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Maryse Martin



Date et Lieu de naissance : 14 décembre 1906 (Paris, France)►
Date et Lieu de décès : 18 mai 1984 (Paris, France)►
Nom Réel : Maria Bourintein

ACTRICE
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1952 Le curé de Saint-Amour – de Emile Couzinet avec Frédéric Duvallès, Jeanne Fusier-Gir & Pierre Larquey
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1956 La joyeuse prison – de André Berthomieu avec Michel Simon, Ded Rysel, Paulette Dubost & Lisette Lebon
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1957 L’amour descend du ciel – de Maurice Cam avec Darry Cowl, Dora Doll, Christine Carère & Claude Brasseur
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1964 Monsieur – de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin, Liselotte Pulver, Mireille Darc & Gabrielle Dorziat

Si elle est née à Paris en 1906, sous le nom de Maria Bourintein, Maryse Martin est restée fidèle à son Morvan familial, au petit village d’Amazy plus particulièrement, jusqu’à en garder le savoureux accent de son terroir, toute sa vie. Orpheline de sa mère à 12 ans, elle tire de ce drame, une force de caractère qui l’aidera dans les moments les plus difficiles de sa vie. Un moment tentée par le métier d’institutrice, elle change d’avis en assistant à une pièce de théâtre avec Mary Marquet. Pour tranquilliser son père, elle passe avec succès le concours des postes et se retrouve opératrice à Vendôme puis à Paris. C’est dans la capitale qu’elle s’installe avec Henry Bromont, son époux, rencontré au bal à Amazy. Mais elle a toujours son idée en tête et parvient à décrocher de petits contrats en chantant dans des bars les airs de Maurice Chevalier et les chansons traditionnelles de sa région de cœur, comme «La Morvandelle». En 1937, Roger Ferral l’engage à la radio; pour le public elle devient Maryse Martin. Pendant la guerre, elle va remonter le moral des blessés dans les hôpitaux militaires. À la libération, Ded Rysel et Jean Nohain, tous deux à la radio, en font une vedette très populaire.

Sa première apparition au cinéma est pour «Les Casse-Pieds» (1948) de Jean Dréville. Mais le rôle qui va la faire connaître physiquement surtout, c’est celui de la savoureuse Maman Terrine, dans le sympathique «Nous irons à Paris» (1949). Toujours avec son franc-parler si naturel, elle campe une maman célibataire dans «Les enfants de l’amour» (1953) de Léonide Maguy, apportant une touche drôle et pleine de fraîcheur dans cette histoire mélodramatique. Elle enchaîne avec des seconds rôles, certes, mais où il est si facile de la repérer, tant elle a une présence sur l’écran. Ainsi dans «La route joyeuse» (1956) de et avec Gene Kelly, «Mitsou», (1956) d’après un roman de Colette, «Pleins Feux sur l’assassin» (1960), de Georges Franju où elle campe la gouvernante d’un château plein de mystères, «Le magot de Josépha» (1963) de Claude Autant-Lara, pour rencontrer Bourvil, «Monsieur» (1964) de Jean-Paul Le Chanois, avec Jean Gabin qui confiera malicieusement: «Elle est rigolote cette bonne femme là»... Puis ce sont de brèves apparitions, dans «Sale temps pour les mouches» (1966), de Guy Lefranc, «Le concierge» (1973) de Jean Girault jusqu’à son dernier film «Rien ne va plus» (1979) de Jean-Michel Ribes.

Comme on peut s’en douter, Maryse Martin est aussi «invitée» à plusieurs belles occasions sur nos petits écrans, dans de bonnes séries telles celle des «Claudine» (1978) d’après Colette, «Bleu, blanc, rouge», (1981) de Yannick Andréi, ou encore «L’esprit de famille» (1982) d’après les romans de Janine Broissard. On se souvient aussi de sa pub pour les pâtes Lustucru!

Fermière, bonne, gouvernante, concierge, Maryse Martin a su interpréter tous ces personnages de façon drôle, naturelle, spontanée, sans se prendre pour une star, et elle a laissé le souvenir d’une femme très sympathique, proche des gens, simple et généreuse. On ne peut que le constater en lisant son autobiographie: «Mes sabots dans la ville». Maryse Martin, son époux Henry et leurs enfants Pierre et Monique ont formé une famille soudée et elle a pu profiter de l’arrivée de ses deux petites filles, Isabelle et Marie-Sophie. Elle s’éteint alors qu’elle avait encore tout plein de projets, à son domicile de la rue de la Roquette à Paris le 18 mai 1984. Altruiste jusqu’au bout, elle a choisi de donner son corps à la science.

