![]() 1967 Les poneyttes – de Joël Lemoigne avec Arlene Dahl, Corinne Cléry, Daniel Ceccaldi & Johnny Hallyday | ![]() 1972 La brigade en folie – de Philippe Clair avec Jacques Dufilho, Sim, Pascale Roberts & Philippe Clair | ![]() 1973 Le führer en folie – de Philippe Clair avec Alice Sapritch, Henri Tisot, Maurice Risch & Michel Galabru | ![]() 1975 Trop c’est trop – de Didier Kaminka avec Georges Beller, Philippe Ogouz, Marcel Dalio, Darry Cowl & Claude Jade | ||
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D’une mère corse et d’un père géorgien, Patrick Topaloff est né le 30 décembre 1944 à Paris. En 1966, après une licence d’histoire, il se présente à un concours d’animateurs organisé par RMC et est engagé avec un autre débutant Jean-Pierre Foucault.
En janvier 1967, Patrick Topaloff est recruté par Europe 1 dont il va devenir l’un des animateurs les plus populaires avec des émissions qui s’appellent «Service de nuit», «Tais-toi, tais-toi tu m’affoles», «Topaloff en liberté» ou «A la soupe, à la soupe!». C’est d’ailleurs dans son propre rôle d’animateur qu’il apparaît dans «Les poneyttes» (1967) de Joël Lemoigne puis dans la comédie «Erotissimo» (1968) de Gérard Pirès avec Jean Yanne, Annie Girardot et Francis Blanche. À l’instar de Maurice Biraud, animateur d’Europe 1 reconverti dans le Septième Art, il entame une carrière de comédien qui se limite à des seconds rôles dans des nanars indignes de son talent. Il est dirigé à deux reprises par Philippe Clair dans «La brigade en folie» (1972) avec Jacques Dufilho et Sim puis dans «Le Führer en folie» (1973) avec Alice Sapritch et Henri Tisot. Mais sa prestation la plus pittoresque reste celle du «Monsieur Loyal» qui assure les liaisons entre les sketches érotico-comiques du film franco-québécois «Plumard en folie» (1974) où se côtoie la fine fleur du cinéma comique de l’époque: Jean Lefebvre, Michel Galabru ou Paul Préboist. Pire, il interprète le rôle d’un escroc nommé Wolfgang Amadeus Bozard dans «Par ici la monnaie» (1973) de Richard Balducci avec Michel Galabru, Henri Guybet et Robert Castel. Il apparaît dans «Drôles de zèbres» (1976) de Guy Lux avec Sim et Alice Sapritch, dans le court-métrage de Aurélien Wiik «Rue des Vertus» en 2005 et une dernière fois dans «L’affaire Salengro» de Yves Boisset pour la télévision en 2009.
Repéré par Claude François, Patrick Topaloff entame une carrière de chanteur qui est marquée dans les années soixante-dix par de gros succès discographiques: «J’ai mangé, j’ai bien bu » (1971), une reprise de «Johnny Bee Good» de Chuck Berry intitulée «Ali be good» (1976) ou la parodie du film musical «Grease» pour «Où est ma ch’mise grise?» (1978) avec Sim qui tient le rôle de Olivia Newton-John. Parallèlement, il participe à des jeux télévisés comme «Les Jeux de 20 heures» (1976-1986) sur FR3 ou «L’Académie des 9» (1982- 1987) avec Jean-Pierre Foucault sur Antenne 2.
Mais à la fin des années quatre-vingts, ruiné conjointement par son divorce et un redressement fiscal, Patrick Topaloff devient quasi-SDF. En 1995, il est condamné à un an de prison ferme pour non-paiement de pension alimentaire et est incarcéré quatre mois à la prison de Fleury-Mérogis. Après cet épisode tragique relaté dans ses mémoires intitulées «Les pleurs du rire», Patrick Topaloff remonte sur scène en tant que comédien dans des pièces de boulevard présentées essentiellement en province: «Ciel, ma mère» (2000) avec Ginette Garcin ou «Sacré Georges» (2005) avec Sophie Darel. À Paris, il sera l’une des têtes d’affiche de «Première porte à gauche» (2001) de Jean Barbier au Théâtre des Nouveautés. En 2007, il revient à ses premiers amours de chanteur en participant à la tournée «Age tendre et têtes de bois» avec Richard Anthony, Demis Roussos, Rika Zaraï ou Michèle Torr. Alors que Patrick Topaloff participe à la cinquième tournée de «Age tendre et têtes de bois», il décède d’une crise cardiaque le 7 mars 2010 à Sèvres à l’âge de soixante-six ans.
© Olivier SINQSOUS

1967 | Les poneyttes – de Joël Lemoigne avec Arlene Dahl |
1968 | Erotissimo – de Gérard Pirès avec Annie Girardot |
1972 | La brigade en folie – de Philippe Clair avec Pascale Roberts |
1973 | Le führer en folie – de Philippe Clair
avec Alice Sapritch
+ chansons Par ici la monnaie / Les démerdards – de Richard Balducci avec Mary Marquet |
1974 | Le plumard en folie / Les farfelous – de Jacques Lemoine avec Jean Lefebvre |
1975 | Trop c’est trop – de Didier Kaminka avec Claude Jade |
1976 | Drôles de zèbres – de Guy Lux avec Sim |
2005 | CM Rue des Vertus – de Aurélien Wiik avec Alexis Tomassian |