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Pina Menichelli



Date et Lieu de naissance : 10 janvier 1890 (Castroreale, Italie)
Date et Lieu de décès : 29 août 1984 (Milan, Italie)
Nom Réel : Giuseppa Iolanda Menichelli

ACTRICE
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1914 Cabiria (Cabiria, visione storica del terzo secolo A.C.) de Giovanni Pastrone avec Bartolomeo Pagano
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1915 Fleur du mal (fior di male) de Carmine Gallone avec Lyda Borelli, Ruggero Barni & Augusto Poggioli
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1916 Le feu (il fuoco: La favilla, la vampa, la cenere) de Giovanni Pastrone avec Febo Mari
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1919 Noris – de Augusto Genina & Eugenio Perego avec Stefano Bissi, Nicola Pescatori & Luigi Serventi

Fille de Cesare Menichelli et de Francesca Malvica, des acteurs siciliens itinérants au dialecte sicilien, Giuseppa Iolanda Menichelli est née le 10 janvier 1890, à Castroreale une petite ville de la province de Messine. Sa sœur aînée Lilla, Dora et son frère cadet Alfredo deviendront également acteurs. Guiseppa fait ses études à Bologne au collège des Sœurs du Sacré-Cœur. Enfant elle joue aux cotés de ses parents et de ses deux sœurs. À 17 ans, elle débute une carrière solo au sein de la troupe de Irma Gramatica et Flavio Andò. Lors d’une tournée en Argentine, elle rencontre et se marie en 1909 avec le napolitain Libero Pica dont elle a deux enfants, ils se séparent quelques années plus tard.

De retour en Italie, elle débute au cinéma aux studios Società Italiana Cines. Sa prestation dans «L’école des héros» (1913) de Enrico Guazzoni, attire l’attention du réalisateur Giovanni Pastrone qui l’invite à rejoindre l’Itala Film de Turin. Sous sa direction la jeune fille aux grands yeux bleus et aux cheveux blonds dorés commence une éblouissante aventure. Guiseppa qui s’appelle désormais Pina Menichelli atteint le statut de Diva avec «Le feu» (1916) de Giovanni Pastrone, coiffé d’un chapeau de hibou elle est une poétesse décadente et cruelle dont le pouvoir de séduction attire un peintre naïf interprété par Febo Mari. Elle confirme sa réputation de femme fatale avec «La tigresse royale» (1916), toujours de Pastrone, en jouant la comtesse russe Natka au passé trouble qui sème la passion et la mort. Pour Greco Zambuto dans «La femme de Claudio» (1918), elle interprète une manipulatrice diabolique, qui s’entoure d’amants, mais en trahissant son mari elle perd la vie. Elle campe une aristocrate ruinée perfide et dédaigneuse dans «Le maître des forges» (1918) de Eugenio Perego, où pour sortir de la pauvreté, elle accepte, tout en le méprisant, d’épouser le maître de la forge incarné par Amleto Novelli.

En 1920, Pina Menichelli passe dans la maison romaine Rinascimento Film, fondée pour elle par le baron Carlo Amato, avec lequel elle se marie en 1924. Elle poursuit son aventure avec «Le roman d’un jeune homme pauvre» (1920) de Amleto Palermi où elle tombe amoureuse d’un comte, mais découvre un homme ruiné avide et corrompu, qui ne convoite que la richesse de sa famille; puis elle fascine son public avec «La deuxième femme» (1922), de Amleto Palermi, où elle campe une mondaine libérale accablée par son passé qui met fin à ses jours. Lasse d’interpréter les personnages de vamps machiavéliques, de séductrices voluptueuses ou d’héroïnes tourmentées, elle joue avec brio deux comédies «La dama de chez Maxim’s» (1923) de Amletto Palermi et «Occupati d’Amelia» (1924) de Telemaco Ruggeri, qui émerveillent les critiques et le public. Après ces deux œuvres, elle se retire de manière inattendue pour se consacrer à ses devoirs de mère et d’épouse sereine, refusant même toute apparition publique.

Au même titre que son ainée Lyda Borelli, Pina Menichelli reste une des plus célèbres divas italiennes, un phénomène cinématographique appelé «ménichellisme», désignant à l’écran, la femme vipérine, l’héroïne perverse et fatale, laissant derrière elle une traînée d’hommes brisés. Elle décède à Milan le 29 août 1984 à l’âge de 94 ans, oubliée de ce monde dans lequel elle avait largement contribué à donner naissance aux divas italiennes en réponse aux stars à hollywoodiennes. Elle repose dans la basilique de S. Ambrogio à Milan.

