![]() 1952 Le monstre magnétique (the magnetic monster) de Curt Siodmak & Herbert L. Strock avec Richard Carlson | ![]() 1954 Rivière sans retour (river of no return) de Otto Preminger avec Marilyn Monroe & Robert Mitchum | ![]() 1955 Les maraudeurs (the marauders) de Gerald Mayer avec Dan Duryea, Jeff Richards & Keenan Wynn | ![]() 1956 L’arbre de vie (Raintree County) de Edward Dmytryk avec Elizabeth Taylor & Montgomery Clift | ||
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Si certains noms brillent éternellement au firmament hollywoodien, d’autres, plus discrets, méritent pourtant qu’on les redécouvre. C’est le cas de Jarma Lewis, actrice américaine dont la carrière fut brève mais marquante dans les années 1950. Retour sur le parcours d’une étoile filante qui a su conjuguer beauté, talent et élégance avant de se retirer loin des projecteurs. Née le 5 juin 1931 à Tuscaloosa, en Alabama, Jarma Toy Lewis grandit cependant dans l’État du Texas. Très jeune, elle se passionne pour le théâtre et le cinéma. Après des études au sein d’établissements religieux, elle se distingue par sa prestance et sa silhouette élancée, ce qui l’amène naturellement vers le mannequinat. Ce premier contact avec le monde de l’image l’ouvre aux opportunités hollywoodiennes.
Le début des années 1950 marque le tournant de sa vie. Installée à Los Angeles, Jarma Lewis attire rapidement l’attention des studios de cinéma. Elle est repéré par le réalisateur Henry Hathaway alors qu’elle travaille comme réceptionniste dans une clinique dentaire de Beverly Hills. En 1953, elle fait ses débuts à l’écran dans de petits rôles qui révèlent son potentiel. Sa beauté classique et son regard expressif séduisent les réalisateurs, tandis que sa diction et sa prestance la distinguent de ses contemporaines. On la voit notamment: en modèle de mode dans «French line» (1953) de Lloyd Bacon; danseuse derrière Marilyn Monroe dans «Rivière sans retour» (1954) de Otto Preminger; en Reine Guenièvre dans «Prince Vaillant» (1954) de Henry Hathaway. Elle est ensuite employée en tant que starlette à la 20th Century Fox (1954) et à la MGM (1955/57). Avec Taina Elg et Luana Leeshe, elle était l’une des plus jeunes artistes signataires de la MGM à l’époque. Jarma Lewis enchaîne alors quelques rôles dans des productions variées. Elle apparaît notamment dans «Le tendre piège» (1955) de Charles Walters, avec Frank Sinatra et Debbie Reynolds. Elle y interprète une jeune femme moderne, dans l’air du temps, qui reflète les aspirations de l’Amérique d’après-guerre.
Malgré ces promesses, sa carrière cinématographique reste relativement courte. Elle tourne encore dans quelques films, mais les rôles majeurs lui échappent, au profit d’actrices alors plus établies. Plutôt que de persister dans des seconds rôles, Jarma Lewis fait le choix rare de se retirer progressivement du métier d’actrice dès la fin des années 1950. Après son retrait des écrans, elle épouse le riche industriel Benjamin Edward Bensinger III. Le couple s’installe à New York, où Jarma mène une vie discrète, loin du tumulte hollywoodien. Elle s’investit dans la vie culturelle new-yorkaise et participe à diverses œuvres philanthropiques, notamment dans le domaine de l’éducation et des arts.
Si elle ne revient jamais au cinéma, Jarma Lewis laisse le souvenir d’une actrice élégante et subtile, à l’aise dans les comédies comme dans les drames. Sa filmographie, bien que brève, témoigne d’un talent certain, dont l’empreinte demeure chez les amateurs de l’âge d’or hollywoodien. Dans les années 1970, elle se tourne vers l’écriture et siège au conseil d’administration du Conseil des arts de l’UCLA pendant 15 ans. L’actrice s’éteint le 12 novembre 1985 à son domicile de Los Angeles, à l’âge de 54 ans. Peu médiatisée, sa disparition passe presque inaperçue, à l’image d’une carrière menée avec discrétion. Pourtant, son nom reste associé à une époque où Hollywood façonnait des icônes, même éphémères.
© Philippe PELLETIER

1952 | Judy devient Wac ( the WAC from Walla, Walla / army capers ) de William Witney
avec Judy Canova
Avril à Paris ( april in Paris ) de David Butler avec Claude Dauphin Le monstre magnétique ( the magnetic monster ) de Curt Siodmak & Herbert L. Strock avec Richard Carlson |
1953 | French line ( the french line ) de Lloyd Bacon
avec Jane Russell
Les sept femmes de Barberousse / Sept filles pour sept garçons ( seven brides for seven brothers ) de Stanley Donen avec Howard Keel |
1954 | Prince Vaillant ( prince Valiant ) de Henry Hathaway
avec James Mason
Rivière sans retour ( river of no return ) de Otto Preminger avec Robert Mitchum Les femmes mènent le monde ( woman’s world / a woman’s world ) de Jean Negulesco avec Fred MacMurray Femmes en prison ( women’s prison ) de Lewis Seiler avec Jan Sterling |
1955 | Le fils prodigue ( the prodigal ) de Richard Thorpe
avec Edmund Purdom
Les maraudeurs ( the marauders ) de Gerald Mayer avec Dan Duryea La toile de l’araignée ( the cobweb ) de Vincente Minnelli avec Richard Widmark Le tendre piège ( the tender trap ) de Charles Walters avec Frank Sinatra It’s a dog’s life / Bar sinister / Wildfire – de Herman Hoffman avec Edmund Gwenn Le conquérant ( the conqueror / the conqueror of the desert ) de Dick Powell avec John Wayne CM 1955 Motion Picture Theatre Celebration – de ? avec George Murphy Seulement apparition |
1956 | L’arbre de vie ( Raintree County ) de Edward Dmytryk avec Montgomery Clift |