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Lyne Clevers



Date et Lieu de naissance : 22 octobre 1909 (Paris, France)►
Date et Lieu de décès : 28 novembre 1991 (Poissy, France)
Nom Réel : Céline Marie Rhalavsky

ACTRICE
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1933 Remous – de Edmond T. Gréville avec Jean Galland, Jeanne Boitel, Françoise Rosay & Robert Arnoux
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1935 La mariée du régiment – de Maurice Cammage avec Pierre Larquey, André Roanne & Suzanne Dehelly
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Mam’zelle Spahi – de Max de Vaucorbeil avec Noël-Noël, Raymond Cordy, Félix Oudart & Mady Berry
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Quatre heures du matin – de Fernand Rivers avec André Lefaur, Lucien Baroux & Marguerite Moreno

Lyne Clevers est en fait, comme dans les meilleurs mélos de l’époque, une petite orpheline née à Paris le 22 Octobre 1909 sous le patronyme de Céline Marie Rhalavsky. Son père adoptif Adolphe Clevers est directeur de revues dont la mode bat son plein dans la foulée du succès de celles concoctées par Rip où Arletty et Lili Damita font d’élégants débuts habillées par Poiret ou Erté. La petite Céline grandit donc entre les belles garçonnes facilement dénudées et rhabillées de très coûteux petits riens, au son de refrains aux allusions coquines. Plus tard, elle fait sien cet univers. En 1930, elle débute au cinéma aux côtés de Maurice de Canonge et Roland Toutain dans «Amours viennoises», une comédie romantique réalisée par Jean Choux et Robert Land. La même année, elle monte sur les planches et chante elle aussi des airs joyeusement sous-entendus et ne voyant pas pourquoi être nue serait plus compliqué que d’être habillée! La preuve en est son plus grand succès populaire qui fit les délices des amateurs des années durant, la chanson de cette coquine marchande de mandarines vantant la douceur de la peau de ses petits fruits gironds et le délicat de leurs pépins! Et cette robe qu’elle porte face à un Raimu éberlué dans «Minuit Place Pigalle» (1934) qui découvre la moitié de son buste.

Depuis 1932, Céline devenue Lyne Clevers est une vedette consacrée après son triomphe à Bobino et Mireille elle-même compose pour cette belle chanteuse à la voix bien coulée. C’est pour Lyne que la créatrice du «Petit conservatoire de Mireille» écrit: «Le petit chemin qui sent la noisette», Charles Trenet et Ray Ventura viendront étoffer son répertoire. Mais en ce début des années trente, le cinéma s’est mis à parler et tout aussi vite il va se mettre à chanter. Impossible donc pour les cinéastes Français de se passer de cette vedette parisienne. Jolie comme un cœur avec ces airs de «petite femme» de Paris, emploi où brillent aussi Ginette Leclerc et Colette Darfeuil, la jeune actrice se taille un succès incontestable. Parmi la quinzaine de productions qu’elle tourne au cours de la décennie, elle se fait particulièrement remarquer dans «Remous» (1933) de Edmond T. Gréville, «Le grand jeu» (1934), «La kermesse héroïque» (1935) deux films de Jacques Feyder, et «Gribouille» (1937) de Marc Allégret. Véritable star, chacune de ses apparitions est un régal de verve et de bonne humeur, le public l’aime et tant qu’elle y est, Céline, la petite orpheline va épouser le richissime industriel René Bolloré.

Rien ne semble devoir assombrir le destin de Lyne Clevers, si ce n’est la guerre. Devant fuir et se cacher sous une fausse identité à cause de ses origines juives, l’artiste disparaît virtuellement du monde qui était le sien. La paix revenue, Lyne revient, anime des émissions de radio pour les oreilles parisiennes enfin libérées des bruits de bottes. C’est elle qui créée «Tico-Tico» en 1945 et reprend ses tours de chant dans plusieurs cabarets de la capitale.

Bonne comédienne, son répertoire va pourtant passer de mode, le public s’embourgeoise, l’accordéon et les «petites femmes» sont rayés du paysage culturel, le Paris d’après guerre n’est pas le paris d’avant. Après un ultime récital à l’Olympia en 1954, Lyne s’enfonce alors dans le silence de l’anonymat et on apprendra fortuitement son décès à Poissy le 28 Novembre 1991. Aujourd’hui l’oubli s’est fait sur son nom, son visage et sa voix.

© Céline COLASSIN

copyright
1930Amours viennoises – de Jean Choux & Robert Land avec Roland Toutain
1932Les bleus de l’amour – de Jean de Marguenat avec Fernand Charpin
CM Un peu de jazz – de Henri Piperno
CM Allô… Police… – de Robert Péguy avec André Deed
CM Le casque de fer – de René Barberis avec Maurice de Canonge
1933C’était un musicien – de Frederic Zelnik & Maurice Gleize avec Lucien Baroux
Les vingt-huit jours de Clairette – de André Hugon avec Mireille
Remous – de Edmond T. Gréville avec Jean Galland
1934Princesse Czardas – de André Beucler avec Félix Oudart
Le billet de mille – de Marc Didier avec Claude Dauphin
Le grand jeu – de Jacques Feyder avec Pierre Richard-Willm
Mam’zelle Spahi – de Max de Vaucorbeil avec Noël-Noël
Le cavalier Lafleur – de Pierre-Jean Ducis avec Fernandel
Minuit place Pigalle – de Roger Richebé avec Raimu
CM Le plus aimé des trois – de Georges Root avec A.M. Julien
CM Crémaillère – de Georges Root avec Henri Marchand
1935Jeunes filles à marier – de Jean Vallée avec Jules Berry
La kermesse héroïque – de Jacques Feyder avec Jean Murat
La mariée du régiment – de Maurice Cammage avec Pierre Larquey
1937Gribouille – de Marc Allégret avec Michèle Morgan
Quatre heures du matin – de Fernand Rivers avec André Lefaur
Fiche créée le 27 août 2009 | Modifiée le 22 avril 2018 | Cette fiche a été vue 4667 fois
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