine, se produisant à la fois dans des comédies légères et dans des drames comme «Salomé» de Oscar Wilde.

En 1913, vénérée par le public et respecté par la critique, Lyda Borelli fait ses débuts au cinéma. Instantanément appelée La Divine grâce à Mario Caserini qui lui offre le rôle dramatique d’une actrice qui vit un amour impossible avec Mario Bonnard dans «Mais, mon amour ne meurt pas!», dont la fin ne peut être que tragique et déchirante, elle s’empoisonne et meurt dans ses bras en murmurant les mots du titre du film. Le succès est énorme et l’impose immédiatement parmi les divas du cinéma italien. Malgré la douceur de son visage magnifié par de grands yeux clairs, Lyda Borelli fascine le public en jouant des personnages émouvants au destin fatal. Avec «La femme nue» (1914) de Carmine Gallone, elle tente de mettre fin à ses jours pour un peintre qu’elle aime mais qui l’abandonne après avoir atteint la célébrité en peignant son portrait. Elle sombre dans la dégradation avec le mélodrame de Carmine Gallone «Fleurs du mal» (1915), elle y campe une prostituée qui abandonne son enfant, des années plus tard elle retrouve son fils mais la prenant pour une indic de la police, il la poignarde ignorant que c’est sa mère. Nino Oxilia signe une fresque faustienne qui mène à la tragédie avec «Rapsodie satanique» (1915) où Lyda Borelli interprète une vieille comtesse qui, aveuglée par l’illusion de la jeunesse, signe un pacte avec le diable pour retrouver ses vingt ans.

Sa notoriété est telle qu’elle provoque parmi le public féminin, un engouement appelé «Borellisme». En effet, les filles imitent sa gestuelle et l’extravagance de ses toilettes, un courant qui perdurera jusqu’à son retrait du monde du spectacle en 1918. Dans la tragédie «La falena» (1916) de Carmine Gallone, atteinte de tuberculose, Lyda Borelli apparaît nue lors d’une fête devant ses invités, avant de se tuer. Du même réalisateur, elle est Marina dit la «Malombra» (1916) où elle découvre que son ancêtre Cecilia a été tuée par son oncle, elle se venge en l’assassinant puis se suicide.

En 1918, Lyda Borelli met fin à sa carrière théâtrale et cinématographique en épousant le richissime industriel Vittorio Cini comte de Monselice, quatre enfants sont nés de leur union, Giorgio, Mynna, Yana et Ylda. Elle décède au terme d’une longue maladie le 2 juin 1959, à l’age de 75 ans. À l’instar de ces consoeurs Francesca Bertini et Pina Menichelli, l’actrice exprima avec maitrise une grande expressivité dans son jeu et ses gestes, elle interpréta souvent des personnages vaincus par des destins tragiques (elle perd la vie dans 8 films sur 14).

© Gary RICHARDSON

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1913Mais mon amour ne meurt pas ( ma l’amore mio non muore ) de Mario Caserini avec Gian Paolo Rosmino
CM La mémoire de l’autre ( memoria dell’altro ) de Alberto Degli Abbati avec Mario Bonnard
1914La femme nue ( la donna nuda ) de Carmine Gallone avec Ugo Piperno
1915La marche nuptiale ( marcia nuziale ) de Carmine Gallone avec Amleto Novelli
La forêt sacrée ( il bosco sacro ) de Carmine Gallone
Fleur du mal / La fleur du diable ( fior di male ) de Carmine Gallone avec Ruggero Barni
Rhapsodie satanique ( rapsodia satanica ) de Nino Oxilia avec Giovanni Cini
1916La falena – de Carmine Gallone avec Andrea Habay
Madame Tallien – de Mario Caserini & Enrico Guazzoni avec Renzo Fabiani
Malombra – de Carmine Gallone avec Amedeo Ciaffi
1917L’histoire des treize ( la storia dei tredici ) de Carmine Gallone avec Sandro Salvini
Carnevalesca – de Amleto Palermi avec Livio Pavanelli
Une nuit à Calcutta ( una notte a Calcutta / il dramma di una notte ) de Mario Caserini avec Alberto Capozzi
1918 CM La légende de Sainte-Barbara ( la leggenda si Santa Barbara ) de ?
    Remerciement à André Siscot pour les informations d’état-civil
Fiche créée le 25 mai 2013 | Modifiée le 7 octobre 2019 | Cette fiche a été vue 3231 fois
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