© Donatienne ROBY

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1948Les casse-pieds / La parade du temps perdu – de Jean Dréville avec Noël-Noël
1949Nous irons à Paris – de Jean Boyer avec Ray Ventura
1951Musique en tête – de Georges Combret & Claude Orval avec Jacques Hélian
Paris chante toujours ! – de Pierre Montazel avec André Dassary
Trois femmes / Trois femmes, trois âmes – de André Michel avec Jacques Duby
    Segment « La parure »
1952L’amour n’est pas un péché – de Claude Cariven avec Robert Dhéry
Le curé de Saint-Amour – de Emile Couzinet avec Frédéric Duvallès
1953Les enfants de l’amour – de Léonide Moguy avec Jean-Claude Pascal
C’est la vie parisienne – de Alfred Rode avec Philippe Lemaire
1954Leguignon guérisseur – de Maurice Labro avec Yves Deniaud
La cage aux souris – de Jean Gourguet avec Raymond Bussières
Casse-cou, mademoiselle – de Christian Stengel avec Albert Préjean
1955Sophie et le crime – de Pierre Gaspard-Huit avec Peter van Eyck
Les premiers outrages – de Jean Gourguet avec Louis Seigner
On déménage le colonel – de Maurice Labro avec Noël Roquevert
Paris canaille / Paris coquin / La soupe à la grimace / Oh, la-la chéri ! – de Pierre Gaspard- Huit avec Daniel Gélin
1956La joyeuse prison – de André Berthomieu avec Michel Simon
Les promesses dangereuses – de Jean Gourguet avec Rellys
Mitsou – de Jacqueline Audry avec Fernand Gravey
La route joyeuse ( the happy road ) de Gene Kelly avec Michael Redgrave
1957L’amour descend du ciel – de Maurice Cam avec Darry Cowl
Bonjour tristesse – de Otto Preminger avec David Niven
L’école des cocottes – de Jacqueline Audry avec Bernard Blier
1958Minute papillon ! – de Jean Lefèvre avec Fernand Raynaud
La p… sentimentale / La putain sentimentale – de Jean Gourguet avec Jacques Dumesnil
Le secret du chevalier d’Eon – de Jacqueline Audry avec Gabriele Ferzetti
1959Les frangines – de Jean Gourguet avec Georges Chamarat
Marie des Isles – de Georges Combret avec Jean Tissier
1960Boulevard – de Julien Duvivier avec Jean-Pierre Léaud
Plein feux sur l’assassin – de Georges Franju avec Pierre Brasseur
1961La traversée de la Loire – de Jean Gourguet avec Henri Vilbert
1962Jusqu’à plus soif – de Maurice Labro avec René Dary
1963Le magot de Josefa – de Claude Autant-Lara avec Bourvil
1964Monsieur – de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin
Les gorilles – de Jean Girault avec Francis Blanche
Déclic et des claques / L’esbroufe – de Philippe Clair avec Mike Marshall
1965La bourse et la vie – de Jean-Pierre Mocky avec Fernandel
Le dix-septième ciel – de Serge Korber avec Jean-Louis Trintignant
1966Sale temps pour les mouches / Commissaire San Antonio – de Guy Lefranc avec Gérard Barray
1968La coqueluche – de Christian-Paul Arrighi avec Pierre Richard
Bye bye, Barbara – de Miche Deville avec Bruno Cremer
1970Le petit matin – de Jean-Gabriel Albicocco avec Mathieu Carrière
1972Le concierge – de Jean Girault avec Michel Galabru
1974En grandes pompes – de André Teisseire avec Roger Pierre
Le polygame – de Maurice Jacquin avec Sacha Briquet
La soupe froide – de Robert Pouret avec Julian Negulesco
1979Rien ne va plus – de Jean-Michel Ribes avec Jacques Villeret
Fiche créée le 14 mai 2013 | Modifiée le 6 mars 2018 | Cette fiche a été vue 2435 fois
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