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Jean Meyer



Date et Lieu de naissance : 11 juin 1914 (Paris, France)►
Date et Lieu de décès : 8 janvier 2003 (Neuilly-sur-Seine, France)►
Nom Réel : Jean Léon André Meyer

ACTEUR
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1942 Huit hommes dans un château – de Richard Pottier avec René Dary, Jacqueline Gauthier & Louis Salou
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1947 Capitaine Blomet – de Andrée Feix avec Fernand Gravey, Suzanne Flon & Henri Crémieux
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1948 Entre onze heures et minuit – de Henri Decoin avec Louis Jouvet, Madeleine Robinson & Robert Arnoux
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1964 Le corniaud – de Gérard Oury avec Louis de Funès, Bourvil, Venantino Venantini & Henri Genès

Jean Meyer naît parisien le 11 juin 1914 et grandit dans une famille d’épiciers installés à Créteil. Tout jeune, il se sent attiré par le théâtre. Son rêve? La Comédie Française! Ses parents ne s’opposent pas au fait qu’il tente l’entrée au Conservatoire. Il y parvient à la troisième tentative en 1934, et suit la classe de Louis Jouvet qui restera son modèle toute sa vie. En 1937, il réussit l’examen de sortie et entre le 15 juillet de la même année au Français, réalisant ainsi son rêve de jeunesse. Il y reste 22 ans et en 1942, en devient le 404e sociétaire. Il sert les grands auteurs classiques, surtout Molière et Beaumarchais, et assume 200 rôles. Cependant il faut avouer que son talent ne réside pas forcément dans son jeu de scène, mais plutôt dans la mise en scène. C’est Marie Bell qui lui propose de s’y lancer. Doté d’une très forte personnalité, il a une forte emprise sur les destinées de la Grande Maison, remplaçant dans les décisions importantes, plusieurs administrateurs qui lui laissent les coudées franches. Il assure la mise en scène du «Bourgeois Gentilhomme» avec un certain Raimu dans le rôle titre.

Au milieu des années 50, Jean Meyer est professeur au Conservatoire, et est aussi à l’origine d’un mémorable malaise au sein de la troupe du Français (une querelle des aînés contre les cadets) en évinçant Jean Yonnel, Béatrice Bretty, Vera Korène, Germaine Rouer et quelques autres. «A souffert sous Jean Meyer» déclare un jour Maurice Escande à propos de Robert Manuel. La jeune génération (Jean Piat, Robert Hirsch, Jacques Charon, Micheline Boudet, Marie Sabouret, etc...) le surnomme «Memeye» et quant à elle, sait apprécier la nouveauté de ses mises en scène, ses prises de risque. Le malaise laisse des traces et en 1959, lorsqu’il donne sa démission, personne ne le retient. Il part vers d’autres théâtres, celui du Palais Royal, le Théâtre Michel, et les Célestins à Lyon. Jean Meyer reste un grand «théâtreux».

Le cinéma n’est pas sa tasse de thé, à l’instar de son maître Jouvet. Jean Meyer ne fait que 18 apparitions sur nos grands écrans dans des opus qui n’ont pas marqué forcément les mémoires. Pendant la guerre, il tourne 7 films, dont «Huit hommes dans un château» (1942) de Richard Pottier et la comédie déjantée «Adieu Léonard» (1943), signée Pierre Prévert, où curieusement avec lui Charles Trenet, Pierre Brasseur, Julien Carette, Jacqueline Pagnol, Maurice Baquet ou encore Denise Grey se partagent le générique. Dans cet opus, un peu brouillon, il ne peut s’empêcher de copier Louis Jouvet sans trop de réussite. Dans «Le plaisir» de Max Ophüls (1950), il figure l’un des clients de la Maison Tellier, tenue par Madeleine Renaud et où il retrouve entre autres Louis Seigner. Les deux pièces filmées qu’il réalise pour notre 7e art, en y jouant également sont ce qu’il faut retenir de plus réussi dans sa carrière: «Le bourgeois gentilhomme» en 1958, avec Louis Seigner dans le rôle titre, et «Le mariage de Figaro» en 1959. Le grand public cinéphile qui ne le connaît pas vraiment se rappelle de l’homme d’affaires snob qui conseille au brave Bourvil de lire Stendhal avant de parcourir l’Italie, dans «Le corniaud» de Gérard Oury en 1964.

Pour la télévision, Jean Meyer a servi le célèbre «Au théâtre ce soir» en mettant en scène une bonne douzaine de pièces, notamment des œuvres classiques. Ce grand serviteur du théâtre français tire sa révérence le 8 janvier 2003 à Neuilly-sur-Seine. Il était l’époux de Pierrette Kerpezdron-Lavaissière et père de deux garçons.

© Donatienne ROBY

copyright
1941Ne bougez plus – de Pierre Caron avec Annie France
1942Huit hommes dans un château – de Richard Pottier avec Jacqueline Gauthier
Coup de feu dans la nuit – de Robert Péguy avec Monette Dinay
1943Adieu Léonard / La bourse ou la vie – de Pierre Prévert avec Charles Trénet
Je suis avec toi – de Henri Decoin avec Yvonne Printemps
1945La route du bagne – de Léon Mathot avec Viviane Romance
L’insaisissable Frédéric / L’insaisissable Monsieur Frédéric – de Richard Pottier avec Renée Saint-Cyr
1947Capitaine Blomet – de Andrée Feix avec Fernand Gravey
1948Entre onze heures et minuit – de Henri Decoin avec Madeleine Robinson
1950Le plaisir – de Max Ophüls avec Jean Gabin
    Segment « La maison Tellier »
1951Clara de Montargis / Désir d’une heure – de Henri Decoin avec Ludmilla Tchérina
Procès au Vatican / La vie de Sainte Thérèse de Lisieux – de André Haguet avec Suzanne Flon
1956Pitié pour les vamps – de Jean Josipovici avec Geneviève Kervine
1957Les violents – de Henri Calef avec Françoise Fabian
1958Le bourgeois gentilhomme – de Jean Meyer avec Louis Seigner
1959Le mariage de Figaro – de Jean Meyer avec Jean Piat
1961 DO 21 Rue Blanche à Paris – de Quinto Albicocco & Claude-Yvon Leduc avec Berthe Bovy
1964Le corniaud – de Gérard Oury avec Louis de Funès
Fiche créée le 31 janvier 2020 | Modifiée le 20 février 2020 | Cette fiche a été vue 1120 fois
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