© Gary RICHARDSON

copyright
1912 CM Le saut du loup ( il salto del lupo ) de Nino Martoglio
1913 CM Mains inconnues ( le mani ignote ) de Enrique Santos avec Ignazio Lupi
CM Zuma la gitane ( Zuma ) de Baldassarre Negroni avec Hesperia
CM Le banquier ( il banchiere ) de ? avec Augusto Mastripietri
CM Une tragédie au cinéma en Carnaval ( un tragedia al cinematografo ) de Enrico Guazzoni avec Bruto Castellani
CM Vie d’artiste ( a sipario calato ) ? avec Giuseppe Gambardella
CM Le repentir d’une mère ( il lettino vuoto ) de Enrico Guazzoni avec Ida Carloni Talli
CM Le roman ( il romanzo ) de Nino Martoglio avec Carmine Gallone
CM Le sérum du Docteur Kean ( il siero del dottor Kean ) de ? avec Raffaello Vinci
CM Audace et timidité de Grosventre ( checco è sfortunato in amore ) de ? avec Lorenzo Soderini
CM Le contraste ( un contrasto ) de ? avec Augusto Mastripietri
CM Les contrebandiers mystérieux ( i contrabbandieri di Bell’Orrido ) de ? avec Raffaello Vinci
CM La barque nuptiale ( la barca nuziale ) de ? avec Amleto Novelli
CM La porte close ( la porta chiusa ) de Baldassarre Negroni avec Alberto Nepoti
CM Serment de haine / Héritage de la haine ( retaggio d’odio ) de Nino Oxilia avec Maria Carmi
CM L’école des héros ( scuola d’eroi ) de Enrico Guazzoni avec Carlo Cattaneo
1914Cabiria ( Cabiria, visione storica del terzo secolo A.C. ) de Giovanni Pastrone avec Bartolomeo Pagano
Jules César ( Cajus Julius Caesar ) de Enrico Guazzoni avec Amleto Novelli
CM La parole qui tue ( la parola che uccide ) de Augusto Genina avec Carlo Benetti
CM Jeunesse ! ( veli di giovinezza ) de Nino Oxilia avec Ruggero Ruggeri
CM L’hôte de minuit ( l’ospite di mezzanotte ) de ? avec Antonio Nazzari
CM Vengeance de fille ( Lulu ) de Augusto Genina avec Tilde Teldi
CM Sacrifice paternel ( rinunzia ) de Carmine Gallone avec Antonio Gandusio
CM Le cri de l’innocence ( il grido dell’innocenza ) de Augusto Genina avec Annibale Ninchi
CM Jeunesse triomphante ( giovinezza trionfa ! ) de Augusto Genina avec Carlo Emilio Barbieri
CM Turbine d’odio – de Carmine Gallone avec Raffaello Vinci
CM Ninna nanna – de Guglielmo Zorzi avec Annibale Ninchi
CM Le secret du château Monroe ( il segreto del castello di Monroe ) de Augusto Genina avec Bruto Castellani
CM Maternité tragique ( maternita tragica ) de ? avec Eraldo Giunchi
CM Jenny / Pour l’amour de Jenny ( per amore di Jenny ) de ? avec Alberto Nepoti
CM La morte du lac ( la morta del lago ) de Enrico Guazzoni avec Leda Gys
1915Fleur du mal / La fleur du diable ( fior di male ) de Carmine Gallone avec Lyda Borelli
Alma mater – de Enrico Guazzoni avec Giuseppe Piemontesi
Le sous-marin N° 27 ( il sottomarino N° 27 ) de Nino Oxilia avec Ruggero Ruggeri
La maison de personne ( la casa di nessuno ) de Enrico Guazzoni avec Ugo Piperno
Vincolo segreto – de Gian Orlando Vassallo avec Ferdinando Lanzerotti
CM À la dérive ( alla deriva ) de Enrico Guazzoni avec Ruggero Barni
CM Papà – de Nino Oxilia avec Amerigo Tramonti
1916Le feu ( il fuoco : La favilla, la vampa, la cenere ) de Giovanni Pastrone avec Febo Mari
La tigresse royale ( tigre reale ) de Giovanni Pastrone avec Alberto Nepoti
1917La trilogia di Dorina – de Gero Zambuto avec Gabriel Moreau
Una sventatella – de Gero Zambuto avec Arnaldo Arnaldi
La faute ( la gemma di Sant’Eremo ) de Alfredo Robert avec Alberto Nepoti
La passagère ( la passaggera ) de Gero Zambuto avec Arnold Kent
1918La femme de Claudio ( la moglie di Claudio ) de Greco Zambuto avec Vittorio Rossi Pianelli
Le jardin enchanté ( il giardino incantato ) de Eugenio Perego avec Luigi Serventi
Le maître des forges ( il padrone delle ferriere ) de Eugenio Perego avec Amletto Novelli
CM Mèche d’or ( l’olocausto ) de Greco Zambuto avec Vittorio Rossi Pianelli
1919Noris – de Augusto Genina & Eugenio Perego avec Stefano Bissi
L’histoire d’une femme ( la storia di una donna ) de Eugenio Perego avec Livio Pavanelli
1920La défaite des Érinyes ( la disfatta dell’Erinni ) de Eugenio Perego avec Nicola Pescatori
Le roman d’un jeune homme pauvre ( il romanzo di un giovane povero ) de Amleto Palermi avec Luigi Serventi
1921La vérité nue ( la verita nuda ) de Telemaco Ruggeri avec Livio Pavanelli
Les trois illusions ( le tre illusione ) de Eugenio Perego avec René Kessler
L’âge critique ( l’età critica ) de Amleto Palermi avec Giorgio Fini
1922La seconde femme ( la seconda moglie ) de Amleto Palermi avec Livio Pavanelli
L’onospite sconosciuta – de Telemaco Ruggeri avec Andrea Conigliaro
1923La femme et l’homme ( la donna e l’uomo ) de Amleto Palermi avec Milton Rosmer
La dame de chez Maxim’s ( la dama de chez Maxim’s ) de Amletto Palermi avec Ugo Gracci
Une page d’amour ( una pagina d’amore ) de Telemaco Ruggeri avec Adonide Gadotti
La biondina – de Amleto Palermi avec Gemma de Ferrari
1924Occupe-toi d’Amélie ( occupati d’Amalia ) de Telemaco Ruggeri avec Marcel Lévesque
Fiche créée le 24 mai 2013 | Modifiée le 10 novembre 2019 | Cette fiche a été vue 3600 fois